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[Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow

Griselda Age : 19
Humeur : je ne suis jamais en colére, sauf quand je suis en colére...

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message posté le Mer 9 Juil 2014 - 20:56 dans [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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La conteuse est descendue des cimes enneigées pour la première fois pour se rendre à la ville foraine. Astrid ayant donné un rendez-vous magistrale à toute ses couleurs à ce même endroit, la place est bondée de monde, chacun veut savoir ce qu'il se passe. C'est alors que la voix de la conteuse s'élève, calme et neutre, expliquant tout simplement aux couleurs impatientes que la ville foraine sera coupée du reste du territoire d'Astrid le temps du jeu.

Un Jeu?

Et oui! Astrid s'amuse un peu, apparemment. Elle a décidé de jouer à un jeu assez récent, qu'elle a découvert via un ancien ami à l’extérieur, il y a de ça très longtemps, pendant cette courte période qui a plongé le rêve dans les ténèbres. Elle a esquisser un sourire en s'en rappelant. Puis une idée, une idée étrange a germer dans sa tête..

C'est alors qu'elle a décidé d'imposer ce petit jeu à ses couleurs, cloitrés dans la ville foraine. Certains d'entre eux seront des loups, certains encore de simples villageois, et d'autres auront un rôle bien précis.
Tout joueur éliminé sera considérés comme mort.

Mort? Mais il ressuscitera, après, n'est-ce pas?

Non, il sera mort, il ne reviendra pas...

C'est un choc, la foule s'agite, certains hurles, d'autres pleurent. Comment Astrid, la si gentille Astrid peut-elle faire ça à ses propres couleurs? Les enfermer dans un abattoir urbain et les contraindre à la tuerie de masse?

Comme si ils avaient le temps d'y réfléchir...

Dans la paume droite de chacun, un symbole est apparu, mais lorsqu’ils tentent de le montrer à leurs camarades, ces derniers ne voient rien. Ainsi marqués comme du bétails, les couleurs demandent explication à la conteuse. Quel est ce jeu? Que représente ces marques que seul le porteur de celles-ci peut voir?

La conteuse répond patiemment aux questions posés : Ce jeu se nomme Les loups-garous de Thiercelieux. Et ces marques, elles définissent quelle rôle jouent les couleurs :

Si vous voyez un loup, c'est que vous êtes un loup-garou, et que vous serez contraints, la nuit, de tuer quelqu'un en meute, pendant que tout le monde dort, et vous vous camouflerez parmi les habitants le jour.

Si vous voyez une simple silhouette humaine, vous êtes un villageois. Vous voterez chaque jours pour mettre à mort un individu tout en sachant que les loups-garous votent avec vous.

Et si c'est une autre marque? Et bien...Il faudra demander des explications en privé à la conteuse, car à présent, elle endossera le rôle de narratrice.

Seule différence avec le jeu original, le rôle du Capitaine est donné au hasard, et c'est lui, qui, le temps du jeu, deviendra le chef incontestable de la ville.



VOILA, c'est le résumé de ma fic qui retracera l'histoire de ce Survival Game, qui devra résoudre deux mystères : qui est qui et pourquoi Astrid a mis en place ce jeu macabre? Vous vous doutez bien que c'est un peu ambitieux de ma part/VLAM

Enfin bref, l'histoire se centrera sur un groupe de personnages principaux et leur lot de personnages secondaires. Il y aura Amir, Ellio, Qwil, Nathan, Ruka, Sophia et Akai. Certains choisirons de faire du chacun pour soi, d'autre choisirons de protéger quelqu'un et certains encore, choisirons de comprendre la raison qui a pousser Astrid à organiser ce jeu.

Mais une chose est sure : Une personne meurt le jours, et une autre meurt la nuit. Le temps leurs est compté.

Et pour ceux qui connaissent pas trop les régles du jeu, c'est ICI
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Griselda Age : 19
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message posté le Ven 11 Juil 2014 - 20:36 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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Prologue

La pièce était vide. Enfin presque, il n’y avait qu’un lit qui lui servait de refuge, une petite commode servant de table de chevet, une chaise blanche métallique et une fenêtre aux larges rideaux qui se balançaient au gré du vent. Si il y avait d’autres objets, Astrid ne les voyaient pas, son regard était plongé dans le bleu du ciel, ce bleu infini et sans limite. Elle pensa un instant que c’était l’une des seules choses magnifiques en ce monde. Puis elle fut interpelée par un grincement, sans doute une porte qui s’ouvrait. Oui, c’était bien une porte, c’était même celle de sa chambre, bien qu’elle ne se soit pas rappeler que sa chambre ai une porte.
« Astrid ? »Une voix timide, presque effrayée, un peu comme la brise qui s’engouffrait par la fenêtre parvint doucement aux oreilles d’Astrid. Elle ne répondit pas, elle ne tourna même pas la tête. Pourquoi le ferait-elle, pourquoi quitter la beauté des yeux ne serait-ce qu’entre-apercevoir la laideur ? Alors puisqu’il fallait qu’elle se fie au son, elle écouta attentivement ce qui se passait hors de son champ de vision. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait faire ça puisque la personne entra sans faire de commentaires. Puis sa voix retentie à nouveau, légère, fragile et mélancolique, comme un papillon qui se pose doucement sur le rebord d’une fenêtre pour y mourir. « Comment s’est passé ta journée aujourd’hui ? ». Il semble que la voix se fond dans le vent à l’oreille d’Astrid, oui, c’est ça, c’est comme si le vent lui parlais.
La jeune fille ferme les yeux, cette voix…Cette tristesse, les yeux d’Ewan lui viennent en tête, une personne réduite au néant, devant s’appuyer sur sa seule attache familiale restante : une folle. Alors c’est comme ça que cette voix la considère aussi, comme une folle ? Elle tourne lentement la tête vers la voix, qui obtient alors un visage, et se décide enfin à parler : « Bonjour Maman ». C’est étrange, elle avait même oublié l’existence de sa mère. Qu’a-t-elle put oublier encore ? « A…Astrid…C’est important…C’est…C’est à propos de ton monde…Et de tes couleurs ? » Murmure la femme aux cheveux blancs, délavés et décolorés par les malheurs de la vie. Tiens, d’ailleurs, c’est vrai que ses yeux ressemblent à ceux d’Ewan, elle irait bien dans le groupe des violets…
« Tu n’y crois pas. » Finit par déclarer Astrid après une longue attente de la part de sa mère, assise sur son lit, les yeux mi-clos, observant quasi-fascinée les nervures des veines de ses poignées, d’une étrange couleur bleutée derrière un rideau de peau. « J’ai fait des recherches » reprend la vielle femme « Tu sais, à propos des personnes que tu as dans ton rêve… ». Elle gagne en assurance. Tiens, en y repesant d’ailleurs, elle n’est pas si vielle que ça, sa mère, mais elle ressemble à la conteuse. Quoique la conteuse est vraiment très vielle. « Je n’ai rien trouvé à propos de cette Iris… »Commence-t-elle. « Elle s’appelle Elsa. Elsa Campbell. » Coupe froidement Astrid. « Elle ne s’en souvient jamais, c’est pour ça que je l’ai surnommé Iris. »Ajoute-t-elle, définitivement sur la défensive.
Elle en a assez, assez qu’on remette sans cesse son monde en question, elle a des couleurs à protéger, à consoler, à soutenir, à voir grandir intérieurement, peut-être. Astrid est un peu comme une mère avec ses enfants. Elles les aiment tous, même Sophia la cruelle, parce qu’elle était là lorsque la voiture impitoyable à foncer sur sa mère pour la tuer d’un seul coup, elle a senti le cœur de la petite russe bondir dans sa poitrine et quelque chose se briser en elle.
Elle aime aussi Mia, Mardi, la petite fille arrogante, parce qu’elle voit au plus profond de son cœur ce que même elle ignore, elle voit dans son cœur la jeune fille blessée, si attachée au regard de sa génitrice, qui a voulu voir dans ses yeux l’éclat de la fierté et du respect, mais qui n’as eu qu’une réprimande ingrate pour ses années de soumission loyale. Oui, elle était là, aussi, sur le seuil de la grande demeure, avec la jeune fille pleurant en larme, suppliant sa mère d’ouvrir. Elle était avec le Tyran aussi, lorsque son cœur s’est brisé en apprenant que son père le considérait à présent comme la vermine que lui –même méprisait tant.
Oui, Astrid a eu cents yeux, à travers les âges et a travers le monde, elle a ressentis la détresse, l’amour, l’amitié, la mélancolie, la peur, le gène. Elle a vu tous ces êtres chercher un chemin à leurs vies et se perdre dans le brouillard. Qu’y a-t-il de plus humain ? Comment peut-on mettre cela en doute ? « Elsa Campbell… »Répéta la mère après un long silence, très long, long comme le silence d’un général qui s’apprête à faire un discours de guerre. Oui, Astrid sais ce que c’est, elle a deux où trois soldats dans son rêve. En y réfléchissant bien, elle devait en avoir plus. Ce sont les pires de tous, de véritables poupées cassées abandonnés par un dictateur sans cœur. Même un enfant a plus de respect envers ses jouets. Mais la femme l’interrompt encore une fois dans ses pensées. Sa voix est tremblante, comme si elle était en colère, mais triste et effrayée aussi. « Elsa Campbell n’existe pas. » Conclu-t-elle en tremblant.
Astrid se retourne brusquement, quelque chose brule dans son ventre, remonte dans sa gorge, l’empêche de respire. Du feu, oui, c’est du feu, elle va déverser un torrent de lave. Mais ce n’est pas de la roche liquide qui sorte de sa bouche, c’est un cri, un cri de rage. « Iris existe ! Je m’en fiche si tu n’y crois pas ! Elle existe, et je le sais ! Si tu ne l’as pas trouvée et bien c’est que tu n’as pas cherché assez loin ! ». Si elle pouvait bouger les jambes, bon sang, si elle le pouvait, elle se dresserait de tout son être, perchée sur son lit. « Mes couleurs, toutes mes couleurs sont malheureuses, maltraités, abandonnées par des gens du monde le plus cruel qui soit, comme toi ! Des gens qui s’occupent des choses des grandes personnes, et qui piétinent leurs sentiments ! Si je les abandonne pour ton monde réel comme tu dis si bien, qui s’occupera d’eux ?! TU NE CROIS PAS QU’ILS ONT ASSEZ SOUFFERT ? ».
Astrid hurle, elle a le visage rouge, et les joues poisseuses de larmes. Elle pleure, elle pleure pour la maison brulée de Nina, pour la sœur morte d’Amir, pour la solitude de Qwil, elle pleure pour toutes ses couleurs, si seules, si fragiles, si faible. Les laisser seuls, pour retourner dans un monde aussi laid ? « Tu ne comprend rien, tu confond tout ! »Hurle-t-elle encore, avant de reprendre son souffle d’une respiration sifflante. Sa mère se tient à présent debout, les yeux grands ouverts, elle ne bouge pas, elle ne dit rien, elle est rouge. Astrid aimerait bien que la vielle femme ferme ses yeux, car à présent, ils sont si effrayants qu’elle doit baisser les siens.
Puis tout va très vite, Astrid sans deux mains pleine de violence lui agripper les épaules et la secouer avec la brutalité d’un ras de marée. « Astrid ! C’est ta maman qui te parle ! Je…Je sais que depuis toute petite tu as eu une grande imagination…Mais...Mais…MAIS TU DOIS REVENIR ! Tu comprends ? Toutes ses personnes, tu les as inventés parce que tu es seule, c’est ça ? Parce que tu avais besoin de quelqu’un pour porter tes malheurs ? Je…Je suis désolée ! J’aurais du freiner à temps, j’aurais du ! Tu pourrais encore marcher, je sais, c’est ma faute mais… »La femme s’effondre, la colère est parti, il ne reste plus que le chagrin mêlé de désespoir… « Mais je t’en supplie, mon bébé…Reviens… »S’étrangle-t-elle enfin avant de fondre en larmes.
Astrid reste muette…Quelque chose s’est brisée en elle à présent. Elle baisse les yeux vers sa mère, son regard dois faire peur à présent, elle le sait, elle le sent. Elle le lit dans les yeux de la femme qui lui fait face. « Ils existent…Je te le prouverais… ».






Chapitre 1



Que la parti commence


C’était plutôt une journée ensoleillée, comme toutes les autres en fait. Voilà une semaine qu’il n’y avait pas eu une seule goutte de pluie pour s’écraser sur le sol de la ville foraine, juste le vent qui s’intensifiait parfois, mais rien de plus.  En y réfléchissant bien, Amir n’aimait pas ce calme, pas que le fait qu’il vienne d’un pays au trois quarts désertique l’ai complètement blasé du soleil mais ce calme plat était justement trop plat pour être honnête. Il trouvait cela stupide de se méfier du soleil, cependant, il cherchait une raison à cette crainte subconsciente dans son esprit mais n’en trouvait aucunes. Il avait finit par se trouver lui-même assez stupide.
Cependant, cette journée était la plus spéciale de toute, le vent ne soufflait pas, la chaleur était étouffante, comme si Astrid avait oublié d’étendre le four et de gérer les vents, ou bien que quelques unes de ses créatures avaient choisis de faire grève pour une hausse de salaire ou une amélioration des conditions de travail. Il eu une esquisse de sourire à cette pensée et se tourna vers la gamine qui avait choisi de le suivre comme son ombre jusqu’à obtenir son tour de taille pour lui faire un costume de nain vert avec une épée en plastique recouvert de carton-pâte. « Il fait chaud, tu trouve pas ? ».
La gamine, qui ceci dit en passant s’appelait Nina hocha la tête sans toutefois répondre clairement, en continuant d’entamer sa glace Cerise-noisette qui commençait à fondre sur ses doigts. Cette glace avait couté trois poils de menton, pas un de plus, et déjà trois de trop pour Amir qui avait alors abandonné l’idée de se prendre une glace miel-coco-pistache supplément chantilly et sauce Nutella. Parce qu’il y tenait à ses poils de menton, que ça lui donnait un certain genre, et que ça le rendait viril, avait-il dit à Nina qui insistait pour qu’il se lâche et commande la glace qui était l’objet même de son fantasme. Amir avait répliqué en rallant qu’on en reparlerait quand elle saura ce que voulais dire fantasme et ne s’était pas gêné pour la traiter de petite pucelle. Depuis, elle lui faisait étonnamment la gueule répondant à ses questions par de simples hochements de tête grognons.
Après une longue période à marcher dans les rues brulantes, Amir finit par essayer lamentablement de s’excuser, action auquel il n’était pas vraiment habitué. « Bon, écoute… »Commença-t-il en marquant une pause, ne savant absolument pas ce qu’il pourrait dire pour demander pardon. « Je ne savais pas que tu connaissais la signification de pucelle, tu vois. »Ajouta-il hésitant avant de jeter un œil vers la petite jaune qui restait muette. « Euh…Rassure-moi, tu sais ce que ça veut dire ou tu me fais la gueule parce que tu as l’impression que ça veut dire quelque chose de très insultant ? »Demanda-t-il intrigué et inquiet. Et le regard qu’elle lui lança constitua à lui seul une réponse, un de ces regards noir qui font froid dans le dos. Ok, donc elle sait ce que veux dire pucelle, et ça lui as vraiment pas plu du tout…Complexée ?
Encore après une lourde période de silence plus tard, Amir soupira et repris ses essais. « Tu sais, je peux te comprendre, c’est difficile à ton âge, enfin… »Il s’arrêta de parler, mauvaise méthode. En effet, Nina s’était mise à marcher rapidement comme pour le dépasser et son visage était devenu aussi rouge qu’une tomate. « Attend, Nina ! »Fit-il en la rattrapant non sans mal. Un sourire malicieux aux lèvres, il finit par ajouter « Si tu ne veux plus être une pucelle, tu sais comment procéder, non ? ». Elle se retourna brusquement et le fixa dans les yeux…Il s’était clairement enfoncé… « Bon, je ne parlais pas de moi spécialement…Bon, d’accord, peut-être un peu mais…T’as pas un garçon que t’aime ? Ou une fille ? C’est ça, le problème ? T’aime les filles ? ». Ce fut le commentaire de trop.
Amir eu juste le temps de cligner des yeux avant de se prendre une gifle monumentale d’une gamine qui faisait quinze centimètres de moins que lui. Il cligna à nouveau des yeux en se frottant la joue, remis son masque à l’endroit et se décida enfin à poursuivre la jeune fille aux cheveux roses. « Attend Nina, c’est pas grave si t’aime les filles ! »Fit-il tout en la coursant à travers la grande rue bondée de monde, tout en bousculant les couleurs qui passaient par là et qui l’insultaient copieusement au passage. Mais les insultes, ce n’était pas grave, il leurs péteraient la gueule plus tard, le plus important était de garder Nina en vue. « Nina, je suis pas sur de tout avoir compris mais je suis très ouvert d’esprit, tu sais ! » Cria-t-il encore.
Il fit un brusque sprint pour la rattraper une bonne fois pour toute, bousculant très violement au passage un militaire à la couleur de cheveux improbable qui parut avoir une réaction plus vive que les autres en gueulant un truc qu’Amir n’entendit pas. Il saisit sa fugitive par le poignet et l’attira promptement vers lui. « Lâche-moi ! Sale…Sale… »Tenta-t-elle d’articuler entre deux reniflements et des crises de sanglots pitoyables. « Princesse, tu peux m’insulter autant que tu veux, ça me fait rien si t’aime les filles… » Fit-il doucement en l’attirant un peu plus vers lui. « Je…Je suis pas…Je suis pas…Lesbienne….Merde ! »Bredouilla-t-elle tout en relâchant sa résistance.
Amir soupira et esquissa le sourire d’un mec sincèrement désolé mais qui reste un gros con. « Milles excuses, ma gazelle, je me raserais tout les poils de mon corps pour t’offrir une autre glace… » Fit-il d’une voix douce. « Tain’…T’es vraiment trop con… » Maugréa la jeune fille avant de laisser le rouge la prendre dans ses bras. « Tu fais quoi au juste ? » Demanda-t-elle après un petit moment. « Je te réconforte, pourquoi ? » Déclara Amir sur un ton de mâle protecteur. Nina soupira, elle était toujours aussi rouge, mais au moins, l’envie de pleurer était passée. « Je te déteste… »Ajouta-t-elle finalement.
Amir aurait pus rester comme ça un long moment à câliner sa nouvelle victime si un parfait inconnu ne s’était pas présenté pour lui casser la gueule. « Hey, toi là, tu m’as poussé ! »Déclara l’inconnu qu’Amir mis un petit moment à reconnaître. Ah, les cheveux couleur blanc-gris et les yeux rubis. Le militaire de tout à l’heure qu’il avait failli foutre par terre. « Qu’est-ce que tu veux, grand-père ? Tu ne vois pas que je suis occupé ? » Fit Amir en poussant légèrement Nina sur le coté qui pour le coup ne comprenais plus grand-chose à la situation et prenait son compagnon de route pour un pervers. « Personne ne me pousse sans que je lui colle une balle dans sa putain de gueule, enfoiré ! »Répliqua le grand-père qui visiblement était très jeune pour un grand-père.
« Le seul enfoiré ici c’est toi, c’est bon, je t’ai poussé, et alors ? T’as pas trois cotes cassés à ce que je sache, et t’es toujours en vie, donc tu fais chier ton monde… »Soupira Amir en élevant brusquement sa capuche. « Puis désolé pour ta gueule mais je crois bien que c’était comme ça avant aussi, j’y suis pour rien ! » Ajoute-t-il en fourrant la main dans sa poche, touchant du doigt son pistolet, par pur reflexe en cas d’embrouille. « Sale fils de pute… »Siffle le soldat en sortant lui-même son arme, un vieux modèle de la dernière guerre. Alors cette fois, Amir ne rigole plus, il se cabre, ne bouge plus, et regarde l’albinos dans les yeux. « Pardon…J’ai mal entendu…Tu as bien dit fils de pute ? »Rétorque-t-il sur un ton complètement différent, parce que s’il y a bien une chose qu’il déteste par-dessus tout, c’est qu’on insulte sa famille.
« J’ai dit connard d’enculé de fils de pute »Rectifia l’albinos un sourire mauvais aux lèvres. « C’est quoi ton nom, trou du cul, que je le grave sur ta tombe avant de pisser dessus ? »Demanda Amir en approchant d’un pas. « Ellio, connard, et j’ai pas besoin de connaître le tiens parce que quand je t’aurais butter, je laisserais ton cadavre pourrir sur la route ! Tu te feras bouffer par les rats ! »Répondit donc le dénommé Ellio en pointant son pistolet de plus en plus proche de la tête de l’égyptien. « Ce serait dommage que tu sois tué par quelqu’un dont tu ne connais même pas le nom, Ellio, alors je vais te donner le miens quand même, c’est Amir, souviens t’en bien en enfer, d’accord ? »Réplique le rouge en imitant lentement les gestes de son rival.
La foule est maintenant silencieuse, regroupée autour des deux duellistes par pur curiosité morbide, Nina restant à l’écart, cernant encore assez mal la situation. « Va y, héro du temps, défait ton ennemi ! » Se met-elle alors à scander pour avoir l’air un peu moins perdue que le reste de la foule qui l’entoure. Encouragement sans grand succès puisque c’est à peine si Amir l’écoute. Puis la jaune dégrise vite, c’est sérieux, ils vont tirer. L’un d’eux va tuer l’autre. Ils vont tirer bon sang, ils vont… « HALTE ! »Retenti une voix forte et autoritaire. Nina soupire, avec un peu de chance, ce sont les autorités locales, le danger est passé. Enfin…Encore une fois, c’est un flop monumental pour ses espérances, tout le monde autour d’elle se bouscule pour laisser passer le trouble-fête et sa bande. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil pour voir qu’ils sont armés jusqu’aux dents. Dans quels ennuis Amir est-il allé se fourrer encore une fois ?
« On ne se bat pas sur mon territoire ! »Déclare le nouveau venu, un grand brun avec un costume à la mafieuse armé une batte de baseball cloutée à la main droite et un pistolet à la ceinture. « Ta gueule, Nathan, mêle-toi de tes affaires, celui-là il est à moi ! » Réplique l’albinos qui semble connaître à qui il à affaire. « Voyons, Ellio, tu sais pertinemment que je te laisserais t’amuser ici uniquement le jour ou tu aura rejoint nos rangs. »Répond calmement Nathan avant de se tourner vers Amir et d’ajouter de façon amicale « C’est valable pour toi aussi, du moment que tu sais tenir une arme, tu seras le bienvenu parmi nous !».Il regarde un instant les deux duellistes et conclu son intervention « Mais en attendant…FEU ! ». Ellio et Amir ont à peine temps de comprendre que l’un se prend une balle en pleine épaule et l’autre se retrouve avec un trou béant dans le cartilage de l’oreille droite.
« Espèce de sale… »Commence l’albinos en se préparant à exploser le crane du chef de gang quand soudain une voix stridente retentis dans la rue. Tout le monde stoppe l’action en cours et se tourne vers le bout de la rue, ou une jeune fille aux cheveux noirs charbon agite les bras en courant. « C’est incroyable ! » Crie-t-elle à tue tête « Astrid va venir sur la grande place centrale ! Astrid va nous parler ! ». Nina plisse les yeux, en y voyant d’un peu plus clair, la nana à les yeux vairons, c’est…C’est carrément trop la classe ! « A…Aëlys ? » Murmure Ellio en écarquillant les yeux. Nathan se tourne vers l’annonceuse de nouvelle d’un air sceptique. « C’est impossible » S’exclame-t-il « Astrid ne descendrais jamais ici, ça fait des années qu’elle ne se mêle plus aux couleurs ! ».
Un brouhaha s’empare de la foule. D’autres annonceurs apparaissent, Ellio disparaît, entrainé par Aëlys et Nathan  s’éclipse avec le reste de son dangereux gang. Finalement, le combat entre les trois individus n’aura pas eu lieu, Nina est soulagée, mais une sensation bizarre à l’estomac, comme une boule lui indique que quelque chose l’angoisse d’avantage. Elle as l’impression que quelque chose de bien plus grave qu’un simple duel vient de se produire, elle reste un moment perdue dans l’immensité de cette foule avant de se reprendre brusquement.
« A…Amir, il faut qu’on aille voir nous aussi ! »Dit-elle en entrainant le rouge par la manche. « Deux minutes, ma gazelle, j’ai un trou dans l’oreille si t’avais pas remarqué ! Alors évite de gueuler parce que j’ai MAL Á LA TÊTE ! »Réplique l’autre en pointant du doigt son oreille droite à moitié déchiquetée. Nina grimace de dégout mais se permet d’insister d’avantage. « Aller, c’est peut-être important, si tout le monde y va, c’est que c’est grave ! ». Amir soupire, grimace en enfilant sa capuche, lorsqu’un pan de celle-ci effleure sa blessure et saisi la main de la jeune jaune pour la guider dans la foule. Encore une foutue journée dans ce foutu pays de poneys multicolores et d’arc-en-ciel à la con.

Jour n°1
Mise en place des règles du jeu
La conteuse regarde son public, silencieuse, ne laissant paraître aucunes émotions malgré leur surprise à tous. La place est noire de monde, comme si tous les couleurs du monde d’Astrid s’étaient regroupés ici, son audience est assez large. Mais combien reste-t-ils encore, perdus dans les montagnes, ou bien dans la forêt ? Ou même dans le lac ? La petite Sonia, par exemple, elle ne peut pas…La conteuse s’arrête soudain en apercevant la jeune fille dans la foule, visiblement mal à l’aise sur la terre ferme. Pauvre petite, c’est loin d’en être finit pour elle. La terre ferme, elle va apprendre à la connaître, et ça jusqu’à la fin du jeu…Ah, oui, en parlant du jeu. La vielle femme se redresse, et d’une voix clair, forte et étrangement audible de tous demande le silence. « Bonjours mes chers petits, j’ai hélas bien des mauvaises nouvelles à vous annoncer » Déclare-t-elle« Pour commencer…Astrid ne viendra pas ».
C’est un nouveau brouhaha outré et incrédule, que la conteuse coupe presque immédiatement. « Deuxièmement… »Reprend-t-elle « Elle a…Organisé pour vous un jeu… ». Elle prend une grande respiration, ce qu’elle est en train de faire ne lui plait pas, mais alors pas du tout, à quoi joue Astrid, bon sang ? « Ce jeu se nomme les Loups-garous de Thiercelieux, il séparera la ville foraine, et par extension vous, mes petites couleurs, en deux camps… ».Elle regarde son auditoire, muet et attentif. « Il y aura les loups-garous, qui devront tuer une couleur chaque nuit, et les villageois qui devront voter pour tuer une couleur le jour, suspectant de la part de celle-ci qu’elle est un loup-garou. » Explique-t-elle en articulant chaque syllabe. Jeff, représentant des verts, s’avance d’un pas vers elle, stupéfait. « Par…Par tuer, vous voulez dire…La victime va ressusciter, n’est-ce pas ? ». « Non. »Répond froidement la conteuse « Tout joueurs éliminés est considérés comme mort, il ne reviendra pas. ».
Un immense ras de marée vocale envahie la foule, c’est impossible, Astrid, la gentille Astrid, faire ça ? Impensable ! Et pourtant, la conteuse reste de marbre. Elle lève la main, tout le monde se tait, comme s’attendant au pire. « Vous jouerez le rôle d’un loup-garou ou d’un villageois normal. Certains d’entre vous auront des rôles spéciaux que j’expliquerais à chacun d’entre vous en détails. Mais parlons du rôle du capitaine… ». Elle balaye la foule du regard, se demandant lequel d’entre eux endossera ce rôle. « Le capitaine est le gardien des villageois, ce qui fait de lui un traitre si c’est un loup-garou. Son vote compte pour double et ce rôle est cumulable avec un autre rôle. Dans un loup-garou normal, cette personne est élue, mais ici, elle sera choisie au hasard. ». Elle se tait un instant, laissant aux couleurs le temps d’assimiler puis reprend d’une voix grave « cette personne sera pendant toute la durée du jeu le maitre absolu et incontestable de la ville foraine, exceptée pour les mises à mort où il demandera l’avis des villageois et choisira à la majorité. ».
Soudain, un cri de surprise s’élève dans la foule, suivit d’autres, des marques sont apparus sur le dos de la main de chacun. Une seconde marque ? « Cette marque est temporaire, elle s’effacera à la fin du jeu, vous seul pouvez voir votre propre marque, exceptée pour les rôles officiels comme le capitaine ou le garde champêtre, son adjoint. Cette marque, vous l’aurez deviné, est et sera votre identité tout au long du jeu, quand elle s’illuminera et vous causera une sensation de brulure, alors vous devrez vous rendre ici, prenez cette brulure comme une sorte de convocation. ». Le silence est complet, plus personne n’ose parler, tous sont choqués, paralysés par cette annonce de mort imminente liée au hasard des soupçons de chacun. « Votre but sera de faire gagner votre camp…En exterminant l’autre. »Conclu-t-elle.
La Conteuse relève la tête, puis finit par demander d’une voix calme « Qui est le capitaine ? Qui possède une couronne au dos de sa main droite ? ». Un silence s’installe. Un moment de doute, chacun regarde sa main, certains avec angoisse, d’autres avec envie. Puis une voix, tout aussi calme et forte retenti. « C’est moi. ». Une simple phrase, la conteuse cligne des yeux. « Approche, mon garçon » Demande-t-elle comme elle le ferait pour un enfant. Le jeune homme s’approche, tranquille, presque fier de lui et montre à tous la marque brune gravée dans la chair de sa main.
« Sale enfoiré ! » Siffle le Tyran au passage du tout fraichement nommé capitaine, légèrement dégouté. Sa lieutenante, elle, se contente d’esquisser un sourire, trouvant de plus en plus intéressante la situation. Si tout le monde commence à envier le capitaine et si lui-même se sent flatté d’un tel rôle, la conteuse, elle, ne peut s’empêcher de le plaindre. « Pauvre gosse »Murmure-t-elle « J’espère qu’il est à la taille de l’emploi… ». Il y a tant de choses qu’ils ne connaissent pas encore, tant de choses qu’elle ne peut pas leurs dire, tant de choses qu’ils apprendront dans le sang et la peine…

Nuit 1


La nature humaine d'Emmy

La place était maintenant déserte. Il restait bien quelques personnes de ça de là qui discutaient d’un air grave mais c’était bien incomparable avec la foule qui s’était amassé quelques heures plus tôt. Emmy regarda dans sa paume, on aurait dit une brulure ancienne à première vue mais c’était bien la marque du jeu. Elle dégluti, en y réfléchissant, elle ne pouvait pas faire ça, elle ne pouvait vraiment pas le faire. Sa main se mit à trembler, elle dégluti, elle ne pouvait pas être une tueuse, pourquoi Astrid lui aurait-elle choisi un tel rôle ? Elle ne pouvait pas être un loup-garou ! C’était un rêve, un foutu rêve, n’est-ce pas ?
Elle se leva brusquement, elle devait marcher, réfléchir, remettre de l’ordre dans sa tête, et rien que l’idée que le jeu qu’elle pratiquait avec ses amis il y à peine quelques jours soit utiliser pour mettre en place ce genre de compétition morbide lui donna la nausée, elle se revoyait encore rire lorsque Roxanne avait fait la bourde d’avouer son identité. Si elle l’avait fait maintenant, elle serait sans doute morte... Puis, en y repensant, les loups-garous pouvaient voter aussi n’est-ce pas ? Non seulement elle devait tuer quelqu’un la nuit mais en plus, elle voterait pour en tuer un autre la journée tout en sachant que c’est elle qu’on veut mettre à mort…Elle mettrait à mort un innocent, bon sang…
La représentante des jaunes ne pouvait pas, c’était clair et net, elle ne pouvait tout simplement pas. Cette nuit, quand sa marque s’illuminerais et lui brulerais la paume, elle n’ira pas, même si ça fait mal. Elle restera cloitrée dans sa chambre d’hôtel, tout le temps du couvre-feu. C’est donc dans cette pensée qu’elle se dirigea d’instinct vers l’hôtel, beaucoup plus animé que d’habitude, en effet, tout le monde se renseignait sur la chambre qui lui avait été assigné le temps du jeu, et ou il devait se rendre obligatoirement pour le couvre-feu. Il y avait donc une coquette file d’attente qui grognait, discutait ou tapaient du pied d’impatience empaqueté devant les deux grandes portes vitrées, avec ces petits bonhommes sans visage qui en prenaient un par la main à chaque fois, les entrainaient à l’étage et revenaient seul pour en prendre un autre.
Emmy eu un sentiment de pitié pour ces pauvres créatures surmenées puis se dirigea seule vers sa chambre en contournant la file, elle en avait une assignée avant de toute façon, alors attendre n’était pas nécessaire pour elle. Elle ouvrit doucement la porte et la referma derrière elle sans faire de bruit, comme par peur de rompre le silence de sa petite chambre. Elle pouvait entendre au loin les discutions des autres couleurs, tout était vraiment plus bruyant maintenant, comme si l’hôtel était en surpopulation. C’était peut-être le cas en y réfléchissant. Elle parcouru sa chambre, en désordre, bien sur, elle n’avait jamais pris le temps de la ranger.
Elle se laissa tomber sur son lit et se mit à pleurer. Pour la première fois depuis longtemps, ses parents lui manquaient horriblement, elle se sentait seule, tellement seule, elle aurait voulu qu’ils soient là pour la protéger de ce cauchemars, elle aurait voulu rentrer chez elle, sauf qu’elle n’avait plus de chez elle, et que ses parents l’avaient surement oubliés pour s’occuper de sa petite sœur. Sa disparition n’avait sans doute fait pleurer personne, tout le monde s’en fichait surement. Et c’est dans cette pensée sombre qu’elle s’endormit, les joues encore humides de larmes.

Fin de Nuit 1-Début de Jour 2
Quelque chose cloche

« E..Emmy »Bredouilla Tomoe en frappant vivement à sa porte. « S’il te plait, répond, Emmy ! ». Elle respira un grand coup, elle était juste en train de frapper à une porte, avoir peur était complètement stupide, mais pourtant, Tomoe n’était pas bête. Peureuse peut-être, mais pas stupide pour autant, elle avait senti que quelque chose n’allait pas. Emmy était une espèce d’hyperactive, c’était impossible qu’elle dorme encore à cet heure-ci, surtout dans un tel contexte, Tomoe la connaissait. « S’il te plait…E-Emmy, on nous…On nous attend ! » Fit-elle encore une fois. « Ils ont trouvés un mort sur la grande place, viens, c’est urgent ! »Réussi-t-elle à lâcher après avoir essayé de faire sortir un son de sa gorge nouée. Elle était en train de paniquer, quelque chose clochait, elle le sentait.
Elle sursauta et poussa un cri aigue quand une main se posa sur son épaule. « Hey, Vendredi, tu fout quoi ? » Demanda une voix forte, très forte, trop forte. « Lo…Loann ? C’est toi ? Tu m’as fait peur ! » Protesta Tomoe en reculant de quelques pas. « Comme d’habitude, quoi. Elle vient, Mercredi ? »Continua-t-il sans même que l’idée de s’excuser lui vienne à l’esprit tellement effrayer Tomoe faisait parti de son quotidien. Il faut dire qu’il avait une grosse voix, et que la représentante des bleus avait une phobie du monde entier. Il frappa un grand coup sur la porte de la chambre d’Emmy et se mit à crier, ce qui obligea Tomoe à se boucher les oreilles. « EMMY ! PUTAIN, OUVRE ! » Scanda le rouge en obtenant la même réponse que Tomoe. Un silence plat, comme si elle dormait encore. Mais connaissant le spécimen, c’était impossible. Il en arriva donc à la même conclusion que la bleu, quelque chose clochait.
« Il a du lui arriver quelque chose… »Grogna-t-il, tandis qu’ils étaient rejoint par Jeff et Mia. « Bon, elle se dépêche la naine ? Ce n’est pas tout ça mais j’ai un discours brillant à faire, moi ! »Protesta Mardi en tapant du pied. « Elle ne répond pas »Répondit Tomoe en désignant la porte de la chambre de leur collègue. « Emmy, sale petite peste ! Je sais que c’est juste pour nous embêter alors ouvre ! » Cria Mia en frappant –était-ce vraiment possible ?- plus fort que Loann sur la pauvre porte en bois. « Elle est peut-être tout simplement partie avant nous… »Fit Loann après une longue période de silence. « Impossible » Répliqua Jeff « Mia et moi y sommes allés, et nous pouvons te dire qu’elle n’y ai pas. ». « C’est pour ça que nous sommes revenus, d’ailleurs on devrait se dépêcher parce que le dépressif et l’autre folle nous attendent… »Ajouta Mia. Jeff allait réprimander Mia sur l’appellation qu’elle avait donnée à Ewan et Selma mais il fut interrompu par le bruit strident d’une porte défoncé par le pied d’un Loann en colère.
Le rouge entra sans gène dans la chambre de la jaune, tandis que Jeff bredouillait un ensemble de « non », de « arrête » et de « ça se fait pas » en remettant ses lunettes en place, encore sous le choc. Tomoe le suivit, tremblante, et ne tarda pas à être rejoint par Mia et enfin par un Jeff amorphe qui se demandais finalement ce qu’il fichait ici. Il y eu un cri strident, c’était la voix de Tomoe, suivit du cri d’effroi de Loann. Oui, en effet, quelque chose clochait, et leurs cris furent bientôt rejoints par ceux de Mia et de Jeff. La pauvre Emmy n’était en effet plus en état de se rendre où que ce soit.
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Aëlys Age : 22

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message posté le Ven 11 Juil 2014 - 20:38 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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J'adore *^*
t'as intérêt à continuer cette fic

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Merci Pantsu pour l'avatar et pour la signa' ^^ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️
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Nina Age : 17
Humeur : Why so serious?

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message posté le Ven 11 Juil 2014 - 20:48 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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Yo veux la souwiiite *^*

Excellent début,ca promet **
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Jade Age : 22
Humeur : entre 'super bien' et 'à broyer du noir' (à votre avis ?)

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message posté le Sam 12 Juil 2014 - 13:38 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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Très bon début ! On attend la suite !
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Griselda Age : 19
Humeur : je ne suis jamais en colére, sauf quand je suis en colére...

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message posté le Sam 12 Juil 2014 - 19:17 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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Jour 2


Le vrai jeu commence

La conteuse observait tranquillement la foule s’amasser sur la grande place de la ville foraine, formant un cercle autour du corps de la première victime des loups. Une couleur avait été envoyée pour chercher le capitaine, et une autre pour aller chercher les représentants, on avait reçu la nouvelle qu’il arriverait bientôt, en attendant, les représentants se faisaient attendre, et la foule grossissait. Les conversations se faisaient de plus en plus agiter et le cercle se rétrécissait autour du corps de l’albinos. Sauvagement mutilé, on aurait dit que le cadavre avait été attaqué par de vrais loups, difficile de croire que les coupables étaient de simples humains.
Il y eu un mouvement dans la populace lorsque le capitaine fit son apparition, tous s’écartèrent pour le laisser passer, formant une ligne droite, il apprécia particulièrement cette forme de garde à vous et le fait que l’on respecte son autorité alors qu’il n’avait été nommé que la veille. Il arriva donc sans encombre devant le corps de la victime et se pencha sur lui. « Et bien, moi qui croyait être le seul albinos ici… »Murmura-t-il avant de se tourner vers la foule. « Quelqu’un connaît cette fille ? » Demanda-t-il à voix haute. Une jeune fille s’approcha de lui, elle devait avoir seize ans, tout au plus, elle avait les cheveux blonds platine et les yeux noisette. « C’est Swim…Une fille du groupe orange qui nageait tout le temps dans le lac…Personne ne la connaissait très bien ici… »Répondit-elle sans quitter des yeux le cadavre, mi-fascinée mi-dégoutée.
« Qui l’as découvert ? » Continua-t-il. « Moi » Répondit-t-elle une nouvelle fois. Le capitaine passa une main dans ses cheveux couleur neige et la regarda de la tête aux pieds. « Tu est… ? »Demanda-t-il après son observation. « Jessica, du groupe des jau… »Commença-t-elle avant qu’un cri interrompe leurs conversation. C’était la représentante du groupe des oranges, elle paraissait complètement affolée, et à regarder sa robe, elle n’avait pas digérer son petit déjeuner, mais malgré son amour pour son apparence, elle ne semblait pas s’en soucier, elle était dans tout ses états. « Allons bon, quoi encore… »Grogna l’albinos en s’approchant de la nouvelle venue qui était au bord des larmes.
Elle leva les yeux brusquement vers lui, recula de trois pas en gémissant et après avoir repris son souffle tant bien que mal, elle se mit à gémir quelques mots sans queue ni tête puis marqua une pause, tentant de reprendre le dessus sur ses émotions. « C’est...E-Emmy…E-Elle est… »Bredouilla-t-elle, de plus en plus tremblante. Déjà, les deux autres représentants déjà présents s’approchaient du capitaine et de Mardi, soudain inquiets. « Elle est morte. » Fit Jeff en rattrapant sa collègue, la tête baissée et le regard sombre. Il était suivit de prêt par Loann qui tenait Tomoe inconsciente dans ses bras. Il y eu un grand silence, suivit d’un gigantesque chahut dans la foule. Emmy ? Morte ? Impossible ! Ellio dégluti avec difficulté avant de demander le plus calmement possible « Et…C’était une villageoise ou… ». Jeff eu un frisson avant de répondre. « Nous…Nous n’avons pas osés regarder…Je peux vous emmener devant sa chambre si vous voulez… »Fit-t-il sans lever une seule fois les yeux devant son interlocuteur.
C’est sur place que l’albinos compris l’ampleur du traumatisme de sa représentante. Emmy, enfin, le corps d’Emmy n’était plus que…Il se tourna vers Jeff, qui avait détourné le regard « Vous l’avez découvert comme ça ? » Demanda-t-il, pris de nausée. « Evidement, vous croyez vraiment que nous sommes assez malade pour…Pour faire ça ? »Cria violement Jeff en laissant une larme couler le long de sa joue. Puis il baissa les yeux, tremblant d’émotion, partagé entre le dégout, la tristesse et l’angoisse. « P..Pardonnez-moi…Si vous le permettez, je vais me retirer, j’ai besoin de repos… »Murmura-t-il en se dirigeant vers la sortie. Ellio le regarda partir sans émettre aucunes objections et se tourna vers le cadavre. Qui avait pus faire quelque chose de ce genre ?
« Coupés en six morceaux un cadavre, comme ça…Qui se donnerais cette peine ? »Se demanda-t-il en observant les alentours de la scène de crime. Il n’y avait aucunes traces d’intrusions, la porte avait été défoncée, et d’après ce qu’avait expliqué Jeff, c’était l’œuvre de Loann, donc cela voulais dire qu’elle était fermée. Elle ne s’était tout de même pas découpée en morceau toute seule bon sang ! Il ne lui resta qu’une seule chose à faire, il s’approcha du cadavre et tacha d’en chercher le bras droit. L’odeur était répugnante mais il tacha de stopper sa respiration le temps de ses recherches, il tomba dessus en cinq secondes. Il se saisit du membre coupé avec un sentiment dégout suprême et regarda dans la paume de la main droite qui avait appartenu à Emmy.
Une mutilation tachait sa paume, on pouvait même en voir la chair…C’était une tache en forme de…De loup ? Elle était donc un loup-garou ? Ce qui prouvait à lui seul qu’elle n’avait pas put être leur victime, puis il y avait déjà Swim, de toute façon. Ellio remarqua également que la marque était plutôt une brulure, la peau frisait par endroit pour s’enlever complètement en son centre. Il se rappela la sensation de brulure progressive qui les incitait à se rendre sur la grande place. Combien de temps avait-elle attendu ? Elle ne s’y était pas rendue ? Etait-ce pour ça qu’elle était morte ? Parce qu’elle avait enfreint les règles du jeu. Bon, de toute façon, le principal n’était pas là, il fallait élire la personne à exécuter aujourd’hui, même si il se demandait si, vu le décompte des morts du jour, il fallait vraiment en ajouter un troisième.
Lorsqu’il sorti de l’hôtel, il s’aperçut que qu’une foule immense s’était agglutiné devant lui. Il resta un long moment perplexe, s’attendaient-ils tous à ce qu’il fasse un discours, ou un truc du genre ? Il réalisa ensuite que le fait d’être le capitaine lui faisait énormément plaisir, il se sentait complètement dans son élément et avais assimilé si rapidement le fait d’avoir des responsabilités. Il fit face à la foule et demanda le silence. « Emmy, la représentante des jaunes est bien morte » Déclara-t-il « D’après les observations que j’ai pus effectués, elle était un loup-garou. Sa marque lui as brulé la paume, j’en ai donc conclu qu’elle ne s’était pas rendu sur la grande place avec les autres loups-garous. Sa mort serait donc une sanction à cette désobéissance. ». En observant son auditoire, Ellio commença à comprendre comment eux voyant la nouvelle. Si lui ne voyait à cela qu’une nouvelle contrainte ennuyeuse, eux étaient paralysés de terreurs, se rendant compte qu’ils n’avaient aucuns échappatoire. Il manqua de sourire et l’aurait fait si aucuns regards n’étaient braqués sur lui.
« Le plus important pour l’instant est de désigner la victime d’aujourd’hui. Par extension, nous devons respecter les règles si nous ne voulons pas finir comme elle. »Conclu le orange et se dirigeant vers la grande place, suivit par toute une troupe. La conteuse n’avait pas bougé depuis tout ce temps, mais le cadavre de Swim avait quand à lui disparu. Ellio se dirigea vers la vielle femme et lui demanda naturellement les raisons de cette disparition. « Les cadavres ne resteront jamais bien longtemps, vous savez… »Répondit la vielle femme, sans pour autant donner de réponse nette. Encore une règle du jeu ? Enfin, peut importait après tout, ils devaient procéder au vote.
La conteuse fit apparaître une urne, des papiers et des crayons d’un claquement de doigt, tout allait se dérouler comme un vote officiel, tout le monde gardait son silence, prenant conscience de la gravité de la situation. Le vote parut lent, très lent. Puis enfin, ce fut le dépouillement, effectué par Jeff et Ewan. Mis à part quelques papiers désignant Nathan, Sophia ou Ellio, la plupart avait été proférés au hasard, et le hasard tomba sur Claire. Avec tous ces regards tournés vers elle, la jeune indigo recula épouvantée. « Non ! » Gémit-t-elle « Non, vous ne pouvez pas ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Je ne suis pas un loup-garou, non ! ». « Trop tard » Commenta froidement la conteuse tandis qu’Ellio sortait son pistolet.
Il s’avança lentement de la jeune fille paralysée de peur. « Non, non, pitié, je ne suis pas un loup, je suis humaine, ne me tuez pas… »Répéta-t-elle. Certains détournaient le regard, d’autre ne pouvaient s’empêcher d’observer. La scène ne semblait pas plaire à tous. Alors qu’il allait tirer, Ellio sentit quelque chose l’éjecter violement sur le sol. « NE LA TOUCHE PAS ! »Hurla un jeune homme qui venait de sortir de la foule en courant. Ellio se releva calmement et pris le temps d’observer son opposant, c’était un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux bleu, et la jeune Claire semble connaître à qui il a à faire. « G…Gabriel ? »Bredouille-telle en reculant encore. « Va-t-en, Claire, vite ! »Hurle-t-il en sa direction. « Tu sais très bien que c’est inutile… »Soupire Ellio en avançant vers elle, l’arme à la main.
Mais lorsque le violet sortit un couteau pour foncer vers lui, Ellio eu juste le temps de se retourner et de le stopper en lui saisissant les poignets, la lame à une dizaine de centimètres de sa tête. « Tu ne comprends rien, pauvre abruti, ta nana est déjà condamnée, si je ne la tue pas maintenant, elle crèvera comme Emmy ! Tu préfère qu’elle se fasse découper en morceaux, peut-être ? »Siffla l’albinos en le retenant tant bien que mal. L’adolescent avait, semble-t-il, bien plus de force dans les bras qu’il n’y paraissait. Ellio pensa un instant que c’était l’adrénaline qui le boostait puis fut interrompue dans ses pensées par le bruit des pas de Claire, qui s’enfuyait déjà. « Et toi, là, reviens ! »Hurla-t-il. Il fit l’erreur de relâcher légèrement son emprise, tandis que Gabriel, lui, fit un ultime effort pour faire avancer sa lame des dix centimètres qui la séparait de la tête du capitaine.
La douleur fut vive pour le orange qui recula de quelque pas et réprima un hurlement. Trois centimètre à peine de la lame avaient du s’enfoncer dans son globe oculaire droit, et il pouvait déjà sentir un mélange de sang et de liquide visqueux plutôt tiède lui couler sur la joue. Tout le coté droit de son crane lui faisait soudain atrocement mal, il eu une sensation de nausée et sentit ses genoux tomber au sol. Gabriel, quand à lui, regarda un instant sa lame pleine de sang et s’enfuit à toute jambe dans la même direction que Claire, comptait sans doute la rejoindre. « Et merde ! » S’exclama Ellio « Evidement, personne n’as rien fait, hein ? ». Il se releva avec toute la peine du monde et tituba vers le centre de la grande place. « Si tu veux mon avis, après le beau discours que tu leurs à fait sur la transgression des règles, ils ne vont pas se permettre d’agir si ce n’est pas leur rôle… » Répondit calmement la conteuse. « Et toi, la vielle, pourquoi t’as rien fait ? Ce n’est pas ton boulot de faire respecté les règles ? »Grogna-t-il. « Pas vraiment, non, Astrid s’en charge elle-même. ».
Ellio sentit un étourdissement le saisir à nouveau et n’eut d’autre choix que de s’asseoir directement au sol, il jeta un coup d’œil à la foule, dense, tournée vers lui. « Qu’est-ce que vous regardez ? Rentrez chez vous, putain ! » Cria-t-il, visiblement contrarié que tout ce beau monde ai assisté à son échec. « Tu ne les poursuis pas ? » Demanda la conteuse. « Bah, de toute façon, cette nana crèvera d’elle-même, la question c’est quand… »Répondit-t-il simplement en passant une main sur son œil mort. « Et pour l’autre enfoiré, je ne suis pas en état de le poursuivre, mais quand cette blessure se résorbera, je… »Commença-t-il avant que la conteuse ne vienne l’interrompre. « Cette blessure ne guérira pas. »Commenta-telle sèchement. « Pardon ?! ». « Considère ça comme une règle du jeu… »Acheva la conteuse avant de faire demi-tours et de prendre son propre chemin.
Ah oui, d’accord. Ellio venait de perdre un œil, impeccable. Bon, et bien l’important maintenant, c’était de recevoir des soins, et de trouver des trucs pour éponger parce que là, le mélange œil corps vitré et sang commençait à couler mollement sur son uniforme, et ça, il appréciait moyen. Mais ce qui l’énervait par-dessus tout, c’était que même si il mettait la main sur cet enfoiré de Gabriel, il ne pourrait même pas le tuer sous peine d’y passer lui aussi. C’est alors qu’il se mit à détester ces règles du jeu, mais il n’imaginait pas encore à quel point elles allaient lui nuire.

Nuit 2


Un traitre parmi les loups?
La ville foraine est une ville sinueuse, remplies de petites rues étroites et assez inquiétantes. Nous avons tous déjà eu la sensation d’être suivis en empruntant ce genre de ruelle. Et bien peut-être qu’aujourd’hui, cette sensation est plus réelle qu’une simple impression ou qu’une trop grande imagination. En effet, la nuit va tomber, et les rues vont se peupler d’étranges silhouettes encapuchonnés, tout de noir vêtus, glissants tel des ombres le long des murs grisâtres. Les loups-garous cherchent leurs nouvelles victimes, rodent parmi les rues, se concertent, certain parlent d’abattre le capitaine, d’autre parle du Tyran, quelqu’un va jusqu’à proposer d’abattre un représentant, puis finalement, leur choix s’arrête sur le premier venu, tandis qu’ils s’en vont en courant dans une direction, silencieux comme le vent, une autre silhouette sort de la pénombre des ruelles, guidée par son propre flaire et sa propre volonté.
Son flaire habité à l’odeur cuivré du sang la mène de ruelles en ruelles, arpentant les maisons, les boutiques fermées et les hôtels dont l’éclat derrière les fenêtres tardent à s’éteindre. Le porteur de capuche sourit, soudain doué d’une liberté absolue, chassant l’homme. Cette sensation de traquer une proie à l’odeur lui plait énormément. C’est tellement…Jouissif. Pour sur, on ne retrouve pas cette sensation de liberté dans la chasse de meute. Puis, après tout, c’est sa meute qu’il chasse. Les rues défilent rapidement, et le loup-garou qui jouait son rôle propre séparé des autres s’arrêta net lorsqu’il entendit des sanglots et qu’une odeur acre de sang vint emplir ses narines.
« Claire ! Claire…Ouvre les yeux, réveille toi ! ». Cette voix…Un sourire se dessine sur les lèvres du loup, aucuns doutes, c’est sa proie. Il s’approche sans un bruit, comme le font tous les loups. Et la vision qui s’offre à l’animal est parfaite, un véritable tableau tragique, il ne peut s’empêcher de rire. Couvert de sang, le pauvre Gabriel essaye de ranimer un tas de morceaux de cadavres, semblerait-t-il que Claire ai connu le même destin tragique que la pauvre petite Emmy. Le loup-garou huma l’air, lui, il ne mourrait pas, il survivrait. « Elle n’ouvrira plus jamais les yeux, tu sais, à ce stade, ce n’est plus qu’un sinistre tas de viande froide… »Siffla-t-il en s’approchant un peu plus du violet qui sembla enfin remarqué sa présence. « Qu…Qui êtes-vous ? Vous êtes un loup-garou ? » Cria-t-il en se relevant soudainement et en reculant, la tête de sa bien-aimée serrée contre sa poitrine.
« Toi aussi non, pourquoi est-tu aussi effrayé ? »Ironisa l’animal en relevant sa capuche. « Et fait moi plaisir, lâche cette charogne puante, elle gène mon odorat… »Ajouta-t-il en désigna la tête de Claire. « Toi ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu devrais être avec les autres ! Va-t-en ! »Continua-t-il de beugler à s’en arracher les cordes vocales. Il était temps de faire taire ce gibier agaçant, mais il aurait été dommage de le faire sans lui fournir quelques explications. Juste pour le plaisir de voir son regard horrifié. « Cette nuit, ils te trouverons mort, comme l’autre. »Commença-t-il en continuant de s’approcher « D’abord, je vais te couper les jambes, tu ne pourras pas t’enfuir, et ensuite… ». « Tu n’as pas le droit de faire ça ! »Hurla le brun, s’avançant d’un pas vers elle. « Oh, mon cher, je ne fait que suivre les règles instaurés par notre adorable petite Astrid… » Murmura le loup en souriant.
Gabriel fit un bon en avant et lui donna un violent coup de pied dans le ventre avant de s’enfuit à toute jambe, complètement affoler. Le loup-garou se redressa lentement et soupira, il frappait vraiment comme une fillette. « Tu es agaçant, tu sais ? Je n’ai même plus envie de jouer avec toi maintenant… » Fit-t-il en le rattrapant en à peine quelque secondes. Il plongea sans l’ombre d’une hésitation ses griffes dans le cou du violet dont le cri de douleur et de surprise fut étouffé par un gargouillement sinistre. Un flot de sang sortis brusquement de sa bouche et il tomba au sol, secoué de convulsions. Puis enfin, la mort daigna stopper son agonie et ses yeux prirent un teint vitreux tandis que son sang venait colorer le pavé d’une magnifique teinte écarlate.
Le loup-garou regarda avec intérêt cette flaque sombre à ses pieds, le sang avait vraiment une teinte merveilleuse, baigné par l’éclat de la lune. Puis il regarda à nouveau le corps de sa victime et soupira, visiblement insatisfait. « Ce n’était même pas amusant. Pour une première fois, c’est une première fois ratée… »Grogna-t-il en s’approchant du cadavre du violet. Il huma l’air, un effluve délicieusement sanguin régnait sur place, puis il donna un violent coup de pied dans la tête du cadavre. « T’es chiant, t’aurais pus te laisser faire, on se serait bien amusés, tout les deux… ». Puis il leva les yeux vers le ciel et fut absorbé par l’éclat de la lune, à moitié pleine. Oh, il était peut-être un peu mauvaise langue, bien sur, la traque avait été délicieuse, et l’effroi qu’il avait lu dans les yeux de sa proie l’avait été aussi. « Décidément, Astrid, tu remonte dans mon estime… »Ajouta-t-il, un sourire béat aux lèvres.
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Aëlys Age : 22

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message posté le Sam 12 Juil 2014 - 19:23 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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De plus en plus sombre vivement la suite ! Ca pose trop de mystère

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Merci Pantsu pour l'avatar et pour la signa' ^^ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️
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Nina Age : 17
Humeur : Why so serious?

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message posté le Sam 12 Juil 2014 - 19:31 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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Juste épique! Cette fin donne encore plus envie que celle du chapitre 1 **
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Griselda Age : 19
Humeur : je ne suis jamais en colére, sauf quand je suis en colére...

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message posté le Lun 14 Juil 2014 - 1:26 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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N°03


Elle marchait dans la rue, la tête baissée, comptant les pavés qui défilaient sous ses pieds, elle se rendait comme d’habitude à la grande place, où comme toujours la conteuse les attendaient pour procéder au vote et commettre un nouveau meurtre. Elle soupira, tout ceci n’avais aucuns sens, toutes les couleurs se levaient pour voter tôt le matin après avoir passer une nuit d’angoisse à se dire qu’un d’eux allait mourir puis passait une journée d’angoisse à nouveau à se dire qu’un autre allait périr pendant la nuit. Aujourd’hui, à ce qu’elle avait entendu, on avait retrouvé trois corps, mais apparemment, il fallait plutôt s’étonner de la seconde victime, Gabriel, qui était un loup-garou.
Elle regarda la paume de sa main, tout en se remémorant les paroles de la conteuse. « Tu peut choisir de tuer et de sauver quelqu’un chaque nuits, mais une seule fois… » Avait prononcé la vielle femme. « Et les victimes du jour, je ne peut pas leur rendre la vie ? »Avait-t-elle demandé sans bouger. « Non, c’est impossible… ». En résumé, se dit-elle, la personne qui mourrait ce jour-ci ne pourrait obtenir son aide. Elle leva la tête et observa le ciel vide de nuage. Le matin était frais, mais il ne tarderait pas à faire horriblement chaud. Comme si ça leur facilitaient la vie, tiens, déjà que la ville puait la charogne, en plus, il fallait qu’il fasse chaud pour que l’odeur stagne. Ceci dit, il n’y avait eu que cinq victimes, enfin, "que" n’était pas un mot approprié, mais enfin il n’y avait pas assez de cadavres pour empester une ville entière, de plus, ils devaient tous avoir disparus à cette heure-ci.
La rue se finissait déjà, et laissait place à une cour immense inondée par la foule. Elle était arrivée, elle aurait bien laissé le voyage durer un peu plus. « Ruka ! » Fit une voix féminine tandis qu’elle sentait qu’on la tirait par l’épaule. Elle se retourna vivement, surprise mais ne tarda pas à reconnaitre la blondinette. « Pantsu ! Tu…Tu m’as fait peur, bon sang ! »S’exclama-t-elle en dégageant instinctivement son épaule. « Tu es vraiment en retard, tu sais ! Tu es la dernière à devoir voter ! »Expliqua la rouge en désignant l’urne à coté de laquelle la conteuse lui faisait signe. « Je…J’ai tant tardé que ça ? » S’étonna la violette en tournant la tête vers tout ce beau monde qui l’observait avec insistance. « Ah…Désolée tout le monde, je me dépêche ! » Fit-elle en courant vers l’urne, saisissant un papier au passage et comme à son habitude, y nota son propre nom.
Après ça, tout se déroula comme la dernière fois. Sauf que l’annonce du résultat après un dépouillement long à en exaspérer plus d’un glaça profondément Ruka. « Kyran ! » Proclama la conteuse à haute voix pour que tout le monde l’entende. Ruka eu un haut le cœur et aurais donné tout l’or du monde pour avoir entendu de travers mais…Elle parcouru la foule du regard et l’aperçut enfin, il était blême, et recula d’un pas. Elle se fraya un passage dans la foule pour le rejoindre. « Kyran ! »L’appela-t-elle aussi fort qu’elle put. Il ne l’entendit apparemment pas, et elle observa presque impuissante à la scène, tentant tant bien que mal de se frayer un chemin dans une foule dense. C’est vrai que Kyran trainait tard le soir pour fumer une cigarette, c’est vrai qu’il était plutôt indifférent au jeu, mais ça ne faisait pas de lui un loup !
Elle le vit avec effroi porter une main à sa ceinture. « Kyran, ne fait pas ça ! »Hurla-t-elle soudain, horrifiée. Il y eu un coup de feu, le violet hurla et tomba au sol, portant une main à sa cuisse qui se couvrait peu à peu de liquide écarlate. « Hé, ça va pas recommencer, merde ! ». Le capitaine, pistolet à la main s’approcha de sa nouvelle victime. « Vous commencez à tous me faire bien chier, pourquoi vous ne pouvez pas crever tranquillement ? »Siffla-t-il en le tirant violement par les cheveux pour faire basculer sa tête en arrière. « Tu ferait moins le malin si c’était toi, connard ! » Cria Kyran en le fixant dans les yeux. Ellio ne parut pas apprécier que ce dernier lui tienne tête puisqu’il lui tira à nouveau une balle, un peu plus haut dans la cuisse. Ruka ferma les yeux et ne pus qu’entendre le crie strident du violet.
« C’est dommage » Fit le orange avec un sourire mauvais aux lèvres « Vraiment dommage, j’aurais déjà eu plus d’honneur si c’était toi qui m’avais fait ça ». Il désigna son œil mort, à jamais fermé à présent, recouvert par un grossier bandage. « T’as des couilles, petit con »Siffla-t-il en utilisant l’œil qui lui restait pour le fixer du regard en cherchant un éventuel sentiment de peur « Mais ça peut changer ! ». Il colla le canon du pistolet sur l’entre-jambe du violet qui réprima une grimace. « Excuse-toi, et je me contenterais de te coller une balle dans le crane. » Fit froidement Ellio. « Tain’…Va te faire foutre ! »Cria Kyran en tentant une nouvelle fois de saisir son pistolet. Le coup de feu qui se fit entendre paralysa tout le monde, il y eu un cri perçant, puis des murmures d’effrois un peu partout dans la foule. « Tu vois, abruti, ça aurais été simple, tellement plus simple pour toi d’accepter de mourir ».
« Arrête ! »Hurla soudain Ruka en s’extirpant de la foule pour saisir le poignet du capitaine. L’albinos se tourna vers elle et la regarda, il se passa quelques secondes avant qu’il ne parle. Mais pendant ces secondes-là, Ruka se sentit soudain sur le point de mourir, elle se concentra de toute ses forces pour ne pas trembler. « Tu veux crever, toi aussi ? »Demanda-t-il d’un ton moqueur. « Et toi, ça va ? Tu prends bien ton pied, espèce de connard ? »Répondit-elle « Si tu veux le tuer, tue-le maintenant ! ». « Ruka ! » C’était Pantsu qui avait hurlé un peu plus loin, affolée. Ellio la considéra un instant et il eu un sourire étrange. « D’accord, je veux bien t’accorder quelque chose, Miss Courageuse. C’est toi qui va le buter, tu va me montrer comment tu t’y prends, d’accord ? » Fit le orange en reculant d’un pas.
Elle se retourna lentement vers Kyran, les yeux écarquillés. Tuer quelqu’un ? Elle porta une main tremblante au pommeau de son épée. Elle n’aimait pas tuer, c’était d’ailleurs l’une des causes qui l’avait mené ici après tout. L’italien se redressa tant bien que mal, et la regarda dans les yeux. « Tout ira bien, Ruka… »Souffla-t-il en souriant. Elle fit un pas, suivit d’un autre. Elle se sentit tirer l’épée de son fourreau, la lever au dessus de la tête de son ami. Il ferma les yeux. La jeune fille pus entendre un « merci… » Avant que la lame ne s’abatte sur le violet. Il porta doucement une main à son cou, balafré d’une profonde coupure, puis il leva lentement la tête vers elle, lui adressant un sourire. Elle le regarda, immobile, tandis qu’il tombait par terre dans un bruit sourd. Elle n’était pas sure de ce qu’elle avait fait, sa tête bourdonnait, mais elle ne se laissa pas aller et se tourna vers Ellio, qui semblait étonné, croyant sans doute que la jeune fille ne ferait rien. « Voila ! » Hurla-t-elle « Il est mort ! Je l’ai tué ! C’EST FINI ! ».
Le capitaine se retourna vers la conteuse, qui ne bougeait toujours pas, comme insensible à tout ce qui venait de se passer. « Hé, la vielle ! »Appela-t-il. La conteuse se retourna et l’interrogea du regard. « Cette gamine, j’ai choisi ce que je vais faire d’elle… »Murmura-t-il « C’est elle qui jouera le rôle du Garde Champêtre… ». Ruka le dévisagea, muette. « Est-ce parce qu’elle t’a impressionné ou plutôt parce que tu envie son humanité ? » Demanda la couteuse en regardant au ciel. La violette baissa les yeux et se laissa tomber à genoux, elle sentit soudain l’étreinte de Pantsu la serrer fort, très fort. Elle ne regretta jamais autant que la potion d’une sorcière ne puisse fonctionner le jour.


N°03
« Tu sais très bien ce que je pense de ton comportement. »Siffla-t-elle. Il ne l’écoutait pas, visiblement inattentif par ce qu’elle disait. Leur dispute durait depuis prés d’une demi-heure, de toute façon. Il estimait que l’essentiel avait été dit. « Tu n’as pas à me juger, et ce n’est pas parce que nous avons le rôle des deux sœurs que tu dois te considérer comme ma frangine. » Déclara-t-il froidement sans même lui jeter un regard. « Qu’est-ce qui ne va pas chez toi, exactement, Ellio ? Tes parents ne t’aimaient pas ? Ton père te battait ? »Ajouta-t-elle sur un ton provocateur. « Tais-toi, pour l’amour du ciel, tais-toi ! »Se lamenta-t-il en passant une main exaspéré sur son visage « Tu tiens tant que ça à ce que je t’en foute une ? ». « S’il te plait, ne me parle pas de ciel, c’est une insulte même à la religion ! ».
« Parce que tu crois en Dieu, en plus ? Bon sang, t’es irrécupérable jusqu’au bout ! »S’exclama-t-il. « Il y a deux jours, je ne te connaissait pas, et je m’en portait mieux ! »Ajouta-t-il en passant une main dans ses cheveux. « Peu importe. J’aurais beau te dire ce que je veux, tu resteras toujours un abruti fini…Puis nous ne sommes pas là pour ça, de toute façon, on est censé coordonner nos actions, t’as oublié ? »Répliqua-t-elle. « Et bien autant que je te le dise, je voterais pour toi ! »Déclara l’albinos en faisant un pas vers elle. « Impossible, ce serait une entorse aux règles »Intervint la conteuse, presque blasée de la scène qui avait lieu. Merde, mais c’est qu’elle avait raison, l’ancêtre…Il soupira un grand coup et répliqua, amer : « Va y, Grisel’, propose, moi, je ne dit plus rien ! ». « C’est ça, fait moi la gueule, pauvre con, je m’en sortirais mieux sans toi ! » Répondit la verte en lui faisant au passage un doigt d’honneur.
« En attendant, il serait peut-être temps de tuer un VRAI loup-garou, cette fois-ci, monsieur le capitaine ! »Déclara-t-elle froidement « Parce que ni cette Claire ni ce Kyran n’en était, et que ceux qui sont morts, on ne le doit certainement pas à toi ! ». « Mais va tu te taire, pauvre garce ? »Rétorqua le orange en frappant du pied au sol. « Traite moi comme tu veux, Ellio, il n’empêche qu’on ne peut pas partir d’ici sans s’être mis d’accord. » Fit Griselda qui pouvait dire tout ce qu’elle voulait mais qui restait vexée tout de même. « Ah ! Bien, cite moi juste un arriéré ici qui est venu te voir en te faisant un "Bonjour Madame, je suis un loup-garou, agrou agrou" ! Si tu m’en cite un seul, je t’applaudirais et je te ferais la bise chaque matin ! » Brailla le capitaine.
« Si MONSIEUR le Capitaine ne soupçonne personne c’est que MONSIEUR le Capitaine n’est pas si intelligent que ça, après tout ! » Répliqua Griselda en lui lança un regard méprisant. Ellio faillit lui en foutre une, mais se retint en pensant soudain à quelque chose. « T’as pas remarqué des trucs bizarres, de ton coté ? »Demanda-t-il, soudain sérieux. Griselda réfléchit un moment avant de déclarer : « Je n’en suis pas si sure mais…Tu as pensé à un représentant ? ». Ellio l’observa intrigué. « Tu pense à quelqu’un en particulier, en disant ça ? » S’informa-t-il. « Je…Je ne voudrais pas accuser du doigt sans en être sure, mais… »Bredouilla-t-elle. « Parle, bordel ! »La coupa Ellio. « Tu n’as pas pensé que Loann pouvait être un loup-garou ? ».
Ellio se tourna vers elle, intrigué. « Et…Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »Demanda-t-il. « Je ne sais pas, sa réaction quand tu as dit qu’Emmy était un loup-garou, il semblait réellement étonné, je crois qu’il l’était parce qu’il ne l’avait vraiment pas vu la première nuit. Puis quand tu as donné la raison de sa mort, il paraissait comprendre quelque chose…Je me trompe peut-être, évidemment… »Constata-t-elle. Ellio resta silencieux un instant, comme pour essayer de reconstituer un puzzle auquel il manquait trop de pièce puis il se tourna vers elle : «Pourquoi tu le regardais en fait ? T’es amoureuse de lui ou quoi ? ». « Tu détourne le sujet, abruti » riposta la verte en fronçant les sourcils. « T’as raison, je suis déjà assez fatigué comme ça, on votera pour lui demain, en attendant je vais me coucher et je te souhaite de ne pas dormir ! » Fit-il en s’éloignant.
Griselda le regarda partir, silencieuse. Puis lorsqu’il eu complètement disparu, elle soupira lourdement. « Qu’y a-t-il, ma petite ? » Demanda la conteuse. Griselda vint s’asseoir auprès de la vielle dame qui la regardait avec une tendresse de grand-mère. « Oh, vous savez, ça paraitrais bizarre que je vous confie ça… »Hésita Griselda. « Je suis là pour t’écouter, voyons…Du moment que je fais autre chose que de régir ce jeu barbare… » Répliqua la vielle dame. « Avoir un frère était ce que je désirait le plus au monde… »Souffla la verte « Pourquoi Astrid a-t-elle fait cela ? ». Elle se tourna vers la conteuse, les yeux remplis de larmes. « Je ne peux pas le supporter, cet homme, et pourtant…J’ai peur de le perdre. Il est le seul à qui je puisse faire confiance ici…Alors même si il fait des choses horribles, même si il me déteste, je ne peux pas m’empêcher de tenir à lui comme à mon propre frère… ». Elle détourna les yeux et serra les points, en colère contre elle-même. « Ce que je peut être idiote… »Grogna-t-elle.
« Désolée, grand-mère, je vous embête avec mes problèmes… »Fit-elle en s’essuyant les yeux. « Non, pas du tout, ma petite, je te comprends…Ne t’inquiète pas, va, il est comme tout le monde ici, peut-être même qu’il est plus effrayé qu’il n’y parait. Il changera, tu verras, du moins, il sera obligé de le faire avec toi, tu es aussi la seule à qui il puisse réellement faire confiance… »Murmura la conteuse en lui caressant les cheveux. La jeune fille hocha la tête sans vraiment être convaincue puis se leva. « Il ne faut pas que je tarde, bonne nuit, grand-mère ! » Fit-elle avant de courir vers l’hôtel. Le soleil se levait déjà, et l’hécatombe continuerait…  « Alors, Astrid… »Murmura la conteuse en regardant le ciel « Ce n’est pas une assez grande preuve pour toi ? ».


Merci à Pantsu-chan pour les codes
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Aëlys Age : 22

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message posté le Lun 14 Juil 2014 - 16:37 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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Kyya >^< encore un chapitre génial bien que super triste
Pauvre Ruka et pauvre Grigri je sens qu'elles ont pas fini d'en baver
Et puis c'est quoi cette preuve dont parle la conteuse ? Je veux trop savoir ! La suiiiite ♥

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Merci Pantsu pour l'avatar et pour la signa' ^^ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️
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Griselda Age : 19
Humeur : je ne suis jamais en colére, sauf quand je suis en colére...

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message posté le Ven 18 Juil 2014 - 0:34 dans Re: [Fanfiction] True Colors///The Werewolves of Miller's Hollow
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N°04


Des nuages étaient venus obscurcir le ciel d’un bleu limpide, une bruine fine s’était mise à tomber, et comme un signale, les branches des arbres avaient fait rougir leurs feuilles. L’automne attife de la ville foraine rendait tout tellement plus lugubre. Akai croqua un bout de la gaufre au miel que lui avait offert Loann, les yeux fixés vers le sol. Ce n’est pas comme si elle n’appréciait pas de passer du temps avec son ami dans les rues marchandes mais tout semblait maintenant morts autour d’elle, tout était si silencieux. Elle se tourna vers le représentant des rouges. « Alors Isaac était vraiment un loup-garou ? »Demanda-t-elle après une longue hésitation. « Ouaip… »Fit l’irlandais sans en ajouter d’avantage. Ils continuèrent de marcher un long moment, décidément, Loann ne semblait pas dans son assiette.
« Chef, tu sais, ce n’est pas grave si tu as obtenu un score élevé cette fois-ci, je suis sure que les gens se rendrons compte que tu es un villageois comme eux ! »Reprit-elle en se demandant soudain si la cause de ce trouble n’était pas plutôt la mort de Mia. Loann restait muet, comme toujours, le regard dans le vide, il fut parcouru d’un étrange frisson. « Chef ? ». Pas de réponses. C’était rare pour le représentant des rouges de se taire comme ça, lui qui d’habitude rendait sourd la moitié de la rue à chaque passages. « Loann, on trouvera bien une solution ! »Tentât-elle encore une fois sans grand résultats. Il ne parlait pas et un doute, un doute infime s’installait dans l’esprit de la jeune fille. Pourquoi ce silence ? Elle abandonna l’idée de lui remonter le moral, toute ses tentatives ayant échoués et continua de marcher à ses cotés, la tête baissée.
Puis elle finit par s’arrêter, le doute, aussi petit soit-il était trop grand et trop lourd à porter pour elle. Non, pas Loann, il ne pouvait pas faire ça. Loann était courageux, droit, certes un peu agaçant par moment, mais ce n’était pas un assassin. Le représentant se retourna lentement en lui lança un « tu viens ? » froid et distant, presque autoritaire. Elle le regarda un instant, non, ça ne pouvait définitivement pas être vrai. Définitivement pas. « L-Loann… »Murmura-t-elle d’une voix tremblante. Le rouge la regarda sans rien dire, sans même bouger d’un pouce, il avait compris. « Tu…Je t’en supplie, dit-moi que tu n’est pas un loup-garou… »Souffla-t-elle. Il se retourna et s’éloigna sans même dire quoi que ce soit pour la rassurer. « LOANN ! » Cria-t-elle, au bord des larmes. « Je ne suis pas un menteur, Akai ! » Lui répondit-il en disparaissant dans la brume.

De l’autre coté de la ville se dressait comme toujours le bâtiment de la milice. Ce n’était sans doute pas ce jeu qui mettrait à mal ses affaires, enfin…Si, peut-être un peu, Nathan, dans l’incapacité de tuer ses victimes sous peine de mort se voyait chaque jour enfermé dans son bureau à réfléchir sur la suite des événements. Son but à lui était d’une simplicité presque décevante, faire survivre la milice, peu importait qu’ils soient loup-garou ou villageois, si les derniers survivants étaient de la milice, il gagnerait la partie. En gros, il n’avait rien à faire, et son rôle, au lieu de détruire, était de préserver. Ce qui l’énervait particulièrement. Il se leva de son bureau, poussa violement la chaise qui vint se cogner contre le mur et jeta un œil vers sa lieutenante, elle au moins semblait avoir un rôle à sa convenance, puisqu’elle semblait tellement impatiente de voir le soleil se coucher.
« So-so, je t’envie, tu sais, toi au moins, tu peux démolir de la vermine… »Souffla-t-il en allant ramasser sa chaise pour la remettre en place. Elle se tourna vers lui et semblait avoir des points d’interrogation à la place des yeux, tellement absorbée par le spectacle d’un couché de soleil qu’elle avait dut entendre la moitié des mots prononcés par le Tyran. « Euh…Tu me parlais, Nath’ ? »Lui demanda-t-elle. « A peine, Einstein ! Tu sais que je t’envie à mort de pouvoir défoncer du plouc toute la nuit ? Moi je suis obligé de veiller sur un troupeau de moutons ! » Railla-t-il, pris d’une soudaine envie de balancer sa chaise à travers la pièce. « Ce jeu, je dois l’avouer, est très ludique, mais il faut tomber sur un bon rôle pour s’amuser… »Fit-elle en haussant les épaules.
Elle jeta un œil vers l’extérieur, sans prendre d’avantage attention aux supplications de son patron qui maudissait Astrid et la terre entière pour avoir fait de lui le bon père de famille de la milice couleur. Bon sang, qu’elle avait hâte que le soleil se couche, cette nuit serait sa nuit, sa nuit rien qu’à elle, une nuit qui empesterait à nouveau le sang et les tripes, elle aimait tellement cette odeur. Puis elle se tourna vers le rouge qui fulminait de rage, penché sur son bureau. Elle lui ébouriffa affectueusement les cheveux, depuis le temps qu’ils travaillaient ensemble, elle avait commencé à considérer l’italien comme son petit frère. « T’en fait pas, Bro’, je vais même te faire un cadeau aujourd’hui ! » Déclara-t-elle comme la grande sœur qu’elle était. Il se tourna vers elle, plein d’espoirs. « Aujourd’hui, tu me dira le nom d’une personne, et je la tuerais pour toi ! ».
« Tu…Tu ferait ça pour moi ? »S’exclama le rouge, au stade proche de la reconnaissance ultime et de la courbette à la japonaise. L’indigo esquissa un sourire. « Puisque je te le dit ! » Fit-elle en lui posant l’index sur le front. « Dit moi un nom, un seul, et je te promets que tu retrouveras celui auquel il appartient mort demain… ». Il réfléchit un long moment, c’était une bonne occasion. « Bien évidemment » Le coupa Sophia « Il faut aussi que je puisse le tuer selon les règles, c’est agaçant ces restrictions… ». Le rouge eu soudain une révélation et se tourna vers celle qu’il considérait comme sa famille. « Ramène-moi la tête du cyclope sur un plateau d’argent, Sophia, cela fait tellement longtemps que j’attend ça ! ». L’indigo eu un sourire mystérieux et se retourna vers la fenêtre, le soleil avait disparu du ciel cette fois. « Bonne nuit, petit frère, moi, je vais chasser… »Déclara-t-elle en sortant du bureau du Tyran, un sourire ravi aux lèvres.


N°04


Ils n’étaient toujours pas d’accord. « Je te dis que j’en suis sure maintenant ! » Cria-t-elle, hors d’elle. « Et moi, je sais ce que vaut tes certitudes ! »Répliqua l’albinos en frappant du pied au sol. Ils devaient se calmer, réfléchir comme des adultes pausés et choisir de la meilleure solution, mais la dispute était allée trop loin. « Pauvre con ! Tu fais bien ton fier devant tout le monde, mais tu n’as rien dans le froc, je suis sure que tu te pisse dessus chaque matins avant de voter pour la prochaine victime ! Tu prie Dieu pour que ça ne tombe pas sur toi ! »Cracha-t-elle, la dispute s’intensifiait, et elle sentait bien que l’issue en serait grave. Irréversible peut-être. Il vit rouge, il la saisi par le col et la secoua violement. « Ferme ta gueule, sale garce ! »Cria-t-il. « Kyran avait raison, tu n’est qu’un sale trouillard, Ellio… »Siffla la jeune fille en soutenant son regard.
Il n’aurait pas du faire ça, il le savait. Au fond, il n’avait rien contre elle, mais c’était plus fort que lui, l’orgueil était plus fort que la volonté, chez lui. C’est pour ça qu’il la gifla, mais il regretta presque immédiatement la force qu’il avait mise dans cette gifle. Sa respiration était sifflante, il tremblait de colère. « Je n’ai pas peur…Je n’ai pas peur ! » Répéta-t-il à voix basse, comme pour s’en convaincre lui-même. Elle était tombée au sol sous le choc, et quand elle se tourna vers lui, sa joue était rouge. « Je te déteste ! Au final tu n’es pas différent de tout ces connards d’officier à la con, hein ? Retourne donc sucer ton Adolf chéri, peut-être qu’avec un peu de chance il te sauvera de ta propre merde ! »Hurla-t-elle en se relevant. « Griselda…Je… »Commença le orange en reprenant peu à peu ses esprits. Mais c’était déjà trop tard, elle fit demi-tours et s’enfuit aussi vite qu’elle put, elle courrait à s’en bruler les poumons, les yeux aveuglés de larme de rage et de tristesse.
La lumière de la grande place s’éloignait peu à peu, elle s’enfonçait dans l’ombre de ruelles qu’elle ne connaissait pas. Mais elle ne risquait rien, le jour allait se lever, pas vrai ? Elle s’arrêta soudain, prise d’un doute. Avait-elle bien fait de s’éloigner de la grande place ? N’était-ce pas une entorse aux règles ? Mais en même temps, y retourner ? Elle ne pouvait pas, c’était plus fort qu’elle. Elle tenta de calmer sa respiration sans grands succès, elle avait mal aux poumons, sa gorge brulait et ses yeux ne voyaient plus rien. Ne sachant pas trop si c’était l’effort de la course ou bien une sorte de crise de panique qui la mettait dans cet état, elle tenta de se calmer comme elle put en mordant le dos de sa main. Sa respiration se calma enfin, et elle leva les yeux, observant le lieu qui l’entourait. C’était un cul de sac, vide et sinistre, elle eu un frisson en se demandant si c’était dans ce genre de lieu que les victimes des loups étaient mises à mort.
« Qu’es-ce qu’une demoiselle comme toi fait ici aussi à cette heure ? ». Elle se retourna brusquement. Un homme d’à peu prêt son âge la fixait d’un regard étrange, un regard qui lui déplaisait particulièrement. « Qui…Qui êtes-vous ? »Demanda-t-elle sur la défensive, tout en reculant jusqu’à se retrouver dos au mur. « Permet-moi de me présenter, je suis Emilian, de la milice, mais on me surnomme aussi Greed, ou Gredo… »Se présenta l’inconnu sur un ton mielleux. « Qu’est-ce que vous me voulez ? Vous êtes un loup-garou ?! »Cria la verte qui sentait une peur étrange monter en elle. Peut-être à cause de ce regard. « Oh, voyons, je ne ferais jamais une telle chose à une femme aussi belle… »Fit Greed en la plaquant au mur. Elle tenta de se débattre, mais l’état dans lequel elle était, à la fois choquée émotionnellement et épuisée physiquement ne lui permis pas d’être efficace. Il eu alors tout le loisir de l’embrasser de force. « Sophia a dit que je pouvais m’amuser comme je voulais, cette nuit, je compte bien en profiter jusqu’au bout… » Murmura-t-il un sourire aux lèvres.
Griselda sentit son sang se glacer dans ses veines. Elle n’avait jamais vraiment eu à faire à ce genre de violence de la part d’un homme, et y était quasi-étrangère. Elle ne s’était jamais vraiment poser de questions sur cela mais à présent, le comportement de son agresseur la terrifiait. « Lâchez-moi ! » Hurla la jeune femme en tentant de s’extirper de cette emprise. « Arrête de bouger, je risquerais de te faire mal. »Répliqua le milicien en la projetant violement au sol.  « Tu va voir, ce n’est pas si désagréable que ça… »Fit-il en s’asseyant à califourchon autour de sa taille et en déchirant un pan de son chemisier. La verte était paralysée, elle n’arrivait plus à saisir la course des événements qui se déchainaient contre elle se ferma les yeux, dégoutées par les mains qui caressaient son corps, comme pour le salir.
Puis les gestes se stoppèrent soudain. « Tu ne peux pas me tuer » Fit la voix de Gredo « Ce serait contraire à tes propres règles, n’est-ce pas ? ». Il y eu un long silence, mais Grisedla garda les yeux clos, elle tremblait à présent. « Réfléchit un peu, si tu m’explose le crane, c’est du suicide, tu me suivras dans la tombe » Fit Gredo, semblant de plus en plus mal à l’aise. Que ce passait-il donc ? La verte voulu ouvrir les yeux mais un sentiment de crainte l’en empêcha, un frisson parcouru tout son corps. « Ne me parle pas des règles, idiot. Quand je choisis de suivre des lois, le fait des les briser ne concerne que moi, et personne d’autre, tu m’entends ? ». Cette voix, c’était… Griselda ouvrit les yeux, et ne pus que reconnaître celui qui surplombait son agresseur et lui collait son pistolet contre la tempe. « Je pourrais faire éclater ta cervelle d’une balle, j’éprouverais d’ailleurs une certaine satisfaction en exceptant les conséquences de mes actions… ».
« C’est…Ce n’est pas vrai, tu es complètement taré ! »S’exclama le brun. « Fout le camp d’ici, va, voir ta gueule me donne envie de gerber… »Ordonna sèchement le capitaine. Elle sentit le poids du corps du milicien s’évanouir, et elle le regarda s’éloigner, stupéfaite. « Pauvre petit con, va… »Siffla Ellio avant de se tourner vers Griselda et de lui tendre la main. « Tu peux marcher ? »Demanda-t-il. Elle hocha la tête pour dire oui et se releva toute tremblante. « Bon sang, devoir m’occuper d’une idiote pareil… »Se lamenta-t-il en retirant sa veste pour la mettre sur les épaules dénudées de la verte. « P-pourquoi ? » Demanda Griselda d’une voix tremblante en levant les yeux vers Ellio. « Hein ? » Fit l’officier allemand qui visiblement ne comprenait pas le sens de la question. « C’est trop dur ! Je n’en peux plus ! » Gémit-elle en s’effondrant dans les bras du capitaine qui saisissais de moins en moins la situation.
Le orange resta muet quelques secondes avant de se demander ce qu’il devait faire. Il s’était imaginé tout sauf ça, en égocentrique qu’il était, mais que la fière et froide Griselda s’effondre comme ça devant lui sans se soucier de possibles moqueries…Elle paraissait soudain si vulnérable, si fragile…Il avait envie de l’aider. « Hé…C-calme toi, Grisel’, c’est finit maintenant, tout va bien… »Bredouilla-t-il, un peu gêné de la situation. « Pourquoi tu n’es pas venu avant, hein ? »S’écria la jeune fille en fondant en larmes. « Mais je… »Fit l’allemand avant de se taire et de la regarder, complètement stupéfait. Il se demanda un moment si lui, s’il lui arrivait quelque chose du genre, il s’effondrerait comme ça. « Grisel’…Qu’est-ce que je dois faire ? ».
Quelque chose de vieux, de poussiéreux se réveille soudain dans son cœur, il se rappelle de son pays natal, de sa famille, et de sa sœur, tout ce qu’il a laissé derrière lui en Russie. C’est quelque chose d’usé, de maltraité qui se remet en place en grinçant. Il serre Griselda contre lui, quelque chose lui fait mal dans sa poitrine. Puis il se rappelle en train de consoler sa jeune sœur, en lui posant une main protectrice sur la tête et en souriant. Il lui avait dit quelque chose déjà, qu’est-ce que c’était ? Ah oui… « Ne t’en fait pas, petite sœur…C’est terminé…Je suis la maintenant… »Murmure-t-il, fébrile. Comment avait-il pus oublier tout ça ? Qu’avait-il oublié encore ? Quelque chose s’est remise à l’endroit en lui. Il est en train de redevenir un être humain.
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