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Aiko, Akio ~

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message posté le Jeu 27 Mai 2010 - 0:38 dans Aiko, Akio ~
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I- 1, 2, 3, oublie les faux-semblants.

    Prénom : Aiko
    Age : 16 ans
    Origines : Japonaises.
    Arrivée : Actuelle
    Manie, habitude : Mâcher un chewing-gum, sans le chewing-gum. ( Mâcher de l'air en gros )
    Groupe :


II- 4, 5, 6, qui es-tu ?

    - Akio, tais-toi tu veux !

    Les lèvres du jeune homme que vous observez depuis tout à l'heure se tordent. Elles semblent murmurer des choses, souffrir, sourire. Et pourtant, il est seul. Vous avez vérifié, il n'a pas de musique dans les oreilles, il n'est pas en conversation en "main-libre". Non, il est seul. Peut-être qu'il chante, qui êtes vous pour juger ? Oh non, vous ne jugez pas. D'accord, d'accord. Mais déjà, êtes vous sûr que ce soit un garçon ? Non, vous ne pouvez pas savoir. Vous vous êtes même sûrement dit " Elle est jolie ! " Ses cheveux noirs sont longs et fins, ils tombent gracieusement de chaque côté de ses épaules, et une frange couvre son front pâle. De ce que vous avez pu voir, il avait les yeux sombres. Des yeux accusateurs, malsains. Sombres comme la nuit et profonds comme les abysses. Vos pensées sont bien sombres, ce soir. Mais c'est normal, une aura de ténèbres se dégage du jeune homme. En plus, vous l'observez depuis longtemps. Il vous fascine, vous vous demandez ce qu'il a. Après tout, il n'a rien d'un fou. Non, ses vêtements sont un peu sombres, noirs semblerait-il, mais il n'a rien d'un fou. Il n'a pas cet air hagard, farouche, déboussolé, perdu, des fous. Il n'a pas les cheveux ébouriffés, emmêlés, sales, arrachés, des fous. Il n'a pas ces habits trop petits, trop grands, rapiécés, dépecés, des fous. Non, il n'y a que ses lèvres, qui murmurent alors qu'il n'y a personne. Quand il a levé la tête, il mâchait un chewing-gum. Même si, vous ne pouvez pas le savoir, il n'en avait pas. Sa peau vous a semblé pâle, comme la Lune. Mais la forme de son visage était plutôt jolie. Un peu féminine, même carrément androgyne. Mais ça lui confère un charme, c'est ce que vous avez pensé. A présent qu'il vous fixe de son regard perçant, vous vous éloignez.

    Lui, il continue de scruter l'horizon. Il n'y voit rien, rien du tout. Mais ce n'est pas grave, il peut bien rester là encore longtemps. Oui, il n'a pas vraiment besoin d'action. Regarder les gens, les observer, les entendre murmurer, se tromper à son sujet, c'était plus intéressant. Observateur, c'était cela. Il observait le monde à longueur de journées. D'ailleurs, il lui paraissait toujours un peu moins beau. Parfois, il rejoignait son seul ami. Plutôt solitaire, il n'aimait pas les gens trop étroits d'esprit. Lui-même étant plutôt ouvert. Il le fallait bien, avec ce qu'il avait dans la tête. Car si il parlait seul, c'était à Akio. Akio, la voix dans sa tête. Celle qui ne cessait de lui murmurer des horreurs, des réflexions, des promesses et des mensonges. C'est pour ça que rester avec des gens lui était plutôt impossible. Si il n'arrivait même pas à les entendre, comment leur répondre ? Néanmoins, si une personne aimable vient lui parler, sans l'insulter, sans le traiter de fille, un sourire agréable peut traverser son visage. Et il peut répondre gentiment, avec intérêt. Il s'éclipsera bien vite, mais qu'importe ? Il était plutôt gentil, après tout.

    A seize ans, il avait déserté le lycée. Réputé comme sécheur professionnel et comme insolent, il n'y mettait que très rarement les pieds. Ecouter des imbéciles parler de ce qu'il ne comprenait pas à longueur de journées l'avait très vite ennuyé. Puis finalement, il n'avait même pas réussi à le supporter. Surtout qu'Akio ajoutait toujours des commentaires. Parfois, vous le verrez parler pendant très longtemps, seul. Lorsqu'il entre dans de grandes discussions, il peut gesticuler et parler très fort, même si il est entouré. Ce qui lui a valut le titre de "Pauvre toqué" au lycée. Aiko a aussi une capacité à s'énerver très surprenante. Très susceptible, il pourra se mettre à vous hurler dessus pour peu que vous n'ayez pas dit les bons mots. Ou simplement si vous avez la malchance d'arriver dans un moment où il a mal à la tête. ( Fréquemment, donc. )


III- 7, 8, 9, Petite fille, c'est bien toi ?

    Elle voulait une fille. Une fille. C'était une obsession, il lui fallait une fille. Une fille, sinon rien. Mais elle était un peu contradictoire, alors elle se laissait la surprise. Le père, homme fuyant à tout prix les engagements, avait pris ses jambes à son cou en apprenant la grossesse de la femme. Ils étaient jeunes, il n'en voulait pas. Et puis, c'était rien qu'un coup sans amour, pour lui. Mais la femme voulait tellement une fille que finalement, elle l'avait gardé. Elle s'était promis qu'elle tenterait de ne pas être trop déçue quand on lui annoncerait le sexe de son enfant.

    - C'est un magnifique petit garçon !

    Et elle a vomi. C'était plus fort qu'elle. Elle avait tant espéré que ce soit une fille qu'elle était dégoutée à l'idée que cela puisse être un garçon. Et pourtant si. Bravant tous les raisonnements de bon sens, plongeant un peu plus dans la folie, elle lui avait donné un prénom de fille. Ca allait être une jolie petite fille. Elle mettrait des belles robes. Oh oui, une belle petite fille.

    - Aiko.

    On avait tenté de la raisonner, de lui dire que ce serait mauvais pour lui. Elle n'avait rien voulu entendre. Il s'appellerait Aiko. Ca lui ferait mal, ca lui ferait honte, mais peu importe. Elle s'en fichait, elle voulait une fille. Quand elle franchit la porte de l'hôpital avec son bébé dans les bras, les infirmières avaient murmuré qu'un enfant de plus aurait du malheur dans sa vie. Et elles avaient raison.

    Peu importe. Jusqu'à ses trois ans, l'enfant avait l'obligation de porter des robes. A l'époque, il ne trouvait pas ça grave, il ignorait être un garçon. Et sa mère était quelqu'un d'adorable. Elle l'aimait vraiment beaucoup. Tant que c'était une fille, elle l'aimait. Il avait des cheveux longs, des rubans roses. Mais il n'aimait pas tellement jouer aux barbies. Sa mère l'y obligeait, pourtant. Mais c'était une petite fille... Un petit garçon très gentil. Il aimait beaucoup faire plaisir à sa maman, alors il jouait aux barbies et parlait avec des filles. Il s'empêchait d'aller jouer dans les arbres ou aux Pokémon. Les fois où il l'avait fait, il avait reçu des corrections dignes de ce nom. Alors il avait arrêté.

    ~~

    - Maman, c'est quoi que j'ai entre les jambes ?

    Une question si innocente, si anodine pour un enfant d'à présent sept ans. Déjà qu’il aurait dû la poser beaucoup, beaucoup plus tôt. La gifle reçue était tellement violente qu’il s’en souvient encore à présent. Il a beaucoup pleuré, à la suite de ça. Quoi de plus normal ? Le pauvre enfant n’avait rien compris. Alors il avait demandé à sa maitresse, à l’école. A elle, on lui avait toujours présenté comme une petite fille. Absolument toujours. Et il cachait tellement bien son jeu que personne ne se doutait que c’était en fait un garçon. La professeur, bienveillante, crut d’abord à une blessure.

    - Ca te fait mal, c’est où ?

    Alors il avait soulevé sa robe et sa culotte. La maitresse avait poussé un cri et lui avait fait tout rebaisser. C’était choquant, dans un tel pays. Et le petit garçon restait encore dans l’incompréhension, on lui disait qu’il était une fille, et pourtant il ne s’y sentait pas bien. On lui connaissait d’ailleurs déjà des troubles plutôt violents. Une simple contrariété pouvait valoir un bon coup à quelqu’un. Même si un enfant lui volait juste un jouet. On le décrivait comme une fillette un peu trop nerveuse. Un peu violente.

    - Aiko tu... Si c’est une blague, ce n’est pas rigolo ! Pas rigolo du tout !
    - Je... Pardon madame... Je comprends pas ce que vous disez...
    - Dites, ce que vous dites. Aiko, ta question, elle est pas rigolote !
    - Je sais, madame. Mais maman elle veut pas me dire c’est quoi !
    - Alors, tu ne voulais pas me faire une blague... ?
    - Non, madame.
    - Aiko, tu es un garçon.
    - Hein ?
    - Je... Retourne t’amuser, je dois parler à quelqu’un.

    Et la maitresse était allée voir la directrice, qui n’en crut pas ses oreilles. Comment était-ce possible ? Un petit garçon habillé en fille, au sein de leur établissement ? D’abord, elle hurla sur la maitresse en l’insultant de menteuse. Puis elle consulta la fiche de naissance d’Aiko, c’était vrai. Aiko était donc un petit garçon.

    La mère fut convoquée, menacée qu’on lui enlève. Mais elle avait les bons mots, et tout resta comme tel. Personne ne sut qu’il était un garçon et on ne lui fournit pas d’explication supplémentaire.

    Cette mascarade dura encore jusqu’à ses onze ans. Mais déjà là, il était trop tard pour lui. Le petit garçon mâchait constamment, pour évacuer un stress. Les filles se moquaient de lui parce que : « Elle est bizarre cette fille, quand même. » L’uniforme qu’ils étaient maintenant obligés de revêtir lui allait plutôt mal, son visage n’était pas totalement celui d’une fille. Et puis, elle avait des idées bizarres, quand même. Alors très vite, il s’est retrouvé tout seul. Il comprenait que les filles n’étaient pas comme lui, mais pas ce qui était la raison de cela. Personne ne lui avait dit, personne n’avait eu le droit de lui dire. Cela aurait été mal vu. Sa mère devenait de plus en plus dure avec lui. C’était un miracle qu’il ait réussi à y croire jusque là. Personne dans le monde n’avait jamais dû réussir. Déjà que personne n’aurait au cette idée stupide. Elle lui interdisait les sorties, d’aller dormir chez des amies, tout. Mais comme il n’avait plus d’amis, ça ne changeait plus grand-chose. Et là, une voix s’était installée dans sa tête. Une voix qui disait s’appeler Akio. Au début, il l’aimait beaucoup. Il l’écoutait constamment. Elle l’embobinait avec de jolis mots. Et ça a duré jusqu’à ce qu’on lui dise la vérité.

    - Aiko, viens me voir, s’il te plait.

    Sa professeur principale l’avait convoqué. La visite médicale datait de la veille et on avait dû l’informer.

    - Oui, madame ?

    Très poli, l’enfant s’inclina légèrement.

    - Je... Ca se passe bien chez toi ?

    L’enfant pencha la tête, perplexe.

    - Oui, je crois. Pourquoi, madame ?
    - Tu ne t’es jamais sentie... Différente ?
    Bah oui, Ai, t’es différente, non ?
    Il secoua la tête avant de répondre.

    - Comment cela... ?
    - Tu n’as jamais trouvé stupide les idées des autres filles ? Tu n’as jamais eu envie de grimper dans les arbres et jouer aux jeux vidéos ?

    Il fit un pas en arrière. Si sa mère savait ! Il se ferait tuer.

    Allons, Aiko, elle te tuera un jour, de toute manière.

    - Euh... Si, enfin non. Pourquoi... ?
    - Aiko tu... Tu n’es pas une fille.
    - Pardon ?
    - Tu n’es pas une petite fille. Tu es un garçon, tu n’as rien à faire dans des robes. Tu ne devrais pas porter des petits noeuds, tout ça. Tu... Tu me crois ?
    Bien sûr, que tu la crois. Tu n’es pas normal, Ai. Tu n’es pas normal. Anormal.
    - Je...
    - On va faire ce qu’il faut, ne t’en fais pas.

    Pour toute réponse, l’enfant s’évanouit.

    ~~


    Finalement placé en foyer et convaincu d’être un garçon, Aiko n’avait pas tout perdu de ces nombreuses années en tant que fille. Ce n’était pas facile. Il fallait s’habituer à tout. Réussissant presque à retrouver une normalité, Aiko se faisait toujours malmener par sa conscience. Cette maudite chose ne voulait pas le laisser tranquille et il devait lui intimer de se taire. Alors finalement, on continuait de l’éviter. Et puis, un garçon avec les cheveux longs, c’est pas normal.

    A ses 16 ans, Aiko avait finalement un ami. Un ami qu’il appréciait beaucoup. Beaucoup trop, sans doute. Il l’aimait, oui. C’était son meilleur ami. Ils partageaient tout ensemble. Aiko était heureux avec lui. La voix ne lui disait plus grand-chose, ça allait mieux. On voyait qu’il faisait des progrès considérables en dépit de son absentéisme chronique au lycée. Ca, on avait cessé de le lui reprocher. On comprenait à peu près que ça ne soit pas si simple. Et puis de toutes façons, ça ne servait à rien, il n’écoutait pas. Il était presque constamment inaccessible, injoignable. Mais là, il allait mieux. Alors on s’en contentait. Mais ça ne pouvait pas vraiment durer, bien sûr.

    - Eichi, je peux te parler... ?
    - Oui bien sûr, qu'est-ce qu'il y a ?
    Allez ! Dis-le ! Dis-lui !
    - Je t'aime...

    Et il a éclaté de rire. Un rire jaune, sinistre. Un rire moqueur, mauvais. Aiko n'a rien dit, il l'a laissé agir. C'était forcément nerveux, nerveux. Ca ne pouvait qu'être nerveux. Il allait arrêter et dire autre chose. Il ne pouvait pas se moquer éternellement de lui. D'ailleurs, il s'arrêta de rire. Son regard bleuté se posa sur l'androgyne.

    - Tu es sérieux là, mec ?
    - O...Oui.

    Eichi l'a giflé. Il l'a giflé, lui a craché dessus, l'a insulté et est parti. Aiko était déboussolé, totalement perdu, déséquilibré. Il se sentait sale, très sale. Et dans sa tête, on ne cessait de susurrer :

    Tu l'as bien mérité ! Bien fait ! Ca t'apprendra ! Tu verras ! Je suis là. Tu vas m'écouter maintenant. Tu es sale, tu sasis. Tu es sale et seul. Surtout seul, surtout sale. Tout seul, tout seul, tout seul, tout seul.

    Ce soir-là, il a erré. Erré pendant des heures, perdus dans des pensées qui ne menaient à rien. Il se sentait vide. Totalement vide. Il pleurait, comme une fille. Il trébuchait, se relevait, titubait. Et puis il s'est senti étrange, tellement étrange.

    Tout à coup, tout fut noir. Puis un faisceau lumineux surgi de nulle part s'avança vers lui, laissant voir une fille. Une petite fille. Il eut envie de vomir, il était une fille. Mais déjà elle le fixait, de son regard perçant. Et elle lui parlait, dans une langue qu'il ne connaissait pas. Mais il comprenait tous les mots, tous. Comme si c'était sa langue natale.

    « Bienvenu dans le rêve d’Astrid ! Astrid s’ennuyait toute seule… Alors Astrid t’a vu, et Astrid a voulu jouer avec toi ! Veux-tu jouer avec Astrid ? »


    Et elle se mit à frapper dans ses mains. Ca produisait des sons tellement désagréables dans ses oreilles qu'il répondit oui. Juste pour qu'elle se taise. Mais elle se mit à chanter joyeusement. Akio s'infiltrait si bien dans la chanson que finalement, il ignorait qui il inventait ou pas.

    « Astrid choisit une couleur, Astrid choisit une couleur !
    De quelle couleur va-t-elle te peindre ?
    Elle va te peindre en ROUGE !
    Rouge passion, rouge colère… Et sang !
    Elle va te peindre en ORANGE !
    Orange, centre de l’univers… Au milieu des moqueries !
    Elle va te peindre en JAUNE !
    Tu seras heureux à jamais… Quelle illusion !
    Elle va te peindre en VERT !
    Vert, la chance te guidera mais… Mais ? Mais ?
    Elle va te peindre en BLEU !
    Peur dans les plaines abyssales… Oui ! Aies peur !
    Elle va te peindre en VIOLET !
    Tes souvenirs te feront mal… Ca fait mal, hein ?
    Elle va te peindre en INDIGO !
    Ta folie tu ne pourras que craindre… N'est-ce pas ?
    De quelle couleur va-t-elle te peindre ? »


IV- 1, 2, 3, Qui est là ?

    Pseudo : Morphine, sinon as you want !
    Comment avez-vous trouvé ce forum ? Partenariat avec Les Petites Filles Modèles
    Avez-vous des suggestions pour l’améliorer ? Nop.
    Avez-vous des remarques à faire ? Bah euh, l'histoire de mon personnage est un peu tirée par les cheveux. Si c'est trop, je peux la refaire en entier =)
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Astrid Age : 27
Humeur : Changeante.

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message posté le Jeu 27 Mai 2010 - 19:01 dans Re: Aiko, Akio ~
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(non, pas besoin de la refaire, elle est trèèèèès très bien <3)

« Pour toi, petite poupée que l'on a abandonné après avoir joué avec elle, objet usé jusqu'à la corde, souillé par des voix méconnues des autres, Astrid choisit l'INDIGO ! »
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Invité Invité

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message posté le Jeu 27 Mai 2010 - 20:50 dans Re: Aiko, Akio ~
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    « Pour toi, petite poupée que l'on a abandonné après avoir joué avec elle, objet usé jusqu'à la corde, souillé par des voix méconnues des autres, Astrid choisit l'INDIGO ! »


    Voilà qu'on lui remettait ça. De nouveau, une violente nausée lui secoua le ventre. De nouveau, il était une poupée, une gamine égarée, une pauvre petite folle. Une poupée, une poupée dont on se sert, dont on use à l'infini. Une poupée que tout le monde piétine. Une poupée avec laquelle on joue, qu'on défigure jusqu'à ce qu'elle ne ressemble plus à rien. Qu'elle ne ressemble plus à ce qu'on voulait en faire. Alors on la met sous le lit, on la met là et on l'oublie. Qu'est-ce qu'elle avait dit ? Indigo ? Et avant ? Indigo... La folie. Ah, elle est bien renseignée sur toi. Aiko voulut cracher sur sa conscience, et sur cette gamine. Mais déjà, tout était noir. Il était de nouveau seul, au milieu du néant. Il ne savait pas si il avait les pieds au sol, si il était en chute libre, la tête en haut, en bas. Il n'en avait aucune idée. Ca lui faisait un peu peur, très peur.

    Ai, chérie, t'es pas toute seule. Je suis là, toujours là. Tu verras, tu verras. T'es pas toute seule, petite poupée. Petite paumée, pauvre trainée.

    Et finalement, la solitude lui paraissait beaucoup plus douce. Mais ses réflexions n'eurent pas le temps de s'approfondir. Apparemment, quand la fille... Astrid, disait quelque chose, elle ne faisait pas semblant. Il était allongé, dans un lit. Et tout, absolument tout autour de lui, était indigo. Les murs avaient tous pris cette couleur. La pièce était pratiquement vide. Mais la couleur semblait suffire à remplir la pièce. D'un autre côté, ses chambres avaient toujours été plutôt primaires. De la chambre rose de petite fille à la chambre blanche et impersonnelle du foyer, celle-là semblait superbe. Un peu inquiet du silence assourdissant qui régnait, il se demandait si il n'était pas finalement mort. Ses mains partirent à la rencontre de son corps, pour en reprendre possession. Ou en prendre possession. Il n'avait jamais eu son corps. Mais qu'importe, il avait remarqué une tâche sur son poignet gauche. Et comme il s'y attendait, elle était indigo. Même si cette couleur était mieux que le rose, la voir partout commençait à ronger ses nerfs assez peu solide. Il se leva donc, décidé à trouver des explications. Habillé, remonté, énervé, libéré de la voix (qui attendait sûrement une bonne opportunité pour lui faire mal) il se dirigea vers la porte sans plus de cérémonie. Aiko se ravisa, soudain envahi par une légère crainte. Qu'y avait-il, de l'autre côté ? Une réalité ? Un néant ? La mort ? Mais en fait, il pensait déjà y être. Avec la montée du stress, il s'était mis à mastiquer beaucoup plus fort son chewing-gum imaginaire. Sa main tremblait légèrement sur la poignée. Il ne comprenait plus grand-chose. Il se demandait où était le vrai, où était le faux. Entre sa vie de gamine, sa vie d'adolescent, ou celle qu'on allait lui offrir maintenant.

    Et quelque part, dans une autre réalité, un garçon tentait vainement de téléphoner à son ami.
    Formuler des excuses, implorer le pardon.
    Mais la ligne restait désespérément coupée.
    Aiko avait disparu.
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message posté le Ven 28 Mai 2010 - 15:09 dans Re: Aiko, Akio ~
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Buuuhuhu, la fin est trop triiiiiste ;____; donc j'aime <3

Validé INDIGO !
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message posté le dans Re: Aiko, Akio ~
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Aiko, Akio ~
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