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True colors:::Le reflet de l'histoire

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message posté le Ven 9 Nov 2012 - 0:22 dans True colors:::Le reflet de l'histoire
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Le temps s'écoulait doucement dans le rêve d'Astrid. Elle en avait vue, des couleurs, pour la plupart a l'esprit brisée, en miette, a leurs pieds, et a la tête vide, encore troublée de douleur. Pour la plupart, l'a vie n'avait pas fait preuve de tendresse a leurs égard, malmenés depuis la naissance, qu'ils soient nés dans le mauvais pays, la mauvaise famille, a la mauvaise époque, c'était toujours ainsi. Pour Astrid, les hommes ne cessaient de se briser eux même, et elle, brave petite, cendrillon de l'humanité, récupérait les miettes et tentaient de les assembler comme un puzzle. Cependant, elle n'y arrivait pas, quelque chose clochait, c'était toujours bancal, peu être parce que elle même est une miette d'humanité perdue dans l'immensité de son monde. Un monde dont elle veut combler le vide, ce vide si effrayant qui la hante...Alors, pour remplir son vide, Astrid a commis l'irréparable, Astrid a laisser l'horreur entrer dans son rêve...

Chapitre 1
Le chat noir



Cette journée était aussi chaude qu'une journée d'été dans le monde réel, Astrid avait peu être voulu que ces couleurs profitent d'un soleil cuisant. Résultat, il faisait trop chaud pour travailler, un pied dehors et c'était le coup de soleil assuré pour les peaux sensibles. Nathan semblait cependant s'accommoder de cette chaleur, malgré le fait que de grosses gouttes de sueurs coulaient le long de ses joues et de son front. Il avait enlevé sa chemise et l'avait jeter dans un coin de la salle sous le regard ensommeillé de Sophia. « Patroooooon, il fait trop chaud pour survivre! » Gémit elle en plissant les yeux.
En effet, la russe n'aimait pas la chaleur, et encore moins la canicule, la voilà au bord de la déshydratation avec un immense mal de crane en prime. « Tu n'a qu'a boire, c'est le secret de la survie, l'eau c'est la vie... »Fit Nathan, a moitié endormi, affalé au fond de son fauteuil. L'indigo grogna quelque chose d'incompréhensible, fit un immense effort pour se relever de son fauteuils, un seconde pour ne pas tomber a la renverse sur le tapis pendant son trajet, puis saisi une bouteille de liquide qu'elle descendit cul-sec avant de retourner s'affaler sur sa chaise, se remettre tant bien que mal a la paperasse. « J'ai pas l'impression que ça soit si efficace que ça... »Soupira elle en se massant le front, luisant de sueur. « En même temps, tu viens de descendre une bouteille de mon meilleur whisky, c'est pas très désaltérant... » souligna Nathan de plus en plus fatigué. « L'alcool aussi désaltère! » Fit Sophia en balançant une pille de papier a travers la salle, excédée de sa tache ennuyante.
« S'il vous plait, patron, laissez moi aller tabasser des gens dans la rue, je suis en manque! »Ajouta elle en faisant des yeux de chiot. « On te refuse rien a toi...Mais dite donc, c'est pas toi qui allais mourir, il y a quelque secondes? »Fit il remarquer, amusé. Il fit un vague geste de la mains, qui, dans le jargon de la milice couleur, veut dire « tu a quartier libre » ou plus simplement « fait ce que tu veux ». L'indigo repris tout de suite du poil de la bête, étira ses membres engourdis et, droite comme un I fonça droit vert la porte du bureau, elle manquait d'action, et elle s'ennuyait, dans ces conditions, elle était très dangereuse. « N'oublie pas ta crème solaire, Sophia... »Souffla Nathan avant de retourner dans sa léthargie. Elle se retourna un instant, fronça des sourcils et pesta. « Patron, ce n'est pas drôle! ». C'est vrai quoi, sa peau sensible de russe ne pouvait pas rivaliser avec celle de Nathan, bien habitué au soleil brulant...Saleté d'italien, va!
Elle déboucha enfin dans la grande salle, plus sombre et plus fraiche que le bureau, elle se sentit tout de suite mieux, en profitant un maximum en pensant a la chaleur écrasante qui régnait dehors. « Kuro, ici, tout de suite! » Cria elle si fort que la moitié des troupes présentes se retournèrent vers elle, craignant un sanction imminente. La bohémienne se cachait bien a l'ombre, elle aussi somnolente, mais la voix de sa lieutenante aurait réveiller un mort. « M'oui? » Fit elle en rejoignant sa lieutenante aussi vite que sa fatigue lui permettait. « Nous partout faire une ronde dans la ville foraine, il y aura surement quelques expéditions punitives, alors réunis quelques bras cassés, deux ou trois, on va pouvoir se détendre un peu. » dicta elle rapidement, prise d'une soudaine impatience. « Mais je...Pas avec cette chaleur, enfin! » Protesta Kuro qui savait que son statut de garde du corps du grand Nathan lui permettait de contester les ordres sans en subir les conséquences. « C'est pas comme si t'avais le choix... »Commenta Sophia en repartant a la hâte se préparer.
Kuro soupira, jamais le temps de se reposer avec la lieutenante, déjà, les gars commençaient a la railler autour d'elle. « Hey, Kuro, sans rancune, hein! »Lança Gredo, amusé d'avoir échapper a une mission qui aurait du lui revenir. « La ferme, Gred', si elle t'a pas pris, c'est qu'elle te trouve trop faible, ou trop con! »Cria elle en lui faisant un beau doigt d'honneur. La foule commençait deja a crier en coeur « un combat, un combat, un combat! » quand la voix de Sophia, sans appelle, retentit dans tout le batiment de la milice couleur. « KURO, TU TE GROUILLE OU C'EST MOI QUI VIENT TE CHERCHER PAR LA PEAU DU CUL! ». Tout le monde fit silence, quand Sophia hurlait des menaces, c'était du sérieux, et même Gredo n'osa pas commenter en défaveur de sa rival de toujours.
« Bon, qui vient avec moi, des volontaires? » Interrogea la rouge en se tournant vers ses camarades d'arme. Aucunes réponses, tous baissaient les yeux, rien d'étonnant. « Bon, le roumain, tu vient avec moi, tout de suite! » appela elle. Le roumain, grand ami de Kuro, a ce qu'on disait, c'était Vladimir, il avait pas mal d'autorité dans la milice couleur, et il savait se battre. Il avait par contre un énorme défaut : il avait le sang chaud, bouillant même, et comme on pouvait le deviner, c'était un rouge. Son amour de la bagarre lui avait d'ailleurs couter un œil, dans son pays natal, un tesson de bouteille, ça ne pardonne pas. « QUOI? Mais pourquoi moi? » Demanda Vlad' en se tournant vers Kuro, les yeux écarquillés. « Parce que t'a pas le choix, aller, viens, ou je dit a la Lieutenante que tu refuse les ordres! » Fit elle simplement, très calme. « MAIS JE...Bon, d'accord... »Répondit Vladimir en passant une mains dans ses cheveux noirs, devant se résigner a piquer une crise.
Contrairement a ce que l'on peu croire, cette journée dans la milice couleur était des plus banales, un des deux dirigeants pétaient un câble, donnait des ordres a ses subordonnés, et ses subordonnés donnaient a leur tour des instructions. En général, c'était les novices qui s'en prenaient plein la tronche. Revenant souvent des missions avec des dents cassés ou le nez saignant, se prenant aussi bien des coups alliés involontaires ou pas que des coups ennemis. Heureusement pour eux, cette fois, ceux qui partaient avec la comtesse était des habitués...Mais les habitués en avaient marre, a peine quelques mètres faits a l'extérieur que le soleil brulaient leur peau. Sophia avançait, plus déterminée que jamais, a l'arrière, Kuro et son ami Vladimir trainaient des pieds, plus blasés que jamais.
Lorsqu'ils croisèrent enfin le chemin d'une pauvre personne, Sophia esquissa un sourire d'ogre. L'inconnu releva lentement le nez de son livre, ne connaissant pas a qui il avait a faire. « Tu le connait, lui? » Demanda Vlad a Kuro, qui connaissait beaucoup de monde. « C'est un vert, il s'appelle Isaac, et il est anglais, c'est tout ce que je sais... »Répondit elle a haute voix. « JE DETESTE LES ANGLAIS! » Cria Sophia en fonçant vers Isaac a toute vitesse. Ce dernier recula a vive allure et murmura quelque chose du genre « c'est quoi cette folle? ». « Attendez deux minutes, il a des lunettes! » Intervint Vlad. Les deux filles se retournèrent vers lui, interloquées. « Et alors? » Finit par demander Sophia. « Je ne frappe jamais ceux qui portent des lunettes... » Fit Vlad en s'approchant Isaac, prenant soin de lui enlever ses lunettes et de les jeter dans une poubelle « ça peu faire mal aux mains quand ça casse! ». « Pas faux. » Commenta Sophia en faisant craquer les articulations de ses doigts.
Le pauvre Isaac n'eut pas le temps d'analyser la situation d'avantage, lorsqu'il leva les yeux vers Sophia, ce fut pour voir un poing foncer tout droit sur sa figure...Il n'eut pas non plus le temps de faire son commentaire de moral comme quoi la violence ne résout rien, pauvre Isaac...Mais heureusement pour le pauvre Isaac, il cours vite, et c'est le nez saignant, le bras douloureux et l'œil au beurre noir qu'il s'enfuit a toute jambe, laissant un chemin de gouttes de sang, comme un petit poucet qui se serait fait passer a tabac et qui serait a court de miettes de pain. Sophia n'hésita pas une seul seconde a se lancer a sa poursuite, en pleine crise de « je veux taper quelqu'un ». Mais ses deux compagnons de « jeu » préféraient bénéficier de l'ombre des ruelles et ne pas s'user dans une course poursuite. Sophia avait l'énergie, elle, mais pas eux!
Vlad jette un regard blasé a Kuro. « Je me demande pourquoi je suis sorti du lit ce matin... »Ronchonne il en s'adossant a un mur, sortant une cigarette de la poche de son pantalon et la portant a sa bouche. « Tu n'a qu'a y retourner, et arrêter de fumer cette merde, bon sang... »Répond Kuro en lui retirant la clope du bec. Il fronça les sourcils et posa sa main sur l'épaule de son amie. « Tu en a déjà ras de bol, aujourd'hui? » Plaisanta il en lui adressant un sourire réconfortant. « C'est pas ça, c'est juste que... »Commença elle avant d'arrêter brusquement sa phrase, prise d'un soudain vertige. « Kuro? KURO! ». Cette voix...Devenait vague...Kuro se sentit tomber en arrière, mais ne ressentis pas l'impact de lourd de la chute, a cet instant, elle avait déjà perdu connaissance.
Quand elle ouvrit les yeux, elle était perdue dans le vide, pourtant, ses pieds, ses mains effleuraient un sol invisible. Elle se leva, lentement, doucement, et regarda autour d'elle. A force d'observer, son champ de vision croisa une silhouette lointaine. C'était une forme humaine, drapée de tissus blanc-gris. Kuro s'en approcha prudemment, tâtonnant a sa ceinture, la ou aurait du être son arme. Désarmée? Et merde!...Bah, pas grave...Elle s'approche, et s'arrête, pile devant cette personne qui lui semble si familière malgré le voile blanc qui lui cache le visage...Oui, si familière.. « Luna, petite Luna...Par ici... »Murmure la silhouette voilée en lui tendant la main. « Comment...Comment connait tu mon vrai prénom? » S'exclame Kuro en reculant vivement. « Je sais beaucoup de choses sur toi, Luna, c'est grâce a toi que j'ai vue le jour aprés tout... » Répond la silouette d'une voix...Semblable, si semblable a la sienne...Une tache grenat apparaît sur le voile.
« Qu...Qu'es que tu raconte? Et qui est tu? » Crie la rouge en reculant. « Ce que je suis...? Je ne sais pas...Tu te souviens de juste avant que tu rencontre Astrid? Quand ILS sont venus chercher nos frères et nos sœurs? Quand ILS ont emportés nos parents vers une mort certaines? Ce jour la, j'ai vue le jour, rien que pour te protéger...Et ce monde, ce monde de rêve et d'illusions m'a permis d'exister en dehors de toi, dans ce monde...Dans TON monde...Tu sais, j'ai beaucoup souffert, j'étais toute seule ici, et toi, tu ne voulais pas de moi, tu disait que c'était finit, toi et moi, mais malgré tout, j'ai toujours voulu t'aider, tu sais... ». Le voile était tachés de sang.
« Quoi?!?MAIS QUI EST TU, BON SANG! » Cria Kuro, comme pour couvrir la voix de cette...De cette chose. « Je ne sais pas mais... ». Le voile tombait a terre. « Regarde, Luna, toi et moi, nous sommes pareils, nos visages sont les même! ». en effet, Kuro avait affaire a un reflet de miroir qui aurait pris vie, elle en fut tellement choquée qu'elle ne bougea pas lorsque que son « reflet » la pris affectueusement dans ses bras. « Ne t'inquiète pas, grande sœur, ils t'ont fait souffrir, mais c'est finit, je suis la, maintenant, et leur sang coulera, ce sera ta vengeance, ce sera NOTRE vengeance...C'est finit, maintenant, ils vont tous mourir... ».
Le cri que poussa Kuro en se réveillant fit bondir Vlad en arrière, il ne s'était écoulé que quelques minutes dans la rue ombragée, mais Sophia avait eu le temps de revenir, essoufflée, regardant, inquiète, sa camarade d'arme. « Hey, Kuro, ça va? » Fit elle en voyant que cette dernière clignait des yeux. « Tu nous a filer une sacrée frousse, tu sais! » Ajouta Vlad. Un rêve...C'était juste un rêve, rien de plus, et pourtant, la jeune couleur se sentait encore glacée de l'étreinte de son sosie sanglant. « Je...Ce n'est rien...J'ai juste fait un cauchemars, c'est tout... »Bredouilla elle en s'appuyant sur l'épaule de son camarade rouge pour se relever.
Oui, c'était juste un cauchemars, un horrible cauchemars...Kuro ne savait pas encore que ce cauchemars était le début de la fin, quand elle le comprendrais, ce serait trop tard...Et elle s'en mordrais surement les doigts...

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Iris Age : 20
Humeur : Je veux du chocolat ♥

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message posté le Ven 9 Nov 2012 - 9:02 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Je sais pas si j'ai le droit de poster... ?
juste j'imagine bien Isaac en train de courir comme un dératé, ça m'a fait grave rire. 8D et la fille dans le rêve de Kuro me fait flipper. dunno qui c'est, mais brrr. :<
gnn. pas trop douée pour commenter et tout. mais en tout cas c'niice. ♥

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Astrid Age : 24
Humeur : Changeante.

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message posté le Ven 9 Nov 2012 - 21:47 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Owiiii j'aime beaucoup *^* Le paaauvre Isaac qui se fait laminer xD (le passage avec les lunettes m'a bien fait rire 8D) Et en effet, le rêve est... brrrrr ;w; Vivement la suite ♥
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message posté le Ven 9 Nov 2012 - 22:47 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Han je me fais laminer ! Mais bon elle ne casse pas les lunettes donc je suis pardonne u.u */SBAFFF/*

Bref, j'aime beaucoup le passage dans le rêve aussi, enfin j'ai hâte de voir ce qui va se passer ensuite *^*
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message posté le Dim 11 Nov 2012 - 23:03 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Chapitre 2
Ange sanglant


Il ne dormait pas, a vrai dire, ça faisait longtemps qu'il ne pouvait plus dormir, il avait trop peur de croiser le regard de l'autre. L'autre, c'était celui qui habitait ses rêves et arborais ses traits comme un masque d'horreur, lui prêtant un rictus horrible, qui le défigurait presque. Oui, Maximilian avait peur de son sommeil, il avait peur qu'a nouveau, les bras glacés de son reflet se referment sur lui, on aurais dit l'étreinte d'un cadavre. Il restait donc la, adossé a la vitre, glacé par les courants d'air qui s'échappaient de celle ci, a moitié ouverte.
Milian avait toujours aimer et craint la nuit, il se souvenait trop bien des morceaux de verre brisés qui tintaient sur le sol, des cris de douleurs et des coups...La nuit était aussi pour lui un refuge, le soleil était devenus trop brulant pour ses yeux d'enfant de l'ombre. Oui, Maximilian avait grandis dans la nuit, en tant que fils de résistante allemande dont la perte avait été de laisser son fils ainé se faire engloutir par la « vague ». Il se plaisait dans cette ombre quasi-malsaine, il se plaisait presque a ressentir la peur, a sentir l'adrénaline envahir tout son corps. Avec le temps, il avait appris a la maitriser, cette peur, a observer les ombres danser sur les murs sans cligner des yeux. Il souriait de maitriser cette créature sauvage, il caressait son échine en évitant ses crocs.
Mais la peur qu'il avait éprouver cette nuit, il n'avait pas pus la maitriser, quelque chose de malsain, d'enfermé depuis trop longtemps avait refait surface avec ce double de cristal...Il avait peur, peur que cette chose sorte de lui pour s'en prendre aux autres. Il savait que tant que cette chose ne verrait pas l'éclat du soleil, elle se terrait, bien au fond de lui, attendant son heure, son moment propice. Milian ne lui donnerais pas, cette occasion, il savait bien que de l'écouter serait une voie sans retour, aux conséquences immuables. Il était bien placé pour savoir que tout actes avait ses conséquences, l'époque ou il avait vécu lui avait trop bien appris.
Deux fois, il cligna des yeux, des ombres étaient apparus, courant le long des murs, deux fois, il cligna des yeux, deux coups de feu retentirent, le mur en fut maculé de sang. Le petit violet esquissa un sourire, ah, la fragilité de la vie humaine. Une action, un mot, un regard, et s'en était finit, la mort n'avait pas la même importance, dans le rêve d'Astrid, mais elle n'en restait pas moins aussi...Envoutante? Oui, Milian avait une partie sombre, attirée par la mort, qui ne se révélait que la nuit. Mais comment pouvait il en être autrement? Quand il avait vue sa mère, la, immobile sur le sol froid, baignant dans son sang, quelque chose s'était brisé en lui, son cœur avait été brisé, et les portes de son âmes avaient été laissées grandes ouvertes. Alors, lorsque son frère lui avait jeter se regard froid, et lui avait simplement murmurer « C'était une traitresse, elle n'a que ce qu'elle mérite.. », l'horreur s'était engouffré en lui. L'horreur de la guerre, l'horreur de la mort, une sorte de tache indélébile, répugnante...
En tant que violet, Milian vivait plongé dans son passé, revivant un a un chacun des détails, la peur était devenu du dégout. Mais en revenant dans le présent, il était toujours adossé contre cette vitre, fixant les éclaboussures de sans sur le mur de pierre glacé par l'air nocturne. Un mort, dans le rêve d'Astrid, n'avait aucun sens, alors que dans le monde réel, c'était une tragédie, mais le garçon savait bien qu'une mort définitive aurait empêcher Astrid de s'amuser en toute quiétude. Depuis son entrée dans ce monde, il avait l'impression d'être une marionnette, un jouet abandonné attendant d'avoir son utilité. Mais il s'en foutait, il n'attendais plus rien d'Astrid ni de ses apparitions éclairs. Il n'attendais plus rien de personne, il survivait a sa vie en silence, en gardant les yeux grands ouverts, pour observer le monde.
Il ne sursauta pas lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit, laissant passer un éclair de lumière. La jeune fille aux cheveux bruns d'éclats rouge n'attendis pas une seconde de plus pour s'engouffrer dans la chambre, prenant Milian dans ses bras, lui murmurant qu'il ne fallait pas regarder. Mais le petit être ouvrait grand les yeux, pour bien se souiller l'âme, pour bien se faire mal. « Ne t'inquiète pas, Nerina, un de plus ou un de moins, ça ne changera pas grand chose, nous ne somme pas dans le monde réel après tout, tout ceci n'est qu'un rêve... »Murmura il, un sourire enfantin aux lèvres.
Nerina l'observa un instant, les yeux brillants de surprise, presque de choc, puis elle se repris, et caressa la joue de son petit frère d'âme. « Ne dit pas des choses pareils, petit frère, la vie est bien plus précieuse que l'or! »Souffla elle en lui ébouriffant les cheveux de l'autre main. Milian hochait la tête, silencieux. Lui, ça faisait bien longtemps qu'il se disait que la vie était si fragile que de réussir a en sauver une était presque un exploits surhumain. Alors il ne disait rien, il hochait la tête, parce que dire qu'on attend plus rien de la vie, ça inquiète les proches, ça fait murmurer « dépression » sur les lèvres, ça vous rend incompris dans une société ou on attend toujours quelque chose de quoi que ce soit. « Pourquoi ils ont tirés? C'est encore le règlement de compte interne a la milice couleur? » Demanda le plus calmement du monde Milian. « Mais...Comment je le saurais? » Répliqua Nerina, étonnée. « Nathan te l'aurais dit, je sais bien qu'il passe te voir tout les soirs... » Fit le violet en posant son fron contre la vitre.
Nerina garda le silence un instant, puis repris la parole, a quoi bon lui cacher après tout. « Les ordres viennent de Gredo, a vrai dire, il veut que tout les membres incontrôlables de la milice soit...encadrés. Je sais bien qu'ils manigances quelque chose, mais Nathan n'a rien voulu me dire... » Avoua elle, souhaitant en finir au plus rapidement avec cette histoire de meurtre. « Il veut te protéger... »Souffla Milian, souriant doucement. «  Tu sais ce que ça veut dire, tout ces meurtres? Moi, je le sais, je connais la lueur qui brillent dans leur yeux...Ils sont trop fier, comme mon peuple, ça les perdra... »Ajouta il, avec un air presque prophétique.
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message posté le Sam 1 Déc 2012 - 23:42 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Chapitre 3
Des ombres parmis tant d'autres


Sophia regardait par la fenêtre, distraite, contrainte a classer les papiers pendants quelques heures encore, elle s'abandonnait a la rêvasserie, le regard perdu sur la vue qu'elle avait de la ville foraine. Elle se retourna rapidement lorsque Gredo entra sans frapper dans son bureau aux portes grandes ouvertes. « On t'a jamais appris la politesse a toi... »Siffla elle en posant la pile de papier qu'elle portait sur une chaise qui trainait la. « C'était juste pour te dire que l'expedition punitive s'est déroulée comme prévu! »s'exclama Gredo en mimant de se mettre au garde a vous. « Parfait, tout va bien dans le meilleur des mondes, comme on dirait...Nathan et moi avons d'autres directives a présent, la milice ainsi encadrée, nous devons faire en sorte que la ville foraine sois sous notre contrôle... »Fit elle rapidement.
« Des directives? Lesquelles, si je puis me permettre? » Demanda Gredo en regardant sa supérieur, soudain intéressé. « J'y viens, j'y viens...D'abord, nous allons essayer d'êtres convaincants, au conseil, moins on aura a user de la violence tout de suite, mieux ce sera... » Siffla elle. Aujourd'hui même, le conseil aurait lieu, et Nathan y prendrais la parole, de force si il fallait. Elle, elle irait voir quelques personnes dont le cas l'intéressait particulièrement. « Vous avez mis la main dessus? » Demanda elle hâtivement. « Sur ceux que tu m'avais demander de suivre a la trace? Oui...Et, si je puis me permettre, pourquoi t'intéresse tu tant a eux? » Déclara Gredo, toujours aussi interrogée. « La réponse a cette question ne concerne que moi et Nathan, mais si tu avais vraiment fait ton travail au lieu de le reléguer aux larbins de ta section, tu saurais ce qu'ils on tous en commun! »Répondit elle froidement. « Je sais ce qu'ils ont en commun, voyons, ils viennent tous de 39-45, et en quoi ça t'intéresse, hein? »Répliqua il, presque outré qu'on puisse dire ça de lui alors ce c'était certainement le cas.
Elle soupira, et, sans répondre, se dirigea vers la salle « d'attente » qu'on réservait aux prisonniers destinés a l'interrogatoire. La, une jeune fille aux cheveux roux sombres, agitée comme une furie, un homme aux cheveux couleur chlorophylle criant que c'était de l'injustice et un albinos silencieux l'attendait. Elle fronça les sourcils et tourna la tête vers Gredo qui l'avait suivit. « Et le mioche, il est ou? ». « Hé bieeeeeeen...Nathan a insister pour ne pas qu'on l'embarque...Famiglia qu'il a dit... » avoua le lieutenant en esquissant de grand gestes a la manière des italiens. « Je vois, je vois....Bah, pas grave, on fera sans! » Se résigna elle en avançant au milieu de la pièce aux murs décrépis et peu éclairé par l'unique fenêtre dont elle disposait. Tout les regards étaient tournés vers la comtesse indigo, tous attendait un geste, une parole de celle ci, une explication, quoi...
Après un long silence, elle commença. « J'imagine que vous ne savez pas du tout ce que vous foutez ici, rassurez vous, je ne suis pas la pour vous le dire, juste pour parler de l'époque de laquelle vous venez! ». Tous la fixèrent, les yeux grands ouverts, surpris. « Ah, et...Qu'es qu'elle a de si plaisante, notre époque? » Fit la fille, ironique. « Je suppose que tu dois être Roxanne, tu viens de la guerre 39-45, évidement, ce qui est le cas de tes deux compagnons également, vous y voyez une coïncidence? » Répliqua Sophia d'un ton amusé. Tous gardèrent silence, Roxanne regardait a présent les deux autres individus, emmenés de force, comme elle. « Du moins, tu est la plus inoffensive, l'albinos, Ellio, je crois, nous a couter une bonne douzaine de soldats, un excellent élément a laquelle je vais faire la même offre que toi... »Ajouta elle, son sourire s'agrandissant peu a peu, tandis que l'albinos en question leva faiblement les yeux lorsqu'on parla de lui, étonné qu'on connaisse son nom alors que lui ne connaissait personne ici. « Et cette proposition, de quoi s'agit il? » Coupa alors l'homme aux cheveux verts, qui était resté muet jusqu'à la. « C'est simple, mon cher Aaron, je vous propose un empire a bâtir... » Répondit elle simplement.
« Un empire, tiens donc... J'en ai entendu des conneries, mais là... »Déclara Roxanne en s'enfonçant dans sa chaise, plus qu'exaspérée. Ellio se retourna vers elle, les yeux grands ouverts, brillants d'un sentiment étrange. « Tu nous propose une nouvelle guerre, quoi... »Répliqua le dénommé Aaron, amer. « Interprète le comme tu veux, mais tu n'aimerais pas, toi, avoir un empire sous ton contrôle, et si c'était toi le gagnant, que ferait tu? ». « Tu ne sais même pas de quoi tu parle... »Siffla le soldat en détournant le regard. Elle se pencha au dessus de lui, toujours ce même sourire aux lèvres, et lui murmura a l'oreille. « Ta famille ne serait peu être pas morte si la France n'avais pas combattus l'Axe... »Murmura elle, une terrible cruauté a fond de sa voix. « Espèce de sale... »Commença Aaron en se levant brusquement, mais il ne pus continuer, un canon de pistolet pointé vers le front.
« Tous des lâches, ces français, hein... »Fit elle en se tournant vers Ellio « Et toi, qu'en dit tu? ». Ellio leva les yeux vers elle, il s'apprêta a répondre, ma la phrase s'étrangla soudain dans sa gorge. Ses yeux se baissèrent soudain, il posa sa main sur sa bouche, et garda longtemps le silence. « J'en sais rien et je m'en fout... »Finit il par déclarer. Sans doute sa réponse aurait elle été positive a l'opinion de Sophia, lui qui rêvait tant d'un troisième Reich en mieux, mais pour une raison que lui même ne saisissait pas, il n'avait pus répondre...Et il garda le silence devant le regard méprisant de Sophia. « Décevant, vraiment décevant, mais tu changera surement d'avis en cours de route...Après tout, tu a ça dans le sang... ».
Elle se retourna et sortit de la salle. « Libère la fille... »Ordonna elle a Gredo. Lui même transmit l'ordre a ses subordonnés qui emmenèrent de force Roxanne dans les couloirs conduisant a la grande salle, pour sans doute finir par la foutre dehors comme une malpropre tandis qu'elle les traitais de salauds et de fachos. « Et, eux deux, on en fait quoi? »Demanda il ensuite. « On les laisse réfléchir... ». Elle se retourna une derniére fois, et s'adressa alors a ses prisonniers : "Si vous croyez que j'ignore la raison pour laquelle le sommeil vous ai impossible depuis quelques jours, vous faisez fausse route, et croyez moi, vous ne pourrez lui resister plus longtemps, vous finirez bien par craquer...". La porte claqua, et ils furent seuls. Aaron leva les yeux vers Ellio, et après un court silence, il finit par lui demander : « Pourquoi t'a pas dit oui? ». « Je t'emmerde... »Répondit Ellio sans même lui adresser un regard.
Aaron soupira et se leva, après une courte pause de réflexion, il se dirigea a la fenêtre, constatant avec joie qu'il n'y avait pas d'étage, quel bande d'abrutis, décidément! Puis il vérifia qu'elle était fermée et oui elle l'était, puis d'un coup de poing rapide, il brisa le verre sous les yeux surpris de l'allemand. « Mais...Qu'es que tu fout? » Demanda ce dernier, les yeux écarquillés. « Je fait ce que tout bon prisonnier non attachés se doit de faire : je m'évade! Alors si toi tu reste ici pour annoncer a Sophia que t'a changer d'avis, c'est ton problème, pas le miens! » Fit il avant de donner de violents coups de pieds dans la fenêtre pour achever de créer une ouverture.
Ellio pris son inspiration puis finit par se lever, déclarant avec arrogance que c'est pas demain la veille qu'il se mettrais au service d'une folle. « Une fois mais pas deux, comme on dit » Déclara narquoisement Aaron avant de disparaître par la sortie qu'il s'était créer. Ellio ne tarda pas a le suivre, ne comprenant pas vraiment le commentaire du rouge, mais ne s'en souciant pas, ayant entendu le pas précipité des soldats alarmés par le bruit de verre brisé. Ils n'avaient pas beaucoup de temps, et le ciel était déjà plongé dans la nuit. Les ténèbres ne cacheraient pas longtemps leur fuite.

Chapitre 4
L'apel du sang


Tout d'abord, la rue de la ville foraine parut déserte, comme a l'accoutumé, les habitants du quartier s'étaient réfugiés dans leurs logis, de peur qu'un autre de ces miliciens armés jusqu'au dents ne vienne leur saisir par la main pour les entrainer de force vers leur camp. Tout était si silencieux qu'on aurait presque dit entendre leurs souffle entre les volets entre-ouverts, c'était une nuit morte, vide de bruit, si calme qu'on l'aurait dit saharienne. Ce n'est environ qu'a trois heures du matin que les coups de feu retentirent, des ombres furtives se glissaient sur les murs et les dalles de pierres. Ce qu'on remarqua d'abord, ce fut le claquement de leurs talon sur le trottoir, et leurs souffle rauque, si rapide et si glacé qu'il leurs brulaient les poumons. Leurs bouches haletante, grande ouverte a la recherche d'une vaine bouffée d'air laissaient s'échapper de grands nuages de buée dans l'air glacé.
Ils étaient deux, et pas un ne parlait, ni ne s'échangeait des regards, ils marchaient au hasard des ruelles, ne demandant qu'a semer leurs poursuivant. Il y eu un premier coup de feu, le premier fuyard se pris la balle en pleine épaule, le souffle coupé, déséquilibré par le choque, il s'effondra a terre. Il se mordit les lèvres, bloquant un cri de surprise et de douleur et sans plus attendre, il se releva et repris sa course. Il avait perdu son co- équipier de vue, et a vrai dire, la douleur lui faisait bourdonner le crane, il manqua plusieurs fois de retomber a terre mais se repris. Peu être cette maladresse était elle due a son mental poussé a bout, ou bien a son corps au bord de l'épuisement, aprés tout, il n'avait pas dormis depuis des lustres, alors une blessure pareil n'arrangeait rien. « Et, par ici, Blanche Neige! ». Cette voix, pas de doute... « Aaron, on peu savoir ce que tu foutait? » Hurla il, hors de lui, incapable de contenir sa rage et son angoisse.
Le dénommé Aaron, compagnon non désiré d'infortune lui lança un regard de ses yeux ambres, vif et brulant comme l'éclair, qui lui criait presque de se taire et de garder son souffle pour la course. Alors, « blanche-neige » s'arrêta et fit volte face, a quoi bon fuir, de toute façon? Ils se savaient perdus d'avance... « ELLIO MERDE! » Hurla le français aux yeux d'ambre en se retournant vers lui, ralentissant brusquement sa course. L'allemand lui jeta un coup d'œil méprisant, décidément, ces bouffeurs d'escargots étaient tous des lâches, si il fallait mourir autant le faire en regardant son ennemis dans les yeux. « Elle arrive, cette sale garce... »Murmura il en écoutant attentivement les pas de leurs poursuivants. Sophia n'était pas venue seule, il y avait une quinzaine de soldats avec elle. Quinze? Étaient ils si importants que ça? « Ne bougez plus! » Hurla elle dés qu'ils l'aperçurent, sortant de l'ombre des ruelles étroites.
« Mais merde, il faut foutre le camp, on va se faire... »Commença le rouge en tirant violemment le poignet de son compagnon. « Ta gueule! » Répliqua sèchement Ellio en retirant d'un coup sec son bras de l'emprise de l'autre. « Si tu veux te barrer alors barre toi, mais ils finirons bien par t'avoir! »Ajouta il en portant rapidement sa main a son arme. « Ellio, t'es con ou quoi? Tu joue leurs jeu! »S'emporta Aaron lui saisissant l'épaule. « Autant le jouer jusqu'au bout » Répondit l'albinos. Aaron tressailli, il avait sentit dans le sifflement de la voix de son camarade cette frénésie du meurtre, cette envie animal de sang. Il fallait partir, avec ou sans Ellio. « Fait ce que tu veux, bordel, mais tu viendra pas te plaindre après! » Cracha il en relâchant brusquement son emprise et en reprenant sa course de plus bel. « HALTE! »Hurla un soldat en levant son fusils, prenant le fuyard pour cible.
Un coup de feu retentit, mais ce n'était pas le sien, puisque c'est lui qui tomba, la face écarlate, l'œil vide. Sophia fit volte face, tandis que ses soldats, apeurés, reculaient. « Alors, Sophia, tes soldats se pissent dessus maintenant? » Ricana Ellio en baissant de peu le canon de son pistolet. Il avait été rapide, personne n'avait vu partir le coup, mais ce qui effrayait le plus les soldats, c'était le rictus de la folie qui s'était dessiner sur les traits de l'orange, son sourire fendaient ses lèvres, laissant découvrir des dents aiguisés et carnassières, qu'on aurait dit prêtes a s'enfoncer dans la chair de son ennemis. Et il y avait ses yeux, d'un rouge brillant, brulant, terrible, qui perçaient du vacillement instable de leurs pupilles tout ce que leurs regards balayaient. « Reculez! » Ordonna calmement Sophia, qui avait sentit elle aussi les pulsions meurtrières secoués violemment le jeune homme « Cet individu est très dangereux... ».
Tandis que Gredo ordonnait a ses troupes de garder le fugitif en joue, la russe s'avançait calmement vers l'albinos, secoué de pulsions de rages et d'envie de meurtre irresistible. Il craquait, en effet, face a cet être plus fort que lui, et pourtant en tout point semblable a lui. L'ivresse de la haine et de la colère avait finit de l'envahir, il leva son arme une seconde fois, si brusquement que Sophia eu juste le temps de se baisser pour éviter le brusque coup de feu qui frappa un de ses soldats en plein œil. « Pauvre fou! » Cria elle « N'est tu donc même pas capable de résister a ta soif de haine? ». « La ferme! Je vais te butter, tu entend?! Je vais te butter sale conasse! » Hurla il avant d'éclater d'un rire fou, dénué de tout sens. Les gestes d'Ellio étaient soudain brusques, désordonnés, mais rapides et imprévisibles, aussi, quand il se jeta sur l'indigo, elle n'eut pas le temps de parer la charge et fut violemment projetée au sol, une violente douleur lui envahissant le ventre.
Gredo, soudain paniqué, ordonna rapidement de faire feu. Sophia était a terre, vulnérable! Les coups retentirent, Ellio se trembla pas lorsqu'une balle lui transperça l'avant-bras, ni lorsqu'une autre failli le frapper en plein visage, le manquant de quelques centimètres seulement. Le sifflement de celles ci semblaient même exciter sa folie, il leva son arme vers la jeune femme, encore a terre, essayant tant bien que mal de reprendre son souffle, crachant quelques gouttes de sang sur le sol. Gredo pesta une phrase incompréhensible et se décida enfin a user de son propre pistolet. Ce coup de feu, mieux ajusté que les autres, atteins Ellio en plein ventre, au niveau de l'estomac, le damné vacilla, les yeux grands ouverts, stupéfait d'un tel choc. Sophia en profita pour se relever brusquement et lui porter un coup de pied en pleine joue, il tomba sur le pavé sans essayer d'amortir sa chute, trop choqué par le coup qu'il venait de prendre.
Son esprit embrouillé cherchant tant bien que mal une situation a la solution dans laquelle il était, sa main chercha maladroitement un appuie ou se relever et heurta un tesson de bouteille trainant le long de la rue, le verre s'enfonça lentement dans la paume tendre de sa main, un faible sourire se dessina sur ses lèvres, il se délecta de la douleur qui envahissait tout son corps a l'instant même. Il saisi la bouteille , se fichant éperdument de sa mains qui se déchiquetait sous la lame des éclats de verre. Et lorsque Gredo s'approcha pour vérifier si il était encore en vie, il se retourna sur le dos et lui enfonça le tesson de bouteille en plein œil, le lieutenant de Sophia poussa un cri, recula, et tomba a la renverse, les mains sur ses yeux aveuglés. Puis, il se releva lentement, devant cet assemblés de bon a rien soudain pétrifiés et silencieux. Il regarda Sophia de haut, celle ci était restée muette, se demandant ce que l'allemand allait encore faire.
Alors, d'un geste plein de provocation, il s'avança vers l'armée qui lui faisait face. « Avez vous peur de moi? » Demanda il, amusé. Aucunes réponses, les soldats reculèrent, comme secoués d'une terreur supérieur a leurs raison. Puis Ellio, d'un geste vif et précis, s'entailla profondément la joue avec les éclats de verre serrés dans sa main meurtris. Il sentit avec une étrange sensation de délice le verre se cogner contre l'os et le sang couler a flot le long de son visage, descendant même jusqu'à son coup, tachant le col de son uniforme. Il en voulait encore, il en voulait plus, beaucoup plus, il voulait....Il se repris soudain, il en avait assez fait comme ça a présent, dans un élan de raison désespéré, il réussi a se calmer et leva son regard vers Sophia et ses soldats. « Le marcher est simple, votre vie contre ma fuite... » Fit il.
La russe, hébétée, se contenta de hocher de la tête, en signe de réponse, puis recula. Ellio, prenant soudain conscience de la douleur qui transperçait son corps, dégluti avec difficulté et porta la main a son ventre, a l'endroit ou la balle l'avait transpercer. « Partez, partez ou je vous tue! » Déclara il sèchement. Sophia ordonna par quelques mots a ses soldats de battre en retraite, puis elle aida lentement Gredo a se relever, et disparut au coin d'une ruelle sans demander son reste, jetant un dernier regard de crainte a son ennemi. Ellio se mit a rire, d'un rire fou et desespéré, les yeux fixés sur le cadavre des soldats qu'il avait abattus de sang froid, puis il sentit un voile noir couvrir sa vision, ses jambes le lâchait, il tombait en arrière...Se laissant aller dans le sommeil depuis si longtemps absent...Allais il y passer? Qui sait, Aaron avait peu être eu raison, au moins, il se serait battus...
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Kyran Age : 20
Humeur : Confiant... Ou presque.

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message posté le Sam 1 Déc 2012 - 23:56 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Et bien... Que dire ? A part que j'adore le reste de ta fic, c'est tout bien écrit ! En plus Ellio qui est totalement déchainer, c'est trash. Ouais, trash c'est le mot. Comme la plupart de tes fics :D

Bref, moi je ne demande que la suite !
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Nina Age : 17
Humeur : Why so serious?

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message posté le Dim 2 Déc 2012 - 18:23 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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C'est géniaaaaaaaaaaaaaal *^*

Mais attends...Chapitre 2,Chapitre 4,Chapitre 5....Hein?!
J'espère que c'est que une faute et qu'on a rien loupé è_é
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message posté le Dim 2 Déc 2012 - 19:10 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Oui, Ren, c'est une faute, ne t’inquiète pas, je corrige ça tout de suite 8D

*Tabasse Ren et lui fume la tête*

Depuis le temps que je devais le faire *s'étire* ça fait du bieeeeen
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message posté le Lun 3 Déc 2012 - 20:56 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Chapitre 5
La nuit porte conseil


Il souffrait et tout son corps s'en convulsait sous l'effet de la fièvre qui le rongeait de l'intérieur. Il lui semblait, a travers son esprit usé et malade, qu'il appelait le nom d'Ewa...Comment le savoir, de toute façon, tout lui apparaissait a travers un écran de brume....Non, ce n'était pas des brumes, c'était....Des flocons, des milliers de flocons tourbillonnants! Il la vis, sa sœur, tournoyant dans une danse de feu follet confuse, virevoltant tel un petit oiseau avec les flocons de cristal. Tout était si beau, et pourtant, il reconnaissait le cruel pays de velours de la Russie, mais elle paraissait si belle, si flamboyante, qui l'aurais crue? Il n'y avait pas une tache de sang, non, rien, juste du blanc immaculé a perte de vue, quel spectacle! Il avait voulu un instant se joindre a sa sœur, faire une valse, une de ses danses du pays natal, si belle, si douce, et il riait de ce paysage trop utopique, surement due a un délire due a sa température qui ne cessait de monter.
Puis la douleur revins le plier en deux, et il fut ramener brusquement a la réaliser, poussant un immense crie de douleur : Jeff venait de lui retirer une balle et n'y était pas aller de main morte. Le retour a la réalité ne dura l'espace que d'un instant, le temps que la douleur s'apaise, et il repartait dans un délire, a rire d'un rire d'homme fou. Aaron détourna le regard, il n'aimais pas ce rire, trop enfantin pour appartenir a Ellio , et il détourna le regard, déglutissant avec difficulté, sa gorge sèche et irritée par les grandes bouffées d'air glacés a répétition. L'air frais s'engouffra par la fenêtre négligemment laissée ouverte de la chambre du représentant des verts. « Ferme la fenêtre. » Fit simplement Jeff, ne levant pas le nez de sa besogne. Aaron obéit, la fenêtre claqua en se fermant, et la chambre s'emplit d'un silence pesant, rompus d'un temps a autre par les gémissements du soldat allemand.
Le rouge attendit, puis baissa les yeux vers le russe, qui se décida enfin a parler. « Je peu savoir ce qui lui est arrivé, si ce n'est pas trop indiscret? Tu peu comprendre qu'être dérangé en pleine nuit pour sauver un mourant n'est pas forcement agréable...J'ai des heures de sommeil en retard, de plus. » Déclara il avant de bailler a s'en décrocher la mâchoire. « C'est la milice... » Déclara froidement le français en s'adossant au mur. Jeff avait beau être un représentant, des verts qui plus est, Aaron ne lui faisait pas confiance, la guerre avait inscrit la méfiance dans ces gènes et il le regarder soigner Ellio d'un œil vif, prêt a intervenir. Puis, il y eu a nouveau un silence gênant que le brun se sentit obligé de briser. « Je sais très bien que tu ne me fait pas confiance, mais si ça a un lien avec la milice, il est de mon devoir de représentant de savoir ce que c'est... » Ajouta il sèchement.
Le rouge haussa les épaules, puis finit par céder, personne de confiance ou pas, il n'avait pas vraiment le choix. Il conta toute l'histoire, depuis le début, ou on était venu le chercher de force alors qu'il sirotait un thé sur une terrasse de café jusqu'au moment ou il était revenu chercher Ellio, alors a moitié mourant. Il ajouta qu'il avait cru bon de venir ici, sachant que Jeudi était réputé pour faire médecin a ses heures lorsque la douleur devenait si insupportable qu'on ne pouvait attendre minuit. Ces temps ci, il se contentait en général de maintenir des personnes en vie, les ruines arc en ciel sous contrôle de la milice, toute résurrection signifiait l'emprisonnement. « Je vois...Je ne sais pas ce que Sophia attend réellement de vous, mais elle ne souhaite certainement pas fonder un nouvel empire, du moins pas avec votre aide... »murmura Jeff en posant définitivement ses outils de médecine.
Les yeux d'Aaron questionnait Jeff sans pour autant oser passer par la parole, Jeff continua donc. « Cela ne te semble pas étrange que la salle ou vous avez été retenus prisonniers ne se trouve qu'au premier étage? Qu'ils libèrent Roxanne, estimant surement que celle ci ne pouvait pas vous suivre -a tord, peu être-?Qu'ils vous aient laissés vos armes? A coup sur, cette évasion était voulue...Comme tout le reste des évènements je pense... »Conclus il. Le français resta silencieux, surpris de ce point de vue pourtant si évident, des mots se formaient sur ses lèvres, des questions, mais il n'en posa aucune, puis finit par demander : « Il va mieux? ». Jeff esquissa un sourire rassurant et répondit simplement « Il s'en sortira... ».
Le premier concerné ouvrit les yeux, les referma plusieurs fois, avant de demander d'une voix enfantine : « C'est toi petite sœur? » et de replonger dans le sommeil, épuisé, fatigué et souffrant toujours de cette fièvre qui ne voulait pas baisser malgré les compresses humides posés sur son front ruisselant de sueur. « Et...Et sa blessure au ventre? » Demanda encore Aaron. « C'est la plus grave, mais je devrais réussir a le maintenir en vie jusqu'à ce qu'elle guérisse, rien d'alarmant, en somme, il a vraiment eu de la chance...Mais, pourquoi l'avoir sauver? ». « Je ne sais pas, je n'en sais vraiment rien, mais c'est un peu tard pour se poser la question... »Fit le rouge en haussant les épaules fébrilement. Jeff opina du chef, puis déclara finalement : « Je crois qu'il n'y a plus rien a faire, maintenant, on dois attendre, et rester vigilant... ».
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message posté le Ven 7 Déc 2012 - 14:38 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Chapitre 6
Parole de Tyran

Nathan se décida enfin a monter sur l'estrade pour prendre parole, , lorsque chacun des représentants eu dit son mot pour laisser finalement un brouhaha bien bruyant. Tout d'abord, il dégluti, se racla la gorge et demanda le silence d'une voix rauque. Tous se turent, il attarda un instant son attention sur Nerina, qui glissait quelques mots a Jeff avant de se tourner vers lui. « Comme vous le savez, le monde d'Asrid regroupe un certain nombre d'individus de nationnalité et d'époques différentes, cette diversité est une chance, du moins, je la considére comme. Je suppose que vous savez également que si nous sommes ici, c'est pour une raison précises, et je pése mes mots en affirmant que nous avons tous étés en quelque sortes victime de la bétise de l'humanité! » Commença il d'une voix grave et solennel.
Tous le regardaient, intrigués et silencieux, certains hochaient la tête, le regard vide. « Que diriez vous si une chance s'offrait a nous? Une chance de changer l'humanité? La rendre meilleur? »Continua Nathan, sa voix plus forte encore, résonnait dans la grande salle du conseil. L'attitude changea, certains éclatèrent de rire tandis que d'autres le dévisageait comme si il avait été un fou dangereux évadé d'un asile. C'est finalement Jeff qui se décida a prendre parole et qui le coupa d'une voix agacée : « Viens en directement aux faits, Nathan! ». « Les faits? Ils sont très simple, en soi : je vous propose de changer notre monde d'origine et de quitter celui ci, trop faux, trop parfait, trop hypocrite... » répondit le tyran en fixant le représentant des verts avec un regard qui frollait la pitié méprisante.
Loann se leva, soupirant lourdement. « Si c'est pour entendre ce genre de conneries... » Maugréa il avant de quitter sa place, ne tardant pas a être suivit de sa garde du corps autoproclamée, Akai. Nathan fit un geste de la main dédaigneux, bien que regrettant de perdre la crédibilité du groupe des rouges, sur lequel il se basait principalement, pourtant, il leur jeta un coup d'oeil : ils l'écoutait toujours. Alors il continua : « Oui, changer le monde, celui d'ou Astrid nous a tirer, il est temps d'y revenir, pour le faire briller comme celui ci! Mais d'un véritable éclat! » Ajouta il d'un air sur, déjà convaincu lui même de ses paroles. Mia leva la tête, mi amusée, mi méprisante, puis déclara au nom de tout les oranges : « Ton discours est fort intéressante, tyran, mais tu comprend bien qu'il ne convainc aucun d'entre nous, trop utopique... ».
Nathan lui souris d'un air ironique et répondit calmement qu'il ne lui en voulait pas, sachant bien que les oranges n'étaient pas vraiment du genre a agir pour les autres. Il ajouta aussi qu'une grande partie de ce groupe était d'ailleurs constitué de poltrons lâches et peureux, sauf pour intéressantes exceptions. « Tu ose...! »Gronda la jeune fille, outrée. Nathan s'escusa en quelques paroles : « Pourquoi cacherais-je le fond de ma pensée? Je n'ai pas le mérite d'être hypocrite, malheureusement! ». L'assemblée s'emplissait peu a peu de murmures furieux, une voix fendit la foule, c'était celle de Will le nord-irlandais au sang chaud. « Ce que tu dit n'a aucuns sens! On ne peu pas quitter ce monde! » Répliqua il, furieux. Le chef de la milice fit un geste brusque de la main pour demander le silence.
Tous se turent, il repris donc : « Nous y voilà, en théorie, il est en effet bel et bien impossible de quitter le rêve d'Astrid, mais pas en pratique, ce qui a été créer par une énergie peu être détruit par cette même énergie... ». Jeff pris alors la parole et répondit d'un ton neutre : « Astrid détruirais donc son propre monde? Pourquoi le ferait elle? Parce que tu lui demande? Ne rêve pas trop... ». « Qui a dit de demander? Si Astrid ne nous accorde par le droit de choisir notre destin, nous le prendrons de force! » Rugit le rouge. Tous s'affolèrent alors, surtout du coté du groupe bleu, ou Tomoe fit un sursaut brusque et murmura que c'était de la folie. Une voix s'éleva du coté des jaunes, c'était la jeune Enola, rugissante comme un lion : « TU NOUS PROPOSE DE TUER ASTRID, ESPECE DE MALADE! ».
Nerina observait maintenant, silencieuse, le conflit, croyant a peine ce que venait de déclarais celui pour qui allait ses sentiments. Ce dernier, répliqua d'ailleurs d'une voix forte : « Pourquoi se compliquer la vie a vouloir s'en prendre a Astrid si on peu obtenir la quintessence de sa force en absorbant le pouvoir des esprits élémentaires? ».Puis Ewan réclama la parole, on fit donc silence pour le laisser s'exprimer. « Je....Je veux bien t'aider dans ton projet, Nathan, mais il me faudrait la confirmation de ce que tu dit, la preuve que c'est vrai... »Fit il avant de se rassoir. Le silence revint tandis que son groupe restait silencieux, divisés sur la question en raison de la divergence des cas.
« Je n'ai aucunes preuves que ce que je dit sois vrai, justes quelques observations donnant lieu a des conclusions sans doutes trop hâtives, mais qui ne tente rien n'a rien, je connais ton désir de revenir dans notre monde, Ewan, et je te promet qu'on y arrivera! » Répondit Nathan, un sourire aux lèvres, ravis du soutient, même divisé, des violets. Jeff soupira et se releva, il était las de toute ses bêtises, et il avait besoin d'y réfléchir aussi, en silence! Il quitta le conseil comme l'avait fait Loann auparavant, frissonnant un peu lorsque la peau nue de ses bras rencontra l'air frais nocturne.
Il marcha hâtivement et silencieusement vers son logis, due confirmer son identité a trois troupes de la milice couleur qui faisaient leur ronde et rentra en claqua la porte, soudain énervé par tout le remue-ménage que faisait les larbins de Nathan. Mais quand il releva la tête, il se figea, la, devant lui, deux individus, dont un a terre, se tenaient au milieu de sa chambre, le premier soutenait le second qui paraissait inconscient, il tourna la tête vers lui, laissant apparaître deux yeux ambrés. « Je t'en prie, aide nous! » Cria il.
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Astrid Age : 24
Humeur : Changeante.

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message posté le Ven 7 Déc 2012 - 23:11 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Graouh graouh, la suite ! J'ai hâte de connaître le plan de Nathan *^* (pas tuer Astrid buhu ;w;)
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Yuma Age : 19
Humeur : Bueno o/.

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message posté le Sam 8 Déc 2012 - 15:04 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Waaaaaaw je viens de m'enfiler les 6 chapitres. C'top ! Continue.
Et on avait pas le droit à un bonus dis ? (CB..CB :D )
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message posté le Mer 12 Déc 2012 - 22:55 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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Chapitre 7
Raconte une Histoire avec un grand H
Les paroles en italiques sont tirés de la chanson Manhattan-Kaboul de Renault
[Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Feront toujours de nous de la chair à canon]


Ellio regarda son bras d'un air satisfait, il ne restait de l'ancienne blessure qu'une trace à peine visible, qui disparaitrais sans doute avec le temps. Il s'étirât lentement et remit rapidement sa chemise, ne prenant même pas la peine de l'attacher. Le orange se demandait encore comment ses blessures avaient pus guérir en une nuit, le dénommé Jeff était il si doué que ça ou bien...Non, sans doute un autre miracle d'Astrid, ça ne pouvait être que ça. Le représentant des verts, lui, était occupé a passer un coup de fil anxieux a un certain Loann. « Oui, Loann, elle s'en est pris a eux...Je sais, celui qu'on avait fiché en raison de sa dangerosité, oui...Il est avec moi... » Parvint il entendre. Fiché pour sa dangerosité? Comment ça? Il n'eut pas le temps de s'y attarder, déjà, un « QUOI » assourdissant se fit entendre a l'autre bout du fil, Jeff porta une main a son oreille douloureuse.
« Dit a ton copain Loann que c'est bon, je vais pas t'égorger... »Grogna de loin d'albinos, exaspéré par tant de bêtise. Loann lui jeta un regard amusé, du genre « je n'en doute pas » puis répondit a Loann qui gérait la situation, et que de toute façon, Ellio n'était pas un cas si dangereux que ça. « Mais, et la chose... » Fit la voix grisonnante de l'irlandais au bout du fil. « La chose, la chose, elle s'est calmée... » Répondit sèchement le russe en tournant un regard méfiant vers Ellio. Ce dernier su que Jeff était en train de parler des évènements de la nuit dernière...Ce salaud d'Aaron lui avait donc tout raconter ou bien le savait il déjà avant? Forcement, si il était fiché, ses sales fouines devaient épier le moindre de ses mouvements. Et avec cette Sophia qu'il connaissait a peine, il n'était décidément a l'abri nul part.
« Oui, ça me semble un bon plan, en effet...Ils se connaissent déjà? Parfait, parfait, bien, on fait comme ça, alors, moi, je continue de surveiller les agissements de Nathan. » Conclu enfin Jeff avant de saluer son collègue et de raccrocher. Il se tourna vers son invité. « Prépare toi rapidement, on viens te chercher... » Déclara il hâtivement en préparant lui même quelques affaires. Le orange le regarda, éberluée. « Qui? »Demanda il. « Tu connais la petite Aelys, non? Et bien tu va squatter chez elle, si je puis m'exprimer ainsi... ». « Hors de question. » Répliqua fermement Ellio. « Ah oui? Et tu va faire quoi? La milice te recherche, je te rappel, et avec ce que tu a fait, ils ne vont pas t'oublier de ci tôt! » Siffla Jeff. Il continua, comme lisant dans les yeux de son compagnon la question qu'y s'y posait : « Et oui, c'est Aaron qui me l'a apprit, mais je l'aurai appri de toute façon. J'ajoute aussi que non, tu ne pourra pas lui démonter la gueule, parce qu'il a préférer partir je ne sais ou... ».
Ellio se tut et baissa le regard, a quoi rimait tout ça? « Elle t'a demander de fonder un nouveau Reich, n'est ce pas? ». La voix de Jeff avait fendu le silence, le orange se figea, avant de hocher faiblement de la tête. « Et alors, tu lui a dit quoi? » Continua le vert. « Non, je lui ai dit non... » Fit Ellio « Je n'entrerais pas au service de cette folle, je la déteste déjà... ». « Pourtant, elle pourrais refonder un empire, comme celui que tu a connu... » Murmura Jeff, le regard vide de toute émotions. « C'est aussi Aaron qui te l'a dit ça? ». « Non, avec l'uniforme que tu porte, ça se devine... ». « Mon uniforme....Tiens, d'ailleurs, il est dans un sale état.. ». Jeff garda silence un moment puis repris, avec la même voix froide et insensible : « Tu veux que je te dise ce qu'il est advenu de l'Allemagne nazi et du "glorieux" troisième Reich? ».
Savoir ce qu'il était advenu de son pays? La guerre s'était elle terminée sur un échec ou une victoire? « Oui, va y, dit moi, je peu tout entendre... »Fit finalement l'orange. « Et bien, c'est simple, les américains une fois intervenus dans le conflit et le retournement de situation de la guerre éclair en Russie, l'Allemagne sera attaquée sur deux fronts, et tombera rapidement. Ce seront les russes qui prendront en premier la capital, et qui rejoindront les américains sur l'Elbe. Le Führer se suicidera peu après. L'Allemagne capitulera sans condition, et sera partagée, comme une colonie, entre français, russes, américains et anglais. Puis sera finalement séparée en deux par un mur construit par les soviétiques. Je te passe les détails mais en gros c'est ça...Le voilà, ton glorieux pays, écrasé et humilié, elle a de l'avenir ta dictature... ». Ellio garda silence un long moment et sentit une sorte de nausée monter en lui, il dégluti.
« Tu ment... » Souffla il avant de se couvrir le visage de ses mains. « J'aurais pus, mais il se trouve que j'étudiais assez bien l'histoire avant de venir ici... » Répondit Jeff. Ellio trembla, soudain, la voix dénués de sentiments du représentant des verts lui semblait insupportable, tranchante, sifflante. « TAIT TOI! » Cria l'albinos en se levant brusquement. « Je peu te paraître assez insensible, mais pour moi, ta guerre, ton Reich, c'est juste du noir sur blanc dans un bouquin de cours... ». « Tu ment! » Répéta Ellio « La grande Allemagne était puissante, elle ne serait pas tombée ainsi! ». « Un pays gouverné par un fou n'a pas d'avenir, aussi fier soit tu de ta nation, tu t'es juste laissé entrainer par Hitler par manque d'intelligence et par le besoin de devenir quelqu'un aux yeux du monde. Tu ne t'es même par rendu compte que celui que tu suivait a l'aveugle entrainait les tiens vers le néant... »Fit simplement Jeff en se détournant.

[Suis redev’nu poussière,
Je s’rai pas maître de l’univers,
Ce pays que j’aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile ? ]

Ellio hurla, cria qu'il allait le buter, s'emporta a renverser la table et a donner de violents coups de poings dans le mur. « Va y, butte moi, un de plus ou de moins, ça ne te fait plus grand chose... » Fit Jeff. Il était calme, totalement calme, ce qui insupportait Ellio, il aurait voulu voir de la crainte dans ses yeux, mais au lieu de ça, le vert le fixait et lui parlait d'une voix calme et posée. Il se foutait de sa gueule ou quoi? « JE VAIS TE CREVER, CONNARD, TU ENTEND! » Hurla il, il voyait rouge, la colère grondait en lui, mais aussi la tristesse, un horrible chagrin. « Tu n'est pas très crédible, le visage couvert de larmes... ». Et merde! Il n'avait même pas réaliser qu'il pleurait, il essuya ses joues humides d'un revers de manche avant de se diriger vers le fond de la pièce ou se trouvait un grand miroir mural. « Tu ment, tu ment! » Répétait il. Il fixait son reflet, y guettant la moindre trace d'une quelconque larme furtive.
Jeff s'approcha de lui, doucement, puis un sourire fin se dessina sur les lèvres du brun. « Alors, Ellio, tu pleure tes rêves brisés? Tu veux que je te dise ce que tu es? Tu n'es pas un soldat, tu est un lâche...Un espèce de lâche immature... ». « TA GUEULE! » Hurla l'albinos en donnant un violent coup de poing dans la glace qui se fendit immédiatement. Quelques gouttes de sang tombèrent sur le plancher clair. L'allemand regarda un long moment sa main meurtrie puis Jeff, soudain silencieux, finit par déclarer. « Tu devrais la passer sous l'eau...Aelys ne tardera pas a arriver, évite lui le spectacle... ». Il se retourna avant d'ajouter « Les bandages sont...Enfin, étaient sur la table, ils doivent être par terre maintenant, je te laisse le soin de chercher, j'ai du travail moi... ». Il entendit la porte d'entrée claquer et fut confronté au silence, alors, il posa sa tête contre le miroir brisé, et daigna laisser couler une larme le long de sa joue.
« Il ment, il ment, ce n'est pas possible autrement, Dieu, dites moi qu'il ment... » Souffla il. Il entendit la porte s'ouvrir puis une voix maladroite demander si quelqu'un était la. « Aelys, c'est toi? » Demanda il. Il en eu la confirmation lorsque la jeune fille entra dans la pièce. « Bonj...Euh...ça va? » Fit elle. « Oui, oui fait pas attention, je suis juste fatigué, fatigué de tout... » Murmura il, les yeux clos. « Ta main... » Souffla elle. « ELLE VA TRES BIEN MA MAIN! » Hurla il soudain, si agressif tout a coup que la rouge fit un bond en arrière. « Mais...Ellio...Je... » Balbutia elle. Ellio se repris, il n'avait plus affaire a Jeff mais a Aelys, qu'il trouvait assez sympathique...Il pouvait bien faire un effort non? « Désolé, Aelys, ça va pas très bien...C'est tout... ». La jeune fille ramassa une bande de tissus roulée par terre et l'invita a venir se rincer la main, il accepta sans protestation, l'esprit vide de toute pensées, brisé.
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Aëlys Age : 22

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message posté le Mer 12 Déc 2012 - 23:11 dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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J'aime ton histoire, même si tu mal-traite les personnages ^^

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Merci Pantsu pour l'avatar et pour la signa' ^^ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️
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message posté le dans Re: True colors:::Le reflet de l'histoire
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True colors:::Le reflet de l'histoire
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