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Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]

Amir Age : 20
Humeur : Hystérique, comme d'habitude

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message posté le Dim 12 Jan 2014 - 3:00 dans Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]
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   Présentation d’ "Amir"
   "Tout les jours sont beaux pour mourir quand on trouve une cause assez belle pour laquelle lutter…
N’ayant pas encore trouver cette cause, je survit donc jour après jour en l’attendant"



   I- 1, 2, 3, viens donc avec moi.
   


   Prénom et/ou pseudo : Amir

   Âge : 20 ans.

   Origines : Egyptien

   Arrivée : 2011

   Manie, habitude : Emmerder le monde et blasphémer les trois religions réunis en vidant trois canettes de bière dégelasses…

Marque : « Liberty » écris dans le creux de la nuque

   Groupe : à remplir après l'intervention d'Astrid.
   



   II- 4, 5, 6, je suis ta hantise.
   


Bon, déjà, Amir, c’est un peu le Mercutio de service…Comment ça, vous ne connaissez pas Roméo et Juliette? Sacrilège ! Donc bon, résumons rapidement ce que je voulais dire par là, Amir n’a ni dieu ni maitre, il met ses pieds où il veut, que ce soit sur la table ou dans la gueule de son voisin, et si sa vous plait pas, il vous emmerde. Il a la déconne facile et ris de tout, il se fout de la gueule de tout le monde, en particulier de ses grands religieux qui se permettent de donner des leçons aux autres tout en allant voir la femme du voisin, si ce n’est pas le voisin lui-même. Il se fout éperdument des conventions sociales et politiques  et ne crois pas plus au salut de l’humanité qu’il ne croit en Dieu. La seule chose à laquelle il accorde une importance presque sacrée, c’est à sa mère et à sa sœur Fatma. Bien qu’ayant une relation conflictuelle avec son père, il admire cet homme de foi si droit et si fort, mais ça, il ne l’admettra jamais.

Amir se remarque dans une foule par le fait qu’il porte constamment une capuche, et qu’à la façon d’un Anonymous, il se masque le visage. Mais ça, c’est surtout pour foutre le bordel sans se faire chopper lorsqu’il s’agit de manifester contre le despote national. Toujours avec une arme blanche dans la poche, « au cas où », Amir cache ses cheveux bruns et la peau mate de son visage sous une capuche sombre et dissimule ses yeux couleur olive derrière un masque blanc, portant la plupart du temps, de bon vieux vêtements passe-partout. Bien sur, des fois, on le remarque aussi par le fait qu’il ai une barre de fer dans la main, ou d’autre type d’armes improvisées, mais il ne sera jamais le seul, donc bon, on ne peut pas considérer que son amour de la baston soit réellement une caractéristique, mais plus une adaptation de circonstance.

   



   III- 7, 8, 9, sors vite de ton œuf.
   


La foule avance comme une masse homogène dans les rues du Caire, animé par une même colère et une même résolution, le peuple descend dans les rues, s’avance et fait face aux forces armées du tyran. C’est bête à dire mais dans cette foule immense se trouve un gars qui n’a rien à foutre ici, à priori, à vrai dire, il n’est pas là pour manifester, ou pour gueuler « Dehors Moubarak ! » comme la plupart de ses camarades. Il sait que ce genre de manifestation se termine violement, non pas qu’il souhaite fuir le combat mais il vient d’apprendre la présence d’une personne qui, encore moins que lui, n’a rien à faire ici.
Fatma, quinze ans, perdue dans la masse, le visage entouré d’un voile sombre, mêle sa voix à celle de ses frères et hurle à mort le tyran. Sauf que voila, Fatma n’a QUE quinze ans, c’est jeune, beaucoup trop jeune aux yeux de son frère, qui la cherche dans la foule en criant son nom. Elle l’entend, reconnait sa voix, se retourne et agite la main pour indiquer sa position. Il la rejoint d’un pas précipité, qu’on dirait remplis d’angoisse.
« Fatma, putain, qu’est-ce que tu fout là ? »Fait le jeune homme en saisissant sa petite sœur par l’épaule.
« Je lutte pour mon avenir, Amir, et si t’es ici, c’est que t’en fait autant ! »Répond-elle d’une voix forte pour se faire entendre parmi les rugissements sourds de la foule.
D’une main, elle indique à ses amis de partir sans elle, et leur explique brièvement qu’elle les rejoindra rapidement.
« A moins que tu sois juste ici pour foutre le bordel, comme d’habitude ! »Ajoute-elle.
« C’est pas la question, Fatma ! On n’est pas en train de jouer, là ! Il y a des gars avec des flingues en face de nous ! Tu comprends ça ? DES FLINGUES ! »
« Et alors ? » Réplique froidement l’adolescente.
« Maman m’a fait promettre de veiller sur toi, alors tu bouge ton cul de là et on rentre ! »
« Non ! »Proteste Fatma.
Mais Amir le lui laisse pas le loisir de débattre d’avantage, il la saisit fermement par le bras et l’entraine dans le sens inverse de la foule.
« On en rediscutera quand tu saura ce que c’est de se prendre une balle ! »
Les premiers coups de feu retentissent alors comme le tocsin, les premiers cris se font entendre, percent les oreilles, et engendre dans chaque esprits cette panique inexplicable qui pousse à la fuite désordonnée.
« COURS ! » Ordonne sèchement le grand frère à sa jeune sœur.
Les bousculades se multiplient, Fatma trébuche plusieurs fois mais ne manifeste plus d’oppositions. Amir se fraie aussi rapidement que possible un passage au travers de cette foule paniquée.
Les bruits de coup de feu se font pourtant dangereusement proche, Amir n’a pas le temps de réagir, la foule se fait soudain moins dense, se disperse, et ils se retrouvent alors au milieu de la rue, complètement à découvert.
« MERDE ! FATMA, COURS ! »Hurle-il.
Pris d’une soudaine montée d’adrénaline, il entraine sa sœur vers une ruelle étroite, à leurs droite, l’air qu’il respire lui brule les poumons et son cœur cogne contre sa cage thoracique, un violent instinct de survie s’est saisi de son esprit, il court à présent comme une gazelle.
Mais une salve de coup de feu retentit à nouveau, prenant en traitre les deux jeunes gens.
Il manque de crier en sentant la balle s’enfoncer dans la chair de son épaule avec un impact violent. Mais ce n’est rien encore lorsqu’il sent la main de Fatma lui échapper brusquement, et qu’un bruit sourd retentit derrière lui.
« Fatma… »
Il se retourne doucement, les yeux écarquillés, sa petite sœur est là, le visage contre terre, les yeux grands ouverts. Ses traits ont à peine eu le temps d’exprimer la douleur que déjà la mort les a figés, elle est là, pétrifiée, comme une petite martyr baignant dans la flaque de sang qui commence à se former autour de sa tête et de sa nuque percée d’une balle. Son voile s’est défait lors de la chute, laissant apparaitre quelque unes de ses bouclettes brunes.
Sa mère ne cessait de lui répéter qu’elle ferait une femme magnifique, qui ferait vaciller le cœur de bien des hommes, la preuve en est faite, même dans la laideur d’une mort aussi brutal, elle porte encore en elle la beauté d’une femme à naitre, comme un bourgeon violement arraché à sa branche.
Amir, lui, bien vivant, hurle. Il ne voit plus les soldats, ni les manifestants, il est devenu fou de rage, comme un animal, sa chère Fatma, sa sœur, sa pupille, à terre, la nuque transpercée par une balle, se noyant dans son propre sang. Il ne peut pas accepter cette réalité, une force surhumaine se déploie alors en lui, sa vision se brouille, il se jette sur le premier soldat qu’il voit, s’apercevant à peine qu’il à saisi son canif dans sa poche et qu’il le brandit à présent de sa main droite. Il entend le cri de l’homme surpris dans sa besogne et perd ensuite définitivement le cours des événements, emporté dans une rage ultime.

Il ne reprend véritablement conscience de ses actes que quelques heures plus tard, un pistolet dans une main, sans doute celui d’un soldat, et deux balles de plus, au ventre cette fois. Sa respiration est sifflante, il essaye tant bien que mal de se souvenir du déroulement des faits, il se voit, furieux, attaquer un soldat, lui ouvrir la gorge à coup de canif, prendre son arme et se précipiter sur un autre. Mais tout ça est bien flou, comme dans un rêve.
Soudain répugné par ses propres actes, il repense à sa sœur…Fatma.
Qu’est-ce qu’il va dire à sa mère ? Comment ELLE, elle pourra lui pardonner si lui, ne se le pardonne déjà pas lui-même ? Quinze ans putain, elle avait toute sa vie devant elle, avoir un petit ami, le jeter pour un autre, s’amuser avec ses amis, avoir des rêves, des utopies, construire son futur…Mais non, rien, un connard de militaire a mis fin à tout ça d’une balle dans la nuque.
Qu’est-ce qu’il va leurs dire ? Et pourra-il seulement leurs dire ? Il porte une main à son ventre…Apparemment pas, ce n’est pas plus mal comme ça…Mais il regrette aussitôt sa pensée, il imagine sa mère, pleurant en apprenant la mort de ses enfants, et son père, qu’est-ce qu’il fera son père ? Il n’en sait rien, sa vue se fait soudain moins précise…
Toute les forces qui lui avait permis de tenir jusqu’à là semblaient s’évanouir dans les airs. Le laissant seul, au milieu de la rue déserte, aussi faible qu’un nourrisson.
« Pardon… »
Une angoisse immense s’emparait de lui, son monde s’effritait d’un coup. Sa respiration se fit de plus en plus saccadée…
« Maman, papa…Fatma…Pardon… »
Un violent spasme s’empara de lui et il se mit à pleurer sans pouvoir retenir ses larmes. Lui qui ne souhaitais rien, on lui avait pris sa sœur, et on lui prenait à présent sa vie. Maintenant, il allait mourir comme un misérable et un assassin en plus. Il allait mourir seul…
« Bonjour petite couleur perdue… Astrid est là, Astrid est venue te sauver, n’aie plus peur… Astrid est seule aussi, veux-tu jouer avec Astrid ? »
Il lève doucement la tête, essuie ses yeux embué de larme et tourne le regard vers l’origine de la voix si enfantine et si triste qui s’adresse à lui.
Elle n’est pas d’ici, elle à des cheveux d’un blond plutôt blanc et brille comme une étoile, elle est assise dans sa fauteuils roulant et Dieu que ses yeux sont triste.
« A…Astrid ? »
Il se sent faible soudain, prêt à mourir. Et si c’était un délire de mourant ? Bien sur, les étoiles ne s’attardent jamais a descendre sur terre…
Il lève la main vers elle en souriant faiblement…
« Tu me rappelle Fatma, petite Astrid… »
La gamine souris, lève ses deux mains remplis de crayons de couleurs, et commence à chanter alors que le premier, de couleur rouge, tombe au sol…
« Astrid choisit une couleur, Astrid choisit une couleur !
De quelle couleur va-t-elle te peindre ? »
Astrid va choisir une couleur pour peindre Amir ? Tiens, c’est plutôt curieux, ça…Quelle couleur va-t-elle choisir ? De quelle teinte est l’âme d’Amir, peut-elle le voir ?
« Elle va te peindre en ROUGE !
Rouge passion, rouge colère…
Elle va te peindre en ORANGE !
Orange, centre de l’univers…
Elle va te peindre en JAUNE !
Tu seras heureux à jamais…
Elle va te peindre en VERT !
Vert, la chance te guidera mais…
Elle va te peindre en BLEU !
Peur dans les plaines abyssales…
Elle va te peindre en VIOLET !
Tes souvenirs te feront mal…
Elle va te peindre en INDIGO !
Ta folie tu ne pourras que craindre…
De quelle couleur va-t-elle te peindre ? »
Ainsi, bercé par les couleurs de l’arc en ciel, le jeune égyptien s’endort dans une ruelle étroite du Caire, l’une de ses nuits de printemps arabe qui n’en finit pas de compter ses morts.
Mais il y a une bonne chose avec le printemps, c’est que les bourgeons finissent toujours par fleurir, si on leur en laisse le temps…

   



   IV- 1, 2, 3, qui est derrière toi ?
   

   Pseudo : Jeannot lapin

   Comment avez-vous trouvé ce forum ?Une amie me l’a montré…

   Avez-vous des suggestions pour l’améliorer ? Ben, vu que je suis nouveau, pas vraiment...

   Avez-vous des remarques à faire ? La clé de l'énigme se trouve sous tes yeux?
   



   
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Astrid Age : 24
Humeur : Changeante.

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message posté le Dim 12 Jan 2014 - 11:33 dans Re: Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]
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« Toi qui agit avec violence, toi à qui il ne reste plus que la vengeance, Astrid va t'aider à remettre tes idées au clair. Elle va te peindre en ROUGE ! »

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Merci à Pantsu pour l'avatar ♥️
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Amir Age : 20
Humeur : Hystérique, comme d'habitude

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message posté le Lun 13 Jan 2014 - 0:54 dans Re: Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]
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« Toi qui agit avec violence, toi à qui il ne reste plus que la vengeance, Astrid va t'aider à remettre tes idées au clair. Elle va te peindre en ROUGE ! »

Y a des paroles comme ça qui reste dans ta tête et qui ne veulent pas en sortir. Alors comme ça, Amir est un rouge ? C’est un peu normal après tout, c’est la couleur de la révolte, du sang du peuple qui s’étale dans le pavé des rues.

Quand Amir ouvre les yeux, quelque chose a changé. Entre le paysage merveilleux qui s’étale devant lui, l’absence de ses blessures et le fait qu’il soit encore vivant, il ne remarque qu’une chose : quelque chose a changé, dans son esprit. Un mécanisme s’est mis en marche dans son cœur, il respire un grand coup et ferme les yeux. Il ne sait plus si son cœur est ouvert ou fermé au monde…Il ne sais plus grand-chose de ce qu’il veut et de ce qu’il va faire.

Puis la réalité reviens d’un coup, le dégrise, il sursaute et se lève d’un bon.

« Merde ! » s’exclame-t-il soudain.

Le voila au beau milieu de…La Grèce antique ? Un parc d’attraction ? Le monde de Narnia ? De…Bon, on va dire au beau milieu de nulle part, d’un nulle part avec des ruines de la Grèce antique, un ciel éclatant et riche en couleur et bien sur, personne pour lui faire un petit topo ou lui donner une brochure de bienvenue…Niet, démorde-toi, c’est plus mes oignons ! Sacré Astrid !

Ah oui, tiens, c’est vrai, Astrid ? Ou est-elle à présent ? Nulle part aux alentours, en tout cas, puis quelle importance de toute façon ? Amir se met à rire et se baisse pour attraper le pistolet volé il y a quelques heures à peine au militaire qu’il a tué, après tout, c’est son trophée de guerre. Puis ensuite, il se met à marcher dans ce nouveau monde créé sur mesure pour des personnes perdues comme lui par une personne perdue comme lui.

Au moment même, en Egypte, dans les rues bondés du Caire, une mère apprenait la mort de ses enfants, et le visage couvert de larmes, elle lança une fatwa sur le tyran qui lui avait tout pris, les jours qui suivirent furent bien sombre dans la capitale égyptienne…
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Astrid Age : 24
Humeur : Changeante.

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message posté le Lun 13 Jan 2014 - 10:01 dans Re: Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]
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Très touchante ta fiche, j'ai pris plaisir à la lire ^^

Fiche validée ROUGE !

N'hésite pas à faire une demande de RP et à faire la fiche de relations de ton personnage ! N'oublie pas de faire recenser ton avatar et ta marque de couleur ici, et si tu te sens perdu envoie-moi un mp ♥

J'espère qu'Amir va se trouver des potes faire son deuil sur TC ! Amuse-toi bien x)

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Merci à Pantsu pour l'avatar ♥️
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message posté le dans Re: Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]
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Amir et l'amour de l'anarchie [terminé]
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