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Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]

Ben Humeur : Quelque peu tendu.

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message posté le Ven 4 Mai 2012 - 19:04 dans Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Ben ce qui lui manque le plus c’est les mangas. Les jeux vidéos aussi, mais il a réussit à en trouver dans le rêve d’Astrid. Ce n’est pas les mêmes que ceux auquel il jouait, ni ses préférés, mais il s’en contente. Il ne va pas s’en plaindre, il y a de quoi jouer, c’est déjà bien!
Mais les mangas, ah ça… Il les a cherchés. Longtemps, intensément. Il ne pouvait pas juste envisager l’éventualité qu’il n’y en ai pas. C’était juste pas possible. Ça l’aurait tué, sérieux.

Les mangas c’est la vie de Ben. C’est eux qui lui a tout apprit. Pas toujours un bon exemple, et bien sur, on ne grandi pas bien avec juste des mangas comme exemples et morales. Ben n’a pas bien grandi. En fait, il n’a presque pas grandi. Et muri, encore moins. Il ne peux pas avoir de responsabilités, il ne saurait pas quoi en faire. Il ne pourrait pas s’occuper d’autres personnes. Ni faire la cuisine, ni bricoler quelque chose, ni laver ses vêtements, ni lire une facture, ni interpréter les panneaux de conduite sur les routes. Il ne sait presque rien faire. Mais bon, dans le rêve d’Astrid ce n’est pas vraiment très grave. Il ne leur est rien demandé.

Son monde est japonais. Il a apprit à le parler. Apprit ses contes et légendes, traditions, ses codes de vie. Et s’en sens plus proche que ce qu’on lui a jamais apprit au dehors.
Enfermé dans sa chambre il était bien. Il avait de quoi s’occuper, son propre monde, et était heureux.

Il le regrette à peine, sa vie d’avant. Dans le rêve d’Astrid il n’est pas encore épanoui mais ça progresse, petit à petit. Petits pas, gros efforts. Une marche franchie, et grand sourire.
Ce monde est jolie. Il adore toutes ces couleurs.

Mais, oh, surtout. La découverte d’aujourd’hui l’aide beaucoup. Là, dans la foret, il a trouvé un arbre. Un arbre qui produit quelque chose d’indispensable. Des mangas, eh oui, toujours.

Son bras a attrapé, tremblant d’émotion, le premier petit livre que sa main a croisé. Ses yeux ont regardés la couverture, l’ont fixé avec presque de l’amour. Puis il s’est assis, le dos contre le tronc, et a commencé sa lecture. Il retrouvait le style de dessin qu’il affectionnait tant. Les trames, toujours grises, lui claquèrent à la figure. Du gris. Du blanc, du noir, et du gris. Un monde sans couleur. Sa lui semblait maintenant très étrange. Plus l’habitude. Il allait remédier à ça et remettre un peu de gris manga dans sa vie.

Arrivé à la moitié, l’ouvrage lui fut brutalement arraché des mains. Au début il ne comprit pas. Regarda ses mains vides avec étonnement. Puis il entendit une voix derrière lui et se retourna.
Une fille, surement un peu plus âgée, et le sourire aux lèvres.
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Nerina Humeur : Excellente, comme toujours <3

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message posté le Dim 20 Mai 2012 - 23:14 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Il faisait beau et bon, le ciel était dégagé et les oiseaux chantaient. Rien ne venait troubler la tranquillité de cette belle journée et les couleurs profitaient toutes de cette petite accalmie, si inhabituelle dans ce monde de fous. Toutes sauf une.

- « Ma mère, folle, folle, m'a écrasée dans la casserole... »

Quand elle y pensait, Nerina trouvait cette vieille comptine italienne affreusement macabre. A la limite, dans sa langue maternelle, ça passait, mais là, dans le dialecte du Rêve, le glauque des paroles était mis en évidence. Une prédiction funèbre de sa propre histoire ? Peut-être bien.

- « Ma sœur, belle, belle, m'a posée dans la corbeille... »

En réalité, Nerina chantait pour tromper l'ennui, briser le silence ambiant. Elle n'avait jamais su aimer les atmosphères calmes autrement que par modération. Elle avait à peine dormi cette nuit, pour ne pas changer, mais avait quand même attendu les premières lueurs de l'aube avant d'aller à la recherche d'une couleur à rendre suicidaire. Mais rien, nada. Ils semblaient tous s’être évaporés, et les rares personnes qu'elle avait croisé lui avaient semblés inintéressantes. En arrivant ici, elle s'était attendue à ne plus jamais s'ennuyer, à ne plus jamais être seule. Au fond, Nerina, ce n'était rien d'autre qu'un petit bout de femme totalement perdue et apeuré par la solitude. Comme la quasi-totalité des gens ici.

- « Mon père en catimini, m'a mangé d'une seule bouchée... »

C'est donc tout naturellement qu'elle s'était dirigée vers la Forêt. N'’essayez même pas de chercher une explication logique au choix de la destination, il n'y en a pas. Elle n'espérait pas y trouver quelconque couleur mais ses pas l'y avaient menés, alors voilà. Et puis elle avait eu vent ne l'existence de pleins d'arbres étranges, et ça l'avait intriguée. Et la voilà qui se baladait sous des branches courbées sous le poids des vases en argiles et autres couverts en argent, sa veste attachée autour de sa taille fine. Même si cette journée suintait l’ennuie, elle était chaude et ça, c’était l’essentiel.

-« Pour l’amour de saint Martin, je suis devenu un bel oiselet… »

Elle voudrait bien s’arrêter quelques secondes, se reposer un peu. Mais s’arrêter voudrait dire ne plus entendre le bruit léger mais salvateur de ses pas dans l’herbe verte du Rêve, et ça, il n’en était pas question. Les oiseaux s’étaient pour la plupart tus et elle se demandait si elle ne venait pas de pénétrer dans le territoire des loups, des ours et d’autres charmantes créatures dans le même genre. Et cette éventualité la fit franchement sourire, cette possibilité de mettre un peu de piment dans cette journée totalement monotone. Même si ça pouvait lui coûter la vie, quelle importance ? Après tout, ici, la notion de vie et de mort n’était pas la même que celle de la d’où elle et les autres couleurs venaient.

-« Cui cui … Cui ? »

Là, jute derrière ce tronc sinueux. C’était elle ou est-ce qu’elle voyait réellement un bout de t-shirt, une nuque gracile, marquée par une tâche bleutée ? Un énorme sourire étire ses lèvres fines tandis qu’elle remet quelques mèches brunâtres derrière son oreille. Elle qui cherchait une victime, la voilà servie ! Elle s’approcha lentement, silencieuse et éthérée, histoire de surprendre la couleur assise à quelques mètres d’elle. Une fois juste dans son dos, elle se penche en avant. Un gamin d’à peine douze ans, les cheveux épars et un petit livre posé sur ses genoux frêles. Son sourire gagna une pointe de sadisme alors qu’elle lui arrache brusquement le bouquin des mains.

-« Alors, petit Ken, on lit ? »

Elle n’était pas vraiment sûre du fait qu’il s’appelle Ken, mais ça devait être un quelque chose dans le genre. Elle se souvenait bien de lui, petite couleur toujours collée à ses jeux d’arcades et autres engins électroniques. Ses yeux cobalts retombèrent sur le volume et elle le feuilleta rapidement, sourcils froncés. Un manga. Oui, c’est ça, c’était un manga. Elle le referma d’un coup et lèva la tête vers le gamin qui la regardait, totalement abasourdi. Alors elle rit doucement, amusée, heureuse de ne plus être seule.

-« Allez, puisque je suis de bonne humeur, je me présente ; Nerina, du groupe Vert »

Elle lui présenta sa paume marquée d’un papillon émeraude pendant quelques secondes avant de la referma et de faire volte-face, le petit livre dans sa main droite, celle-ci même levée vers le ciel pendant que ses lèvres se voyaient étirées d’un sourire mutin.

-« Et si tu veux récupérer ton manga… »

Elle lui jette un coup d’œil amusé et se dit que, finalement, elle a trouvé comment occuper sa journée.

-« Tu vas devoir venir la chercher ! »



[Désolééééééééééééée pour l'attente é_è En plus, c'est pas fameux ._.]
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message posté le Lun 21 Mai 2012 - 12:34 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Ses yeux devaient paraîtres bien énormes. La fille sans gène lui avait prit son manga et semblait en rire. Ben ne savait plus ni quoi penser, ni quoi faire. Alors il restait comme un idiot, la bouche ouverte.

_ Alors, petit Ken, on lit ?

Quoi? Ken? Pendant quelques secondes Ben ne comprit pas qu’elle parlait de lui en ayant fait une erreur dans le nom. Puis il comprit, mais ce n’était pas le détail sur lequel il resta le plus longtemps. Oui, il était en train de lire. Elle l’avait bien vu non? Alors pourquoi lui poser la question? Non, Ben ne comprenait pas la logique à ça. Elle se foutait de sa gueule, voilà tout, mais Ben est tellement naïf vous savez…
Elle feuilleta son bouquin et le referma d’un coup sec. Autre choc. Nan mais. Nan mais, nan mais… Mais elle avait pas le droit de faire ça! Elle savait bien qu’il le lisait et… Elle lui a perdu sa page! Enfin, à la limite il pourra bien la retrouver…

_ Allez, puisque je suis de bonne humeur, je me présente ; Nerina, du groupe Vert.

Comment ça, puisqu’elle est de bonne humeur? Décidément Ben ne comprenait rien à ce qu’il se passait sous ses yeux, et de ce qui parvenait à ses oreilles. Cette fille ne pouvait pas être sérieuse, se disait-il. Ou alors elle fait une blague, quelque chose comme ça. Il rangea le fait qu’elle ait pu être folle parce que son tatouage était vert, pas indigo. Mais alors elle lui voulait quoi?

Elle se tourna, présentant le manga de Ben en l’air, comme un trophée. Ben le fixa, et il lui semblait si loin soudain… La distance était d’autant plus grande que la fille était plus âgée et donc plus haute, et debout alors que lui était assis.

_ Et si tu veux récupérer ton manga… Tu vas devoir venir la chercher !

De quoi? Mais… Non, il ne comprenait pas. Toujours pas. Il était en train de lire, tranquillement. Il ne demandait rien à personne, et voilà que cette Nerina arrivait et lui enlevait son bien sans rien lui demander! Et sans vouloir le lui rendre, apparemment…
Enfin, elle lui a dit de venir le chercher. Ben, dans toute sa naïveté pensait qu’il suffisait de se lever, de tendre la main, et de lui demander gentiment de le lui rendre. Alors c’est-ce qu’il fit. Mais Nerina ne lui rendit rien, se contentant de rire. Que faire face à ça? Ben se mit sur la pointe des pieds, prenant appui sur l’épaule de Nerina (dangereux, mais il ne s’en rendait pas compte) même si les contacts avec d'autre personnes ne lui plaisait pas, et tendit son bras restant vers le manga haut levé dans les airs. Il faisait des bruits ridicules dans l’effort de tendre son bras de plus en plus loin. Il sautilla même. Mais rien n’y faisait. Et Nerina semblait trouver cela bien amusant.

_ Mais… Pourquoi tu ne veux pas me le rendre…?

Son regard lui suppliait pourtant. Et il ne se souvenait pas d'avoir fait quoi que ce soit pour l'énerver. D'ailleurs il ne la connaissait même pas cette fille... Alors non, vraiment, on se répète, mais il ne comprenait pas. Et il ne se rendait pas compte de la galère dans laquelle il était maintenant.
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Nerina Humeur : Excellente, comme toujours <3

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message posté le Sam 2 Juin 2012 - 16:49 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Nerina dû attendre quelques secondes. Une, deux, trois, quatre... Elle tourna lentement la tête vers sa « victime », pour voir pourquoi il se faisait attendre, croisant de ce fait ses grands yeux chocolat, complètement éberlués. Ah, elle était donc tombée sur un naïf. Sa première impression fut confirmée quand le bleu se leva et tendit la main vers le livret, un sourire timide aux lèvres, lui demandant gentiment de lui rendre. Non, vraiment, elle allait bien s'amuser.

Ignorant le présumé « Ken », levant le bras encore plus haut si c'était possible et se mettant sur la pointe des pieds, elle se mit en tête de regarder de quel genre de manga il s'agissait. Tournant une ou deux pages, la « guimauve » de la chose lui sauta au visage et son sourire s'élargit. Un Shojo. Elle manqua d’éclater de rire mais s'abstint pour éviter de prendre le risque de se casser la gueule, la position dans laquelle elle se trouvait actuellement étant déjà assez difficile à garder sans vaciller.

Non pas qu'elle fut intéressée par les mangas, mais elle avait tout de même un minimum de culture à ce sujet-là, grâce à son cher petit frère, qui lui, était fan de ces petits bouquins en noir et blanc. Elle avait essayé de s'y mettre pour faire plaisir à la petite tête blonde qui lui servait de frangin, mais n'avait pas réussi. Quel plaisir prenait les gens à lire des « livres » avec si peu de lecture, justement ?

Perdue dans ses pensées, elle ne revint à elle que quand le gamin posa une main sur son épaule et se mit à sautiller, histoire de récupérer le manga, ayant bien vu qu'elle n'était pas décidée à le lui rendre. Nerina trouva le fait d'amener le livret juste à portée du bleu et d’élever la main juste au moment où il allait l'attraper terriblement amusant. Il couina avant d'ancrer ses grands yeux suppliants dans les siens, toujours aussi médusé.

- « Mais... Pourquoi tu ne veux pas me le rendre... ? »

Elle s'arrêta quelques secondes, fixant le gamin avec perplexité. Après tout, c'était vrai. Pourquoi est-ce qu'elle ne voulait pas le lui rendre, hein ? Il ne lui avait rien fait, il se contentait de lire tranquillement avant qu'elle arrive. Alors pourquoi ?

- « Eh bien ! Parce-que je m'ennuie, voyons ! »

Ca ne devait pas réellement répondre à sa question, mais c'était la seule explication qu'elle pouvait lui fournir, même si complètement dénuée de logique. Lui dire « Je suis une garce, pour me sentir bien, je dois emmerder les petites choses innocentes comme toi » aurait été beaucoup trop direct et cru pour ses chastes oreilles. Se penchant en avant, histoire de mettre ses lèvres à portée d'une des dites oreilles du garçon, Nerina sourit.

- « Mais si tu veux, on peut faire un deale... »

Elle baissa le bras, présentant le manga devant ses yeux pendant quelque seconde avant de l'amener derrière son dos.

- « Si tu trouves de quoi m'amuser, je te rends ton Manga et te laisse tranquille... Sinon..»

Sourire mutin sur ses lèvres roses, menaces à peine voilées dans ses yeux d'opales.

- « Tu peux dire adieu à tes jolis petits bouquins ! »
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Ben Humeur : Quelque peu tendu.

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message posté le Mer 20 Juin 2012 - 19:21 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Parce qu’elle s’ennui. Voilà sa raison. Voilà Ben éberlué. Il a pas l’habitude vous savez. Il était à l’abri dans sa chambre. Personne ne l’embêtait. Ses seuls contacts c’était avec les joueurs en ligne. Ses seuls disputent étaient lors de combats, quand un mauvais joueur quittait l’équipe en insultant tout le monde parce qu’ils avaient perdus. Alors c’est un choc. Ses contacts humains sont très rare. Le dernier qu’il avait eu était avant d’arriver dans le rêve. On lui avait volé son premier baiser, comme ça, pour rire. Par ennui peut être. Et il en est mort Ben. Oui, il est persuadé d’en être mort ce jour là. Et c’est pour ça qu’il serait dans le rêve. Ce serait un paradis d’âmes en peine.

La fille se pencha vers lui. Trop près. Elle lui fit rater un battement. Et le battement suivant, tapant trop fort pour rattraper son retard, lui fit mal. Il sursauta. Elle chuchote à son oreille. Son souffle le fait frissonner. Elle lui propose un marché. Ben ramène ses bras vers lui, s’enserre la taille. Il a peur. Que va-t-elle dire? On dirait le diable. Veut-elle son âme? Même au soit disant paradis il tombe sur le diable. Y a pas à dire, Ben a la poisse.

Son manga se stoppa devant ses yeux. Un mirage, lui semble-t-il. Ce ne peut pas être vrai. En tendant la main il pourrait l’attraper. Non. Pas possible. Et sa chance s’éloigne déjà, cette Nerina cache l’objet derrière son dos.

_ Si tu trouves de quoi m'amuser, je te rends ton Manga et te laisse tranquille... Sinon... Tu peux dire adieu à tes jolis petits bouquins !

Elle sourit. Ben ne bouge pas. Il est devenu statue. De quoi l’amuser. Mais quoi. Que peut-il faire pour ça? Il ne la connait pas, ne sait pas ce qui l’amuse. Ben s’amuse d’un livre ou d’un jeu vidéo. Mais elle? Il ne connais pas les gens. Ne sait pas quoi faire avec eux, à part jouer peut être. Doivent-ils jouer? Mais à quoi? Il n’y a aucune console ici. Il lui prêterais bien un de ses Tamagotchi mais sens que ce n’est pas quelque chose à faire. Que ça ne va pas lui plaire. Encore moins lui suffire.

_ Je…

Les mots coincent dans sa gorge. C’est la panique. Il tremble, il le sens. C’est fou. C’est fou comme elle lui fait peur. Juste être là devant lui, à lui sourire, et lui parler, ça l’effraye tellement. Bien sur, Ben a peur de tout le monde. Il les craint. Craint leur paroles, leur réactions.. Leur souffles. Il ne sait jamais quoi faire, panique devant tout le monde. Mais là il lui semble que c’est pire encore. Il a envie de pleurer. Sens ses jambes tanguer. Il va tomber. Oui, il va tomber. Il a trop de mal à rester debout.

_ Je ne sais…

Le ‘pas ‘ s’étouffe. Il est aigu, fend l’air, massacre l’ambiance. Et les larmes coulent. Ben a honte. Peur, aussi, énormément. Il panique, intérieurement. Ne sais pas, non. Je sais pas comment faire dans une telle situation. Il est ridicule. Se laisse tomber au sol. Couvre ses yeux de ses mains. Elles finissent trempées. Et. En plus de ça le voilà qui couine. Parce que, bien sur, il ne pouvait pas pleurer sans bruit. Quitte à être ridicule, autant l’être à en mourir.
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Nerina Humeur : Excellente, comme toujours <3

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message posté le Mer 5 Sep 2012 - 16:01 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Nerina pose le manga dans un coin, sur une souche puis croise ses bras sur sa poitrine et son sourire hésite légèrement avant de grandir, fendant son visage pale en deux.


« Alors ? On a peur, petit Ken ? »


Le garçon ne semble pas l’entendre, tétanisé, mais la verte ne s’en offusque pas. Non, bien sûr que non, elle est de bonne humeur, après tout. Aujourd’hui, elle veut bien être clémente et attendre, lui laisser le temps d’assimiler avant d’en rajouter. Mais seulement pour aujourd’hui, et aussi parce qu’il est mignon, le petit Ken, avec ses grands yeux apeurés et ses allures d’enfant chétif.

Le dit enfant chétif semble plongé dans d’intenses réflexions, et Nerina a hâte de savoir ce qu’il va bien pouvoir trouver. Elle rejette une de ses mèches auburn derrière son oreille, et quand un rayon solaire vient paresseusement réchauffer sa joue, elle se dit qu’elle pourrait attendre des heures encore sans se lasser.


« Je… »


Quand son regard amusé revient sur sa petite frimousse, Nerina constate, non sans surprise –et pour son plus grand plaisir- qu’il tremble et semble à deux doigts d’éclater en sanglots. Elle se demande s’il va vraiment le faire. Peut-être bien, qui sait ?

La remarque cinglante qu’elle s’apprête à lancer hésite et meurt dans sa gorge quand il continu sa phrase.


« Je ne sais… »


Elle devine plus qu’elle n’entend le « pas », noyé dans ses sanglots naissants.

Ken se met à pleurer et s’effondre et Nerina se surprend à s’en vouloir. Un peu. Juste parce qu’elle est de bonne humeur, voilà, juste pour ça.

Pendant quelques secondes, elle s’interroge sur l’attitude à adopter. L’enfoncer ? Non, ce serait trop facile, et la facilité ne chasserait pas son ennui. Non, ce qu’il fallait, c’était surprendre le gamin – non pas qu’elle se découvre un bon fond. Bien sûr que non.

Elle franchit les quelques misérables mètres les séparant en quelques grandes enjambées, et une fois arrivée au niveau du petit bleu, elle se baisse, fléchit les genoux puis les pose doucement au sol, presque contre les siens, à quelques millimètres.

Elle tente de chasser son sourire amusé – attendri de son visage à l’entente de ses couinements misérables, ou juste de le rendre plus doux, moins effrayant et quelque peu réconfortant.

Nerina lève les bras avec lenteur et approche doucement ses paumes du visage de Ken, comme on procéderait avec un animal aculé, et fini par les poser sur les mains du garçon, elles même utilisées pour cacher ses yeux humides et ses cilles collants. Elle les écarte de son visage sans le brusquer, et le sourire qu’elle lui adresse est quasi maternel.


« Ken, voyons, sèches tes larmes, il n’y a aucune raison de pleurer. Ne t’inquiètes pas, tout va bien. »


Après tout, quelle belle manière de s’occuper que le théâtre ? Nerina se savait bonne actrice et les réactions de Ken s’annonçait fortement divertissantes, alors pourquoi pas ?


« Tu veux que je te rende ton manga ? Tu n’as qu’à demander, tu sais. »


S’il s’attend à voir le Diable en personne, il va être déçu, parce qu’ aujourd’hui, il revêt son plus beau déguisement d’Ange.
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Ben Humeur : Quelque peu tendu.

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message posté le Jeu 20 Sep 2012 - 21:49 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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De cette fille, Ben ne sait rien, ou presque. Elle non plus ne semble pas vraiment le connaître. Rien que par le fait qu’elle l’appelle Ken. Il devrait la corriger déjà. Lui montrer qu’elle se trompe. Il toucherait ainsi peut être un peu moins le fond. Le frôler, sans y être collé, son corps fondu presque, tout au fond du plus profond des fonds existants.
D’une certaine manière, c’est plutôt bien en bas. Il n’y a pas grand monde, il y fait sombre, quelques regards s’y jettent parfois, des remarques, mais ça passe. Il y serait presque en sécurité si certains ne mettaient pas toute leur énergie à ce qu’il fasse partie complète du fond.

Il pleurait, rappelons, ratatiné sur le sol car ses jambes n’avaient plus la force de supporter le poids d’un être aussi pitoyable que lui. Oui, c’est cruel. Mais le monde est ainsi et il serait bien que Ben l’accepte. Mais cet enfant, vous savez, préfère se cacher, fermer les yeux, et se boucher les oreilles. C’est plus simple et il arrive des fois où cet état dure si longtemps qu’il oubli tout ce qui l’entoure.

Mais nous ne parlions pas de ça, c’est vrai. Retournons à la scène: cette jeune fille, le regard en rire, qui avait subtilisée le manga que lisait tranquillement Ben, bien heureux car cela faisait longtemps maintenant qu’il n’avait pu en lire, sans même le prévenir ni lui demander la permission, ce qui le mit dans un état de surprise bientôt mêlé à de la panique car la diablesse semblait ne pas vouloir lui rendre son bien. Par cette suite d’événements, le voilà maintenant, le héros, à terre, pleurant comme un enfant qu’il n’était plus sensé être. Il ne s’agit plus alors tellement d’un héros.

Il reniflait misérablement, ses cils mouillés et collés qui l’empêchaient d’ouvrir les yeux, et ne pouvait alors ni par l’ouïe ni par la vue remarquer que la démone se postait près de lui. A nouveau sans lui demander son avis elle entreprit des choses comme mettre ses mains à elle sur son visage à lui. Le trouble que cela lui procura s’explique par le fait que depuis des années il n’avait plus vraiment eu de contacts humains. Elle lui étala ses larmes de ses cils jusqu’à ses joues, et il put ainsi rouvrir les yeux, s’alarmant sur ces pupilles fendues de sourires que lui présentaient cette autre paire d’yeux face à lui.

Elle l’appela Ken, encore, et il coula de ses lèvres des mots qui se voulaient rassurant. Ben ne savait plus que penser. Elle devait mentir, ce ne pouvait pas être elle, ou alors elle était peut être victime d’un trouble de la personnalité. Et voilà qu’elle lui sort en plus qu’il suffisait pour qu’elle lui rende son bien seulement qu’il le lui demande. Ses lèvres tremblent, à Ben. Elle lui fait vraiment peur, celle là. Ne sait pas, absolument pas, quoi dire, à croire que son cerveau l’avait complètement laissé tomber sur ce coup là.

Une idée, avant de lui passer par la tête, couru hors de ses lèvres. Une déjà énoncée plus haut.

_ Mo-on nom c’e-est Ben… Pas K-ken.

Benjamin même, mais cette phrase bégayée lui avait déjà demandée beaucoup d’efforts, il n’était pas capable d’en dire plus.

Vous savez, Ben, il ne se fait pas trop d’idées sur les gens. Il est un peu à l’ouest en même temps, ne se rendant jamais complètement compte de ce qu’il se passe autour de lui. Oui, en fait, Ben, c’est une larve. Un insecte, quelconque. Un prédateur lui foncerait dessus, loin de lever la tête ou de remarquer une ombre menaçante, il continuerait son bonhomme de chemin. La collision arrive. Il l’a subit. La vis mal, vraisemblablement, mais ça va, parce que ça passe. Rien ne dure jamais très longtemps.
Mais là, combien de temps ça allait durer?

_ Je… Veux bien mon manga alors… S’il te plais…?

Il la regardait de ses yeux en ras de marées, sans avoir besoin de cligner, sans détourner le regard. Avec une sorte d’effronterie dont il ne se rendait même pas compte.
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message posté le Ven 9 Nov 2012 - 20:10 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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- Mo-on nom c’e-est Ben… Pas K-ken.


Les mots qui franchissent les lèvres tremblantes du gamin lui font brièvement froncer les sourcils… Ben. C’est mignon, Ben, comme lui. Ben, ça sonne comme le diminutif de Benjamin.

Son expression légèrement perplexe se change aussitôt en quelque chose de beaucoup plus souriant, maternel, histoire de ne pas effrayer plus qu’il n’en faut le petit « Ben », hésite entre répondre ou attendre qu’il poursuive, finit par se taire.

Il a l’air de reprendre son souffle, semblant avoir eu besoin de fournir beaucoup d’efforts pour sortir cette simple phrase, et elle se demande ce qu’il va lui sortir après. Lui demander son manga, certainement, et elle le lui rendra certainement aussi pour mieux rentrer dans le personnage.

Les mains de Nerina sont toujours posées sur les siennes, et elle se met à légèrement les triturer pour passer le temps, patiente. Elle a remarqué la tension de ses muscles quand elle l’a touché, tout à l’heure, et compte bien la mettre à profit, cette gêne occasionnée par le contact.


-Je… Veux bien mon manga alors… S’il te plaît.. ?


Sa petite voix hésitante la sort de ses pensées, et elle est agréablement surprise de constater que même si elle reste tremblante et lente, il ne bégaye plus autant qu’avant. Son sourire se part d’une touche de satisfaction, estimant avoir réussi à commencer à le mettre à l’aise, un peu.


-Bien sûr, Benjamin !


Elle espère ne pas encore se tromper en affirmant qu’il s’appelle en réalité Benjamin, mais elle ne se laisse pas le temps d’y penser. Elle se lève d’un bon, parcourt les quelques mètres qui la sépare de la souche sur laquelle repose le manga en trois grandes enjambées, fais volte face. Benjamin la regarde faire, n’osant pas trop réagir, et se tend même légèrement en la voyant s’approcher, avant de se camper à quelques centimètres de lui, mains sur les hanches et sourire carnassier aux lèvres.

Elle penche légèrement la tête, finit par tendre sa main libre, celle tenant le livret toujours contre son flanc, l’incite à se relever, propose même de l’aider.

Son expression se veut courtoise et rassurante, pourtant elle n’arrive pas à empêcher l’empressement de piqueter ses iris.


-Tu vois, Benjamin, tu n’avais qu’à demander !
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Ben Humeur : Quelque peu tendu.

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message posté le Sam 9 Fév 2013 - 13:58 dans Re: Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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Ça lui fait mal. Quand elle le touche. Ses mains sur les siennes, elles semble jouer avec. S’amuser. Ben a mal. Ses doigts sont crispés sous ceux qui caressent. Il n’ose plus bouger, a peine respirer. Toute cette tension qui se ressent dans tout son corps lui fait penser qu’il préférerait presque mourir que de rester dans cette situation.

Il a arrêté de pleurer au moins, même si le reste d’anciennes larmes commencent à sécher sur ses joues, y laissant une sensation désagréable lui donnant envie de se gratter. Mais il ne peux pas. Il est bloqué. Ses mains sont retenues.

Et puis BAM. Benjamin.

Personne ne l’appelait Benjamin. Il ne s’est pas présenté sous le nom de Benjamin. Alors pourquoi. Il la regarde, les yeux plus agrandis encore si c’est possible, parfaitement perturbé à l’entente de ce nom. Prononcé par elle. Mais qu’est-ce qu’il se passait aujourd’hui?

Et puis elle se relève, d’un seul coup, sans prévenir, ce qui fait presque sursauter le bloqué à terre. Il la regarde quand même, s’éloigner puis revenir, son manga à la main.

Quand elle se penche vers lui, ses cheveux comme des ficelles se penchent aussi. C’est comme s’il venait tout juste de les remarquer, ses cheveux. S’étonne de les voir là. Vous étiez là depuis le début? Et ne comprend même pas l’ampleur qu’ils prennent sur l’instant. C’est vrai, ils n’ont rien de vraiment spécial ses cheveux, alors quoi?

Elle lui sourit mais quelque chose ne va pas. Il ne comprend rien à son enchainement d’actions. Peut être se méfit-il trop? Il ne pouvait pas analyser ses gestes et ses paroles, il n’en était pas capable. Sans instinct dans la vie, il ne peut en fait que compter sur les autres. Leur faire confiance. Prendre la main qu’on lui donne, même s’il n’en veut pas. Parce qu’il est trop faible pour être seul. Mais aussi trop faible pour être avec les autres. Ben ne sait plus, n’a jamais sut comment faire, comment se protéger. Il ne peut que donner sa main, se faire relever, en espérant que tout ira bien.

_ Merci…

Debout et face à elle son regard n’ose plus la chercher. Il brise le contact des mains, ça lui a suffit comme ça. De l’herbe à ses pieds, il cherche son manga des yeux. Va-t-elle lui rendre maintenant, comme elle l’a dit?

Perdu dans tout ça il se rappelle soudain le soleil. L’herbe, si verte, illuminée. Et la chaleur sur sa main. De contact humain et solaire. Qu’est-ce qu’elle lui veut vraiment? Ses doigts se dirigent instinctivement vers ses trois Tamagotchis accrochés à sa ceinture. Toujours là, tant mieux. S’il les perdait, c’est lui qui serait complètement perdu, dans ce monde sans repères.

Tu n’as rien à craindre, c’est-ce qu’elle semble vouloir lui dire. Mais il craint tout, Ben. Benjamin.

_ Personne ne m’appelle jamais Benjamin.

Ce n’était pas vraiment pour elle. Ce n’était pour personne. Quand il s’adresse à quelqu’un, il le fait sans être là. La personne n’est pas là. Benjamin n’a personne. Jamais. Personne n’est là pour lui et il n’est là pour personne.

Personne ne l’appelle Benjamin.

Personne ne l’appelle.




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Et tu souris et ris, devant ma si petite vie. [Nerina]
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