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Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]


message posté le Ven 24 Jan 2014 - 17:04 dans Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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La montagne, de là où le regard pouvait se perdre. On se sentait étrangement petit devant cet immensité qu’est l’horizon quand on le regarde depuis le haut d’une montagne. Liisa avait mit bien quelques heures avant d’atteindre cette hauteur, hauteur qu’elle ignorait d’ailleurs. Il y avait un peu de vent qui lui caressait la peau et voler ses cheveux. Malgré le grand Soleil resplendissant, la température restait fraîche, ce qui était loin de gêner la jeune fille, au contraire, cela lui faisait un grand bien.

Elle s’était assise sur un rocher pour contempler le paysage. Rare étaient les couleurs qui aimaient se glacer les fesses à venir ici juste pour admirer un paysage. D’ailleurs, ce monde là n’était pas rond, il n’y avait rien après, l’horizon s’arrêtait net. Les couleurs évoluaient ici comme sur un dessin d’enfant, une vulgaire feuille de papier gribouillée. C’était l’effet que procurait cette vision à la jeune finlandaise, un dessin d’enfant… Tout était si parfait, étrangement, on pouvait se perdre facilement, se perdre soi-même. Liisa était nouvelle ici, avec l’impression de s’être fait enfermer dans la tête de cette Astrid, s’être fait tout simplement piéger mais en fait, ça ne lui faisait pas grand-chose. La  seule chose susceptible de la gêner était que son tatouage n’était pas noir. Elle lui jeta un regard. La forme du cœur était comme s’il avait été étiré et la couleur était toujours aussi… violette. Elle l’aurait, à la limite, préféré rouge ce cœur.

Le vent était toujours présent, et toujours aussi froid. Liisa se décida à visiter un peu plus ce monde imaginaire parce que, à part les ruines et la montagne, elle ne connaissait rien d’autre. Elle vit au loin qu’il y avait une ville, tient, ils pourraient refaire son tatouage là-bas. Elle évalua la distance entre elle et le ville… assez loin, sans compter qu’il faudrait redescendre cette montagne.

« Et merde ! »

Une flemme immense s’était emparée d’elle. Avant de penser à se mêler aux autres en ville, elle préféra profiter un peu de ces moments tranquilles tant qu’elle le pouvait. Elle ne savait pas si cela durerait éternellement. Combien de couleurs la petite fille avait-elle fait venir ici ? Car il était clair qu’elle n’était pas toute seule.
Seulement, la tranquillité n’allait pas durer. Elle échappa de justesse à un homme, de grande taille, il l’aurait fait surement tomber si elle avait percuté cette chose immense qui se disait homme. Elle articula :

« Oh pardon… Euh, vous parlez anglais ? Je veux dire… euh… »

Elle ne savait pas encore qu’ici tout le monde parlait la même langue. Pour elle, elle parlait finnois en ce moment même.
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message posté le Lun 27 Jan 2014 - 1:29 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Other self

Isaac détestait beaucoup de choses dans l'Univers comme les piailleries humaines, le bruit de la craie sur le tableau, l'art abstrait et le thé chinois. Mais personne n'aurait crû qu'en se retrouvant dans le Rêve d'Astrid, il trouverait une passion pour la randonnée, lui qui avait fini ses dernières journées sur Terre dans sa chambre entre les montagnes de manuels. Quelque part, en arrivant dans ce monde, un nouveau souffle de vie était venu à lui. Maintenant que l'avenir s'était éclairci, il avait tellement de nouvelles occupations qu'il en oubliait presque l'isolement qu'il s'était créé lui-même. Bon, il évitait son espèce comme la peste, ça ne changerait pas de sitôt, mais ses pupilles sylvestres brillaient de nouveau de cet engouement étrange pour un être aussi austère.

Il avait de nouveau l'Envie avec lui.

La montagne lui était venu à l'esprit le matin même. C'était assez loin des activités humaines pour être en paix, assez étendue pour l'occuper quelques semaines, et puis il y avait cette grotte qu'il n'avait toujours pas visité depuis le premier jeu d'Astrid. Ces diverses raisons l'avaient fait sortir des Ruines, son lieu de prédilection. Il avait prévu des vivres pour quelque temps et le voilà parti dans un voyage où il n'était pas sûr de revenir. Il n'y avait rien de lugubre dans cette pensée, un simple fait le faisait pencher vers cette solution. Les monts escarpés l'éloignaient encore plus de cette Humanité qu'il avait fuit, et s'il s'avérait que cette grotte pouvait être usé comme demeure, il n'hésiterait pas un seul instant à s'exiler définitivement.

La fraîcheur des hauteurs lui fit frisonner l'échine. Avec sa carte personnelle, le voyage fut bien plus rapide qu'avec ses compagnons de fortune. Bon ce n'était pas tout à fait juste, il AURAIT dû arriver plus rapidement, mais il en avait profité pour mieux cartographier, l'obligeant à faire de nombreuses pauses à chaque point de repère. Mais le tout était d'arriver à la fin de l'aventure, les détours étaient obligatoires pour profiter pleinement de son existence. Il s'était arrêté en haut de la falaise qu'il avait escaladé, songeant malencontreusement aux attardés qu'il avait pu rencontrer jusque-là.

Il se surprit même de s'inquiéter pour eux, ou plutôt d'espérer qu'ils n'étaient pas tous tombé dans un trou, oubliés de tout. Même si l'anglais ne les aimait pas spécialement, il avait eu pour eux une sorte de sympathie qui se forgent entre ceux qui avaient été dans la même galère. Les couleurs avaient été emmené dans ce monde pour une raison bien précise, quelque chose les reliait, même s'il ignorait ce point commun. C'était ce qu'il aurait voulu demander à Astrid, mais il n'en n'avait pas eu le temps. Au final, il était resté sur sa fin, comme un idiot, tout ça parce qu'il n'avait pas su profité de l'opportunité.

Mais trêve de songes inutiles ! Il repartit de plus belle, s'enfonçant d'avantage sur le plateau, là où les arbres se faisaient bien plus présents. Peut-être trop d'ailleurs, cela ne s'amusait pas plus que ça d'éviter les branches qui l'assaillaient de toute part. Franchement, Astrid devrait engager des nains ou lutins bûcherons pour tailler ses forêts. Soudainement, une femme apparut à une intersection et il lui fallut un effort monstre pour empêcher l'impact. Il dévisagea l'intruse avec irritation, comme s'il venait de faire la plus amère des rencontres. Il était venu dans ce coin isolé pour ne avoir à voir des humains, pas pour justement en rencontrer une au milieu de nulle part. Le Rêve le haïssait, c'était la seule explication, surtout si c'était pour qu'on lui pose une question aussi stupide. Il siffla avec véhémence, comme pour la dégoûter de l'avoir dérangé dans sa tranquillité :

« Si je ne pouvais pas , je ne pourrais pas te comprendre de toute manière ni même te répondre. T'es vraiment stupide ma parole ... »

Car Isaac ne savait en rien de l'origine des couleurs, aussi il lui semblait naturel que tout le monde parle anglais dans le rêve, c'était du moins ce qu'il avait pu sortir de ses observations. Aussi, il ne prit pas la peine de voir sa réaction. Cette gamine, parce que la blondinette faisait jeune, ne l'intéressait pas, l'ignorer était plus simple si c'était pour qu'elle se sente offusquée par ses mots.

Elle venait en tout cas de gâcher sa journée. Maudite blonde.
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message posté le Ven 31 Jan 2014 - 13:48 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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« Si je ne pouvais pas , je ne pourrais pas te comprendre de toute manière ni même te répondre. T'es vraiment stupide ma parole ... »

Ces paroles, sèches arrêta Liisa dans ses gestes. Il avait l'air d'avoir environ le même âge qu'elle, il se devait quand même de parler anglais non? Enfin pour elle c'était parfaitement normal. Elle faisait la tête d'un enfant qui venait de se faire gronder sans comprendre pourquoi. D'ailleurs elle ne comprenais pas pourquoi. Elle murmura:

« Pardon... »

Puis elle s'arrêta. Dans la précipitation elle n'avait pas parler un mot d'anglais, il l'avait compris, lui avait répondu aussi naturellement, comme si il lui était parfaitement normal de comprendre et parler le finnois, de plus il n'y avait pas beaucoup de pays qui parlait cette langue et donc...

« Attendez, en tout cas même si vous ne saviez pas parler anglais, on peut au moins se comprendre puisque vous parlez vous aussi le finnois, vous venez d'où? »

Elle s'arrêta pour l'observer, un grand brun, yeux verts, dommage pour les lunettes. Elle détourna le regard, mon Dieu mais à quoi elle pensait. Elle rompit le silence, essayant de paraître le moins "stupide", ce garçon n'avait pas l'air le plus accueillant, non pas du tout même.

« Moi, je viens de la capitale, Helsinki, vous y êtes déjà aller? J'y vit depuis que je suis née jusqu'à, jusqu'à que j'atterrisse ici... »

Peut-être qu'il n'avait pas la moindre idée de ce dont elle voulait parler, en tout cas, pour elle, c'était une bonne nouvelle, enfin une bonne nouvelle, ça manquait ces derniers temps. Elle lui montra son tatouage violet:

« Vous avez quelque chose comme ça vous aussi ? Je sais pas trop ce que ça signifie. En fait, vous vous appelez comment?  »

Deux questions en une et il n'avait peut-être pas encore ouvert la bouche, car peut-être qu'il ne comprenait toujours rien à elle. Quand à elle, elle était un peu intimider, mon dieu il était grand, elle se sentait vraiment petite à coté.

HRP:
 
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message posté le Sam 1 Fév 2014 - 15:42 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Green Eyes

Pourquoi ? Elle aurait dû comprendre avec son accueil qu'il ne désirait pas du tout de compagnie. Il était tombé sur la fille la plus idiote du monde, c'était la seule explication que son esprit aigri pu concocter. Il avait prévu de l'ignorer, faire semblant que ce n'était que de l'air qui tentait de communiquer avec lui. Mais ça, c'était avant qu'elle n'ouvre la bouche. Le suite allait s'avérer encore plus déroutante.

Ses paroles le bloquaient sur place, comme s'il venait d'être instantanément pétrifié. Il la scrutait un instant, tiraillé entre le désespoir et la perplexité. Quand avait-il pu prononcer un mot de finnois ? D'ailleurs il ne connaissait même pas cette langue, il ne maîtrisait que parfaitement l'anglais et le chinois, reste de cette famille traîtresse. Et même s'il était bon en français, il lui semblait assez improbable d'avoir tout d'un coup inventé une langue qui épousait parfaitement les termes nordiques. Elle détourna le regard alors que l'anglais, lui, rentra dans ses pensées.


Deux possibilités s'offraient à lui : soit cette fille était folle, ce qui ne le surprendrait pas, soit elle avait effectivement entendu sa langue maternelle, si on se tenait à la suite de son discours. Le premier était sans doute le plus réaliste, après tout les humains étaient une espèce de dégénéré. Mais son instinct le priva d'une conclusion abrupte. Il ne s'était jamais posé la question des origines des couleurs. Peut-être qu'il n'était pas tous anglophone, ce qu'il avait pris pour acquis la première fois qu'il avait échangé quelques mots avec ses compatriotes. Cela avait été une grossière erreur, si la gamine disait vrai.

Puis elle montra son tatouage. Bon au moins elle savait qu'elle était une couleur. Une violette par la même occasion. D'après ses données ce n'étaient pas de ceux qui racontaient que des conneries, enfin pas exclusivement. Donc à moins que ce soit le choc de l'arrivée dans le rêve qui la déboussolait , elle devait dire la vérité. Ses yeux brillèrent de curiosité même s'il gardait un air grave. L'envie d'étudier cet étrange phénomène le brûlait de l'intérieur, mais devoir supporter un de ses congénères le rendait hésitant. Enfin, c'était pour la Science, il pourrait bien se permettre quelques mots. Alors il articula, non sans une certaine froideur :

« Je ne suis jamais sorti d'Angleterre et je n'ai aucune notions de finnois. Navré de briser tes rêves de mioche. »


Il remit ses lunettes en place, soupirant légèrement. C'était plus fort que lui, la gentillesse n'était simplement pas son truc. Il se pencha pour attraper la manche de son pantalon. Un plume verte trônait sur sa cheville, juste au-dessus de sa chaussure. Il releva la tête, remarquant que même dans cette position, la blonde semblait toujours aussi petite.

«  Je suis comme toi, nous sommes les couleurs du Rêve d'Astrid. Chaque teinte correspond à une personnalité. La chanson d'Astrid est plutôt révélatrice à ce niveau, mais j'ignore si tu as eu cet honneur. Nous avons tous vécu sur Terre avant d'arriver ici, voilà ce que tu dois savoir. Mais venons en aux faits. Je parle anglais depuis tout à l'heure, mais pour toi c'est du finnois ? Tu en es certaine ? »


Il se redressa attendant une réaction, un commentaire, n'importe quoi. Tout aurait pu l'enrichir si elle ne mentait pas. Il ne savait pas davantage quant à sa présence dans le Songe. Il avait émis l'hypothèse qu'il y avait un point commun pour toutes les couleurs : le désir que leur monde était terne, sombre et sans intérêt. C'était du moins ce qu'il avait ressenti avant que la Déesse le repère. Mais peut-être qu'il en serait un peu plus sur leur départ du monde réel, il n'avait jamais pu débattre sur ce point avant avec qui que ce soit. Il n'avait pas eu beaucoup de contacts avec les siens jusqu'à présent.

Il pouvait bien faire une exception.
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message posté le Mer 5 Fév 2014 - 14:08 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Son tatouage à lui était vert, c'était pas mieux qu'elle. Oui elle détestait cette couleur violette qui lui collait à la peau. Encore et toujours. Enfin l'inconnu aux yeux verts continua sur cette froideur qui avait adopté pour lui dire combien elle était stupide à ses yeux :

« Je ne suis jamais sorti d'Angleterre et je n'ai aucune notions de finnois. Navré de briser tes rêves de mioche. »

Elle n'avait aucun rêves. Elle n'avait pas rêver. Elle n'était pas folle. Elle savait ce qu'elle avait entendue, et si elle confondait l’anglais et le finnois, elle serait bien mal barrés. Au moins la elle pourrait lui permettre de la traiter de folle. Mais ces allitérations en "a" était caractéristique de sa langue maternelle. Il continua:

«  Je suis comme toi, nous sommes les couleurs du Rêve d'Astrid. Chaque teinte correspond à une personnalité. La chanson d'Astrid est plutôt révélatrice à ce niveau, mais j'ignore si tu as eu cet honneur. Nous avons tous vécu sur Terre avant d'arriver ici, voilà ce que tu dois savoir. Mais venons en aux faits. Je parle anglais depuis tout à l'heure, mais pour toi c'est du finnois ? Tu en es certaine ? »

La chanson d'Astrid, oui elle y a eue le droit. "Tes souvenirs te ferons mal", elle avait bien raison la fillette. Pour le vert c'était... "La chance te guidera", il était chanceux?
Quand au fait qu'il parlait anglais depuis tout à l'heure alors qu'elle entendait sa langue maternelle... peut-être qu'elle parlait anglais à ses yeux. Soit il se foutait complètement d'elle pour voir jusqu'où elle pouvait aller soit il avait raison, en tout cas elle était formelle:

«  Certaine. Je n'ai pas entendue un mots d’anglais de ta bouche. Je crois qu'en fait... on essaye de nous faire tourner en bourrique monsieur l'anglais, ou alors c'est toi qui te paye ma tête.»

"Monsieur l’anglais " lui collait comme un gant. Cette façon supérieur de parler, comme dans les vieux feuilletons anglais. Aucun doute en tout cas, il était bien anglais.

« Quand au rêve, je me souvient que j'était complètement... euh... noyée dans l'alcool quand elle est arrivée, la fillette. Et de ce que j'ai vu, on évolue sur un monde imaginaire étrange. Et si je me réveille un jour, j'aimerai bien que toute ma vie fusse été un rêve...  »

Elle s'arrêta, et tout refaire à partir de zéro. "I don't believe that alcohol in itself would be a reason for anything evil to happen. The bottle doesn't turn you into a monster. You were a monster before - the bottle just unleashes it" Ces deux phrases résumait ce qu'elle aurait put devenir à ce rythme. De là à savoir si Astrid l'avait sauvé, elle ne savait plus.

« Enfin bref... Tu parles toujours autant finnois qu'un finlandais. le fait que tu parles anglais depuis tout à l'heure me parais improbable, à moins que tu dises vrai, mais là je crois que je vais devoir arrêter l'alcool sérieusement. »

Elle le regarda encore, non il était pas flou, elle pouvait pas mettre ça sur le compte de sa descente aux enfers. Elle avait une mission ici, Astrid lui a dit qu'elle devait reprendre pied, et ce serait pas grâce à un anglais aigri et narcissique. Mais il avait attisé sa curiosité, il n'allait pas le lâcher, pas tout de suite. Il fallait en premier lieu tester qui avait raison, elle était sûr qu'il parlait finnois jusqu'à ce qu'il le démente... en finnois. Il était clair qu'il avait un os quelque part.
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message posté le Lun 3 Mar 2014 - 12:07 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Bloody Purity

A vrai dire, c’était la première fois qu’Isaac fut  à ce point décontenancé, pour ne pas dire lassé. Qu’avait-il à gagner à lui mentir. Il savait très bien ce qu’il parlait, ce n’était pas de sa faute si elle était paranoïaque. Mais oui, le Rêve se payait vraiment leurs têtes. Toutefois, les pouvoirs d’Astrid étaient encore plus puissants qu’il n’aurait pu l’imaginer. L’hypothèse de l’extraterrestre lui vint à l’esprit, après tout il n’y avait aucune preuve que la petite fille aux cheveux blancs soit sa véritable apparence. Ce serait une piste à explorer, mais il semblait difficile de mettre en place un protocole pour vérifier cette idée. A ce qu’il savait, il n’existait pas de détecteur à aliens que ce soit dans le monde réel ou ici.
Mais ce n’était pas le plus choquant, c’était sans doute de savoir qu’elle avait été bourré avant d’arriver ici. Surtout qu’elle semblait être loin d’être majeur ! Bon il savait que cela n’empêchait en rien, il devinait très bien que ces anciens camarades de classe ne jouaient pas au scrabble le samedi soir, mais cela restait quand même déroutant. Cela l’amenait à la questionner sur son âge.  En plus avec cette carrure enfantine, il doutait qu’elle tienne bien la boisson. C’était physiologiquement impossible.

Mais au fond, il comprenait bien son sentiment. Il aurait aimé aussi lui n’avoir pas eu son existence. Ce n’était pas vraiment des regrets mais plus cette sensation de n’avoir jamais été là où il aurait dû être. Aussi, il aurait aimé ne pas vivre avec ces personnes qui lui avaient caché ce qu’il avait été.  Un enfant non désiré, qu’on aurait récupéré dans une décharge. C’était tellement risible en y pensant. N’était-il pas celui qui avait étudié sans cesse, sans jamais réussir à retrouver les couleurs de la vie ? Peut-être que sans racine, on se perdait à savoir ce que l’on était véritablement.

Mais enfin, elle vint à la partie intéressante. Il hocha simplement la tête. Oui elle était peut-être totalement folle et que pour une fois Astrid s’était trompée quant à sa couleur. Mais il ne voulait pas y croire, parce que cela aurait été bien moins intéressant. Pouvait-on voir cette lueur ardente dans ses pupilles ? C’est cela, l’Excitation.

« Il s’agit peut-être d’un phénomène  pour permettre la communication entre les couleurs. Si nous venons d’horizon aussi différent, la langue devient un véritable barrage. Peut-être que notre ouïe a été modifié pour traduire directement les autres dialectes. Il faudrait sans doute mettre en place un véritable protocole pour savoir d’où viennent les modulations d’une langue à l’autre… »

Le problème était sans doute que les expériences demandaient un assistant d’une autre nation. Quoique, peut-être que le reflet des lacs lui permettrait d’observer le mouvement de ses lèvres. Peut-être qu’il n’aurait pas besoin d’un boulet de cette manière, si le problème venait de là. Il fixa la blondinette un instant, soupirant  et croisant les bras:

« Mais finir bourré est bien la manière la plus lamentable de prendre la fuite. Surtout que t’as même pas l’air d’avoir seize ans … »

C’était plus fort que lui. Peut-être qu’un reste d’instinct de grand-frère subsistait dans sa carcasse, mais il en doutait. En fait, il s’agissait d’une remarque qu’il pourrait lui correspondre. Il avait fui dans les études, ce n’était pas forcément plus glorieux. Mais bon au moins il n’avait pas fini la tête dans les WC toutes ses soirées.  Rien qu’à l’imaginer dans cette situation, il eut du mal à se retenir de rire.

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message posté le Mer 5 Mar 2014 - 16:06 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Un phénomène, ouais, paranormal, surement.  Enfin bref, ce qui était sûr c’est que, au moins, cette gamine avait enlevé un vache d’handicap qui gênait le monde entier : les langues. Oui ils avaient choisi l’anglais comme langue internationales mais certains, non elle visait personne en particulier, ne pouvaient alignés deux mots donc c’était futile.
Son interlocuteur vert croisa les bras et lui dit d’un ton qu’elle n’appréciait pas vraiment :

« Mais finir bourré est bien la manière la plus lamentable de prendre la fuite. Surtout que t’as même pas l’air d’avoir seize ans … »


C’était à mourir de rire là, vraiment. Premièrement, bourré était un bien petit mot pour la désigner. C’était lamentable oui, elle était devenue lamentable mais ce n’était pas son problème, qu’il lui foute la paix. Si elle avait envie de se foutre en l’air, c’était son choix. C’était pas sa seule manière de fuir mais c’était certainement la plus facile, trop facile. Mais là n’était pas le plus drôle. Comment ça elle n’avait pas l’air d’avoir seize ans, encore heureux ! Enfin dans le sens du jeune homme, elle avait moins de seize ans. Ah ouais, 24 c’est bien inférieur à seize. Elle se demandait où il avait bien put voir en elle une adolescente. Elle lui dit bien calmement :

« Bon écoute, c’est gentil de me rajeunir de presque 10 ans mais vérifies tes lunettes, tu dois avoir un problème de correction. »

Elle pointa un doigt vers le torse de l’anglais, réduisant un peu la distance qui les séparait pour lui dire dans le blanc des yeux :

« J’ai 24 ans figure toi ! Je suis bien assez grande pour prendre mes propres responsabilités, c’est pas ton problème, je suis sûre que t’es déjà bien encombré avec les tiens alors laisse moi avec les miens ! »[/b]

Ses problèmes à elle ? Elle aurait put fuir en chantant, c’était ce qu’elle faisait le plus souvent auparavant, le pouvoir magique de la musique. Non, elle s’était tourné vers cette substance si douce quand tout allait mal. Il fallait croire que c’était récurrent ce genre de problème dans le milieu où elle s’était engager, trop récurrent.

« Avec tes airs de monsieur je-suis-plus-intelligent-que-tout-le-monde, tu dois me trouver bien pitoyable, je le comprends. Mais redescend de tes grands chevaux, je m’en contre-fous de ce que tu as vécus, te mêles pas de se qui te regardes pas ! »

Elle pointa le doigt vers l’horizon, là où il y avait la ville :

« Si j’ai envie de rester comme je suis, il y a tout ce qu’il faut ici, t’avise pas de faire la moindre remarque sur ce que tu connais pas, imbécile ! »

Il avait réussi à l’énerver, oh elle aurait put s’énerver bien plus mais elle s’était retenue, malgré la rage qui bouillait en elle. Une rage qui n’était pas destiné au jeune homme mais qu’elle lâcherais sur lui si il la poussait encore. Une rage qu’elle contenait. Comment elle faisait déjà pour faire entendre sa voix, canaliser ses sentiments et les faire ressortir dans un micro, comment elle faisait, ou comment elle pourrait faire ici ? IL n’y était pour rien et elle c’était énerver sur lui.

Elle s’assit par terre et murmura un pardon. Un pardon à peine audible, comme si elle n’était pas si désolé où alors qu’elle ai honte de ce qu’elle lui avait dit, qui avait commencer à avoir ni queue ni tête. Elle n’était pas calmer, elle ne le serait que si…

Elle fixait toujours l’horizon, si quoi ?
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message posté le Sam 15 Mar 2014 - 14:52 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Libera me

S’il avait bien un adjectif qui résumerait l’état d’Isaac en cet instant, ce serait pétrifié. Oui, pétrifié comme les grecs qui avaient leur regard de Méduse, comme un chien réalisant que le chat avait pris sa place sur les genoux du maître, comme une femme au foyer réalisant qu’elle avait laissé passer une promotion sur les steaks, mais surtout comme une pimbêche qui s’était faite prendre de vitesse pour la paire de chaussure qu’elle convoitait depuis le début des soldes. Il n’arrivait pas à se remettre qu’elle avait 24 ans. 24 ans, bon sang. Il savait bien qu’il avait sans doute un peu sous-estimé son âge, mais à ce point… Lui-même n’en revenait pas. Cela lui rappelait à quel point lui-même était faillible, mais surtout qu’il n’arrivait même plus à reconnaître les âges à force de fuir ses semblables. Il semblerait qu’un peu de rééducation ne serait pas de refus, juste pour ne se faire autant humilié la prochaine fois. A côté, les insultes n’étaient rien. Il ne cherchait pas à se faire aimer des autres, toutefois, alors qu’elle s’était perdue dans le ciel, il siffla avec véhémence :

« Mais c’est TOI qui a voulu me parler ! Tu crois vraiment que la vie d’une… »

…gamine m’intéresse ? Heureusement, il parvint à se freiner avant la fatale erreur. Cette fille était franchement illogique. C’était elle qui avait mis l’alcool sur le tapis, pas lui ! Et puis pourquoi il cherchait à se justifier ? Elle était une HUMAINE, la définition même du compliqué et de l’agacement. Malgré tout, il savait qu’il avait merdé, cela ne servait à rien de le nier. Sérieusement, comment en était-il arrivé à là, lui ? Il n’était pas censé être bête comme un poireau ! Il s’en arracha presque les cheveux, rageant à moitié sous la frustration. Cette situation le dépassait, le plus simple serait de partir maintenant, avant qu’il ne s’embourbe dans des histoires futiles inintéressantes et prises de tête. Mais cette … garce avait attisé sa curiosité, car sans elle, il n’aurait pas réalisé que les dialectes étaient tous devenu les mêmes, celui de l’auditeur. Il ne revenait pas de ce qu’elle allait lui dire, mais c’était pour la Science. Rien que pour Elle. Il soupira ronchonnant :

« Soyons clair, je ne te déteste pas plus qu’une autre. Je méprise sincèrement l’espèce humaine, ce qui nous inclue simplement dans le lot. Alors je n’en ai rien à faire de ton ancienne vie, c’est toi qui l’as mise sur le tapis. L’ancien monde n’avait aucun intérêt, je ne vois pas pourquoi je chercherai à le saisir aujourd’hui. Je ne vais pas mourir si tu partais, cela me soulagerait même. Comme ça je n’aurais pas m’arrêter le cours de mes pensées pour des colères qui ne me concernent aucunement.»

Il s’était approché d’elle, s’accroupissant pour ne pas se défoncer le cou davantage en baissant la tête. La dernière phrase n’était qu’une hypothèse, il avait été offensant dès le début de leur entrevue, il semblait étrange que d’un coup elle se mette à exploser, à moins qu’elle avait vraiment une patience plus  réduite que la sienne. Franchement pourquoi avait-il à faire face à ce genre de personne ? Il tendit la main, légèrement à contre cœur, déviant son regard légèrement, comme pour admirer ce paysage silencieux. Lui.

«  …Mais il y a des choses qu’on ne peut pas voir seul et je te concède que l’arrivée ici est légèrement déroutante. J’admets aussi que c’était une erreur de ma part de sous-estimé ton âge, quoique mentalement on ne doit pas être bien loin. On fait un deal, je ne cherche pas à te changer et de tenir ma langue, tu fais de même, on essaie de se supporter  et on tente d’avoir une discussion constructive. Cela devrait être possible non ? »


C’était juste par curiosité. C’était probablement une couleur qu’il ne reverrait jamais ensuite, et même si c’était le cas, il ne l’aborderait pas. Franchement il la trouvait chiante, mais sa stupidité l’avait amené à s’interroger sur un fait qu’il avait pris comme acquis, alors il voulait exploiter cette chance le plus longtemps possible. Toutefois, si elle ne se montrait pas coopérative, tant pis pour elle. Il voulait juste un peu plus de calme, juste un peu .

C’était trop en demander ?


HRP:
 
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message posté le Mer 26 Mar 2014 - 13:12 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Liisa écoutait d’une oreille ce que disait l’homme. Un flot de paroles l’envahit, mais repartait aussitôt tel une vague déferlante. Ces yeux azur fixaient un point à l’horizon, ou plutôt voyaient sans voir. Ce flot de paroles s’arrêta sur une phrase, que son cerveau assimila, mais du reste, elle n’aurait sût dire précisément ce qu’il avait dit :

« On fait un deal, je ne cherche pas à te changer et de tenir ma langue, tu fais de même, on essaie de se supporter  et on tente d’avoir une discussion constructive. Cela devrait être possible non ? »

Elle regardait toujours loin devant en disant d’un ton las :

« Tu me fait penser à un frère ayant pris son frangin en flagrant délit. C’est assez marrant comme situation. »

Elle leva un regard vers lui. Un frangin très énervant d’ailleurs, pour ne pas dire autre chose. Elle savait pas quoi dire là, n’ayant toujours pas la moindre idée où il voulait en venir.

« Tu m’assommes d’un flot de paroles et après tu veux continuer à parler ? Bah écoute, lançons un sujet. Il ya des choses intéressantes dans cette ville en bas ? Sinon je risque de m’ennuyer à mourir ici, j’ai pas demandé la campagne moi, j’ai jamais aimé la campagne, il y fait froid, et c’est plein de gens qui vivent à deux à l’heure. Je déteste les gens lents, ils mettent trois heures à faire quelque chose pendant que moi, j’en aurait déjà fait trente. Kukka me disait souvent qu’un jour, je n’aurais pas le temps de traînasser, c’était sans compter atterrir ici, dans ce… »

Elle s’arrêta, dans ce quoi d’ailleurs ? Elle comprenait toujours pas ce qui lui arrivait.

« Tu t’es déjà demandé si tu n’étais pas mort et que t’ai atterri ici pour une quelconque raison obscure ? Nan parce que j’avais prévue un truc à faire demain et si je suis morte ce serait embêtant… D’ailleurs moi je pense pas qu’on soit morts, sinon on parlerait pas comme ça le plus naturellement du monde avec de parfaits inconnus. Enfin moi je me sens vivante, autant que je puisse l’être. »

Elle se leva, elle n’avait pas le souvenir d’avoir été aussi bavarde que ça avec les gens. A moins que son cerveau fut pris d’une envie de riposter à son attaque vocale de tout à l’heure. Il voulait une discussion constructive, cadeau. Elle prit une pierre par terre et commença à parler dedans, comme pour un micro, avec un air de reporter pour le journal du soir. Elle se plaça devant une caméra invisible à côté du jeune homme :

« Bonjour, effectivement, ici c’est la misère, on a jamais connus un coin aussi paumé. Voilà quelque heures que j’y suis et je n’ai croisé qu’une seule âme qui vive. D’ailleurs, la température semble être agréable alors qu’on est censé être en hiver. Interrogeons notre spécimen. »

Elle se plaça devant lui :

« Bonjour monsieur, vous êtes un habitant de ce pays depuis longtemps ? »

La pierre micro tourné vers le jeune homme elle attendit une réponse. Puérile ? peut-être, mais elle voyais pas comment faire une discussion constructive sérieuse quand elle-même n’arrivait pas à prendre au sérieux son interlocuteur.

Hrp:
 
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message posté le Dim 6 Avr 2014 - 13:57 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Rainbow Night Sky

Isaac tirait la gueule. C’était pour cela qu’il détestait les humains, à toujours détruire tout essai de conciliations avec des enfantillages. C’était la dernière fois qu’il ferait un effort, il avait demandé juste un peu paix, pas une montagne pourtant ! Mais c’était trop pour cette fille fallait croire. Elle avait être plus vieille, elle agissait vraiment comme une enfant. Cela l’exaspérait, l’insupportait, pourtant, il n’était pas encore partie. Serait-il devenu masochiste ?  Non, il devait simplement être sur le choc de s’être fait insulté par une fille qui avait 10 ans d’âge mental.

Oui, c’était la seule explication.

Qu’en avait-il à faire qu’elle n’aime pas la campagne, qu’elle est trop rapide pour les paysans, de ce qu’avait pu dire Kukka ? Ce monde-là ne l’intéressait plus, avait-elle vraiment besoin d’en parler. Le passée n’existait plus, ou plutôt, il ne voulait plus en entendre parler. Toutefois elle parvint à l’intéresser à moitié sur leur pseudo mort. C’était sans doute pour cela qu’il ne l’avait pas planté là encore. Quelque fois, il lui semblait avoir des sauts d’intelligence, ou du moins de curiosité.

Il ne l’écoutait que d’une oreille, surtout quand elle commença son délire avec le micro invisible. Franchement, comment pouvait-il la prendre au sérieux après CA ? Ses traits étaient tendus alors qu’ils commençaient l’interview, mais il était difficile de savoir si c’était par gêne ou par colère. Il lui jeta un regard désespéré, avant de soupirer. Cela avait été son erreur d’avoir espéré quelque chose d’autre de la blonde. C’était la dernière fois qu’il ferait confiance à l’espèce humaine, on le rependrait plus. Il s’autorisa cependant à répondre, à la vitesse d’un TGV à pleine vitesse.

« Longtemps stop. La mort n’est pas une hypothèse valable stop. Les villes sont ce qu’elles sont stop. Pas intéressé stop. Adieu.»


Il ne la retiendra pas plus longtemps. Demi-tour et le revoilà partit dans son chemin solitaire. Enfin ça c’était sans compter qu’avec son animosité, il se tordit la cheville et s’écrasa au sol, ses lunettes volant dans le décor. Mauvaise journée. Il étouffa un juron et il se redressa sur ses genoux. Il tenta de repérer ses  verres sur le sol, mais sa myopie de l’aidait franchement dans sa cherche. Il tâtonna un peu et il retrouve son bien, mais dès qu’il fallut se mettre debout, il réalisa que sa cheville n’avait pas du tout apprécié l’acrobatie. Et merde. Il s’appuya sur sa jambe saine sans un mot. Peut-être  que s’il ne disait rien, cette idiote oublierait son existence rapidement, comme les poissons rouges. Il se tourna vers elle et il pointa la forêt, lâchant sèchement :

« Si tu veux la civilisation, c’est par là. Je dois cartographier le massif. Bonne continuation. »


Sa fierté ne lui permettrait pas de tituber devant elle. Même si elle était chiante, elle pouvait peut-être faire preuve de pitié. Il n’avait pas vraiment besoin de cela, elle aurait l’air encore plus lamentable qu’elle ne lui semblait déjà.

Ou au pire, elle serait sans âme et le laisserait tranquille. La solitude lui allait mieux, au moins il pourrait réfléchir en paix. Seul. Sans personne.
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message posté le Mer 9 Avr 2014 - 19:58 dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Rire… Cette chose qui semblait l’avoir quitté mais qui voulait revenir, qui tapait contre ces lèvres lorsqu’elle vit ce précieux inconnus s’étaler par terre. Juste un léger sourire se dessina sur ces lèvres, mais aucuns sons n’en sortit. Il se remit de bout et resta une jambe moins posée par être à la manière d’une grue et lâcha :

« Si tu veux la civilisation, c’est par là. Je dois cartographier le massif. Bonne continuation. »

Oh oui elle voulait la civilisation, et pas un anglais capricieux qu’elle, du moins elle espérait, n’était qu’un cas isolé et que tout le monde n’était pas aigri comme lui. Enfin, au moins, il lui avait prouvé qu’elle n’était pas la seule Homo sapiens sur cette terre plate.
Mais en tout cas, il fallait qu’elle réagisse plutôt avec des gestes qu’avec son cerveau en cet instant présent, oui, mieux vaut tard que jamais après tout. Elle s’avança vers lui :

« C’est pas joli-joli cette façon de parler à une jeune fille ! Dommage j’avais peut-être envie de t’aider à t’en sortir avant que tu te fasses une entorse ! »

Elle le regarda deux secondes avant d’ajouter :

« Tu sais quoi ? Je crois que c’est le destin, notre rencontre était prémédité ! Testons encore et voyons jusqu’où il veut nous emmener, ok ? Et puis avant de partir, je vais prier pour qu’il ne t’arrive rien à l’autre jambe. Trop fier pour avouer la douleur, hein ? »

Elle n’avait pas finis de lui envoyer des piques de ce genre. Se moquer de lui était devenu un super passe-temps en fait. Enfin, un passe-temps… Façon de parler, on verra bien quelle autre passe-temps il pourrait bien y avoir dans ce trou paumé, peut-être n’était-il pas assez paumé pour qu’elle veuille en partir.

« Avance vers ta solitude, petit anglais de province ! Moi je vais me mêler à la populace ! Adieu ! En espérant que ta jambe n’est rien. »

Elle resta ainsi  à ne rien faire quelques secondes puis apparut juste devant lui :

« Enfin si tu peux marcher ! Bye ! »

Et avança dans la direction qu’il lui avait indiqué, en espérant que ce soit la bonne, une chanson chanter à tue-tête en partant du nom de « The Travelers » d’un groupe qu’elle aimait bien… quand elle était sur Terre.


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message posté le dans Re: Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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Entre ciel et terre [Feat Isaac] [terminé]
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