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Neige - Fais un peu attention à ta tête

Neige Age : 26
Humeur : Nyuuuuh?

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message posté le Mer 11 Juil 2012 - 2:49 dans Neige - Fais un peu attention à ta tête
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Elles apparaissent alors sous la forme de très belles jeunes filles
qui passent la nuit à danser à la lumière de la Lune.

L'encyclopédie du merveilleux - Edouard Brasey


    1, 2, 3, viens avec moi


    Surnom : Neige
      {Laissée sans nom aux alentours du lac, elle fût nommée ainsi en raison de la fourrure blanche qui recouvrait son corps, semblable à la neige qui tombait parfois sur le monde d'Astrid.}


    Espèce : Selkie
      {Sous la forme de phoques, elles peuvent évoluer dans l'eau, leur élément naturel. Mais sitôt qu'elles enlèvent leur peau animale, ces créatures prennent la forme de femmes, joueuses, capricieuses, aimantes, dansantes. Malheur à celles qui perdent leur peau, ou se la font voler! Elles ne peuvent plus, alors, évoluer dans les flots glacés, et se condamnent à rester sur terre, loin des leurs et du lac qu'elles adorent, dépérissant de ne plus pouvoir nager dans ses entrailles rassurantes.}


    Zone : Le lac

    Position : Loin d'elle et le mépris et la volonté de nuire! Neige est irrémédiablement attirée par les couleurs, sa curiosité l'emportant sur les aspects inquiétants de certaines. Bien qu'une petite voix, au fond d'elle, lui intime de s'en tenir éloignée, elle ne peut s'empêcher de vouloir parler et jouer avec elles. Au risque de faire de mauvaises rencontres.




    Il s'est cassé le bout du nez
    On lui a raccommodé
    Pirouette cacahuète

    4, 5, 6, je suis ta hantise


    Le lac est calme aujourd'hui. Sur son étendue vaporeuse jouent les rayons du soleil, illuminant les minuscules vagues qui, lentement, effectuent un mouvement de va-et-vient aux couleurs rosées, dorées. Soudain, un remous plus fort que les autres, qui avance en s'amplifiant. Contre le courant, il ne peut qu'être l'objet d'une entité extérieure à cette nature aqueuse qui s'étend, inébranlable. Une petite tête chauve sourit par-dessus la surface. De fines moustaches imprégnées d'eau s'étendent de chaque côté de sa figure allongée, au museau tout noir, à la peau à la fois rugueuse et lisse. Celle-ci, qui apparaît d'abord immaculée dans le couchant, joue avec les reflets pour apparaître légèrement rosée sous les poils plus foncés qui parsèment son dos. Un duvet, qui commence à se clairsemer, recouvre cependant la peau. L'animal est encore un bébé qui commence à grandir, perdant les attributs de l'enfance. Poussant un cri aigu qui se répercute dans la chaine des montagnes et découvre ses dents aiguisées, il lève ses yeux d'un brun rosé, cerclés de noir, vers le ciel, et continue sa progression vers les berges du lac, sa queue battant l'écume qui se forme derrière lui. Doucement, sa fourrure se courbe sous l'onde, son corps ondule dans les profondeurs. La petite tête aux pupilles taquines replonge, nage, ressort sur le bord, et se hisse dans l'herbe verte qui borde l'étendue d'eau. Difficilement, le phoque se met debout, en équilibre sur sa queue, et lui qui est habitué à l'eau et aux déplacements horizontaux titube dans l'air du soir, donnant des coups de nageoires maladroits autour de lui pour conserver l'équilibre. Lentement, avec des gestes précautionneux, il porte ses nageoires jusqu'au milieu de son buste, comme s'il cherchait à détacher les boutons d'un chemisier. Alors le corps s'ouvre, une main se révèle, puis un corps tout entier. Le phoque se déshabille, laissant apparaître à sa place une toute jeune fille, qui tient sa peau entre ses bras.

    Habillée d'une jupe et d'une chemise légère, elle darde un regard innocent autour d'elle, comme à la recherche de quelque chose. Ses yeux, de la même couleur que ceux du phoque, ont une couleur chocolat au lait qui tire sur le rose, imperceptiblement. Sa chevelure, relevée en deux couettes qui fouettent ses joues au rythme de ses mouvements, possède une teinte identique à celle de ses pupilles, donnant à son apparence un aspect uniforme, et renforçant le teint pêche de sa peau juvénile. Elle esquisse un sourire qui étire ses lèvres enfantines quand elle repère un rocher, non loin de là, sous le couvert des arbres qui font tomber leur ombre protectrice contre le sol, créant une obscurité rassurante. De minuscules paillettes dorées y dessinent des rigoles dans l'air. D'un pas sautillant qu'elle semble réfréner au fur et à mesure qu'elle avance, comme si elle cherchait à adopter une démarche mature, elle atteint enfin la pierre, et dissimule derrière la peau de phoque, recouvrant celle-ci de feuilles mortes pour qu'elle soit invisible aux regards. Sa silhouette gracile se tend vers le ciel, accentuant l'absence de formes de son corps, encore marqué par sa jeunesse. Sa poitrine n'est pas encore bien développée, ses fesses seulement perceptibles grâce au tissu de la jupe. Malgré tout, elle pose les poings sur ses hanches et relève la tête pour repartir de sa démarche légère vers le bas des collines.

    ~

    Neige est encore jeune. Malgré le fait qu'elle ait l'apparence d'une jeune fille d'une quinzaine d'années, elle n'en a pas la maturité, et se comporte comme une enfant curieuse. En effet, elle n'a de cesse d'explorer ce monde qui s'expose à elle, ne pouvant s'empêcher de bouger, perpétuellement en mouvement, en découverte. Elle n'a de cesse de se balader le plus loin possible pour observer des éléments inédits, et surtout, rencontrer des gens : elle n'est jamais si heureuse que lorsqu'un nouveau venu se risque sur son territoire. Sitôt observé, sitôt abordé, elle aime parler aux autres tant qu'elle maintient une distance de sécurité. Ou même se parler toute seule, car, dans la solitude, sa voix lui donne l'illusion d'avoir avec un deuxième elle-même, ce qui est bien plus rassurant que de se dire que l'on a personne près de soi. De plus, elle est joueuse, et aime à s'inventer des jeux très personnels, dont elle ne perçoit pas toujours les limites. Toujours à la recherche d'un compagnon décidé à la suivre, elle ne se décourage nullement si elle est seule, et on peut souvent la voir gambader dans l'herbe en hurlant des paroles sans queue ni tête, toute à ses inventions.
    Neige veut découvrir. Mais ne possède pas une miette de discernement. Fonçant toujours tête baissée lorsqu'elle a un projet en tête, il est difficile de la raisonner, et encore plus de la faire renoncer. Véritable casse-cou, elle n'a aucune conscience du danger (même lorsqu'il se présente sous sa forme la plus simple, preuve que la douce enfant a encore des progrès à faire dans le domaine, sinon de l'intelligence, du moins de la prudence), et se jette dans les guêpiers tête baissée, trouvant ensuite les meilleures excuses pour expliquer les écorchures et les ecchymoses qui recouvrent ses genoux, ses jambes, ou son front. Heureusement pour elle, elle reste assez agile, ce qui lui a permis, jusqu'ici, d'éviter de se confronter à des situations trop inconfortables. Cependant, cette souplesse corporelle dont elle dispose comporte également un penchant négatif : sûre d'elle et de ses compétences, elle prend donc davantage de risques, en oubliant parfois ses limites, d'autant plus qu'elle se fiche éperdument de son apparence. Ainsi, être couverte de boue ou de saleté ne la dérange pas le moins du monde. Elle vit au jour le jour, sans penser au lendemain, et sans se prendre la tête. Éternelle optimiste, elle a tendance à penser que tout peut s'arranger et que rien n'est grave. On pourrait surtout la traiter d'inconsciente...

    Cependant, malgré ses excentricités, la selkie ne se considère pas comme capricieuse -bien que cet opinion se discute. Plutôt arrangeante, elle aime rendre service, et cela lui fait plaisir de pouvoir venir en aide aux autres, sans que cela confine à la naïveté. Elle est généreuse sans être bonne poire. Comme elle le dit elle-même, elle n'est pas non plus bête, et sait où se trouve ses intérêts : aider oui, à ses dépends non, telle est la règle de vie de Neige, qui préfère se consacrer à ses explorations et à ses découvertes qu'au service d'un quelconque individu.

    En résumé, bien que la jeune fille puisse se révéler compréhensive à ses heures perdues, elle reste obsédée par ses objectifs et ses occupations, qui se résument à traquer les nouveautés (qu'elles soient couleurs, éléments de la nature, ou événements de son monde) et à s'inventer des jeux particuliers dont elle est souvent la seule à connaître (et comprendre) les règles. Téméraire, il n'est pas rare qu'elle se retrouve dans des situations compromettantes... Qui la font hurler de rire le mauvais moment passé.

    A la fois joyeuse et essentiellement intéressée par elle-même, elle reste, avant tout, une créature à la mentalité d'enfant turbulente.




    Une lueur pâle parut dans l'horizon...
    Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

    La chèvre de Monsieur Seguin - Daudet

    7, 8, 9, sors vite de ton oeuf


    La communauté se souviendrait toujours du jour où une nouvelle petite sœur était arrivée parmi elles. La plupart se connaissaient depuis leur création, le noyau de la meute ayant été créé au cours de la même période. L'arrivée d'un bébé d'argile était un événement. Les habitants du lac s'était réunis pour ce jour spécial, en apercevant Astrid apporter cette petite boule de poil qui semblait tenir dans le creux de sa main. De loin, la créature ressemblait à un oisillon au pelage mouillé, aux plumes collées de long de son crâne. Astrid ne cessait de s'approcher dans le lointain. Les créatures tendaient le cou pour voir le nouvel arrivant, quand soudain, Astrid stoppa, déposa la chose par terre, à ses pieds, et s'en fût sans plus de cérémonie. Après un instant de silence, ceux qui le pouvaient se dirigèrent vers le cadeau qu'on leur faisait, formant un cercle autour de lui. Agréable présent ou don empoisonné? A priori, leur nouveau compagnon n'avait rien d'effrayant. Et rien d'un oiseau. C'était un petit mammifère, au pelage de la couleur rosée du matin, oscillant entre le blanc et un rose très clair, les poils mouillés collés contre sa peau, comme s'il sortait de l'eau. Il leva ce qui semblait être un museau à la truffe noir, et poussa un faible glapissement. Ses yeux étaient collés, des résidus d'argile subsistant aux coins de ses paupières. Le silence s'installa, tandis que tous continuaient à fixer le bébé de terre. Enfin, les hypothèses commencèrent à pleuvoir sur son identité : à ce stade de sa vie, il ressemblait autant à un phoque qu'à un bébé chien ou un dragon. Cela devint une telle cacophonie que quelques oiseaux s'envolèrent dans les feuillages environnants, avant que Pernelle, une magnifique et grande femelle qui habitait près d'ici, n'impose le silence par un rugissement réprobateur.

    « Qu'importe son espèce pour l'instant? Je m'occuperai de cette créature jusqu'à ce que sa nature soit perceptible. »

    Sans un mot de plus, et sans que personne ne rechigne davantage, elle saisit doucement le bébé avec sa queue écailleuse, comme si elle transportait un vase d'une fragilité extrême, et retourna vers le lac, auprès duquel elle se coucha, le nouveau-né contre son flanc. Bientôt, chacun retourna à ses occupations, et l'endroit retrouva son calme habituel. Quand Pernelle se mit à lécher le petit pour faire sa toilette, elle s'aperçut qu'il s'était endormi, une patte (une nageoire?) passé par-dessus sa tête pour se protéger de la lumière. Elle soupira, et se dit que pour l'instant, le nouvel arrivant ressemblait plus à un rat poilu qu'autre chose.

    Quelques temps plus tard (Pernelle n'aurait su dire exactement à quel moment, elle avait du mal à se rendre compte des instants qui se succédaient), la créature avait grandi, et pris l'apparence d'un bébé phoque. Aussitôt, le reste des Selkies s'étaient récriées, au milieu de cris de joie, qu'elles devaient prendre le bébé, qui semblait appartenir à leur espèce, se réjouissant d'avoir une nouvelle recrue dans leur groupe somme toute réduit. Pernelle leur avait répondu qu'elle avait commencé à s'en occuper et mènerait à bien sa tâche. Elle n'empêcherait pas l'enfant de les voir, mais souhaitait le garder auprès d'elle autant qu'il serait possible. La créature, qui ne semblait pas comprendre ce qui se passait, les regardait avec des yeux ronds, d'une couleur brune tirant sur un bois rose, alors que son pelage d'enfant, qui était si doux au toucher, restait d'un blanc immaculé, de la même couleur que la neige qui s'était abattue sur le paysage pendant la nuit. Si Pernelle n'avait pas eu des griffes au bout de chacun de ses doigts, elle aurait adoré les passer dans cette fourrure fournie. Avisant soudain que l'animal se confondait avec le sol neigeux, ne laissant dépasser que ses pupilles, elle décida de l'appeler Neige en hommage à cet état de la nature. Elle se rappela soudain que le jour où l'enfant était arrivé, il neigeait également. Elle se dit alors que nul prénom ne pourrait lui aller mieux que celui-ci, qui concordaient avec les flocons qui s'étaient abattus sur son jeune corps dès le jour de sa naissance.
    N'empêche, comme la selkie miniature n'enlevait pas sa peau et n'avait pas encore dépassé la stade du glapissement, elle ne savait toujours pas si c'était un garçon ou une fille.

    S'il passait souvent ses journées dans l'eau avec le reste de son espèce, il avait pris l'habitude dormir auprès de Pernelle, lové contre son ventre, ou appuyé contre sa joue, revenant toujours auprès d'elle comme si elle était sa mère. Pernelle le laissait faire. Une présence n'était pas une chose désagréable. Elle aimait bien ce petit bout qu'elle avait pris sous son aile.
    Un jour que, comme à son habitude, l'enfant était venu contre elle, elle entendit un bruit inhabituel. Pernelle ouvrit les yeux. Devant elle, à côté d'une peau de phoque, se tenait une petite fille aux cheveux ondulés, de la même couleur que ses pupilles. Elles se regardèrent pendant quelques secondes, puis l'enfant éclata de rire, plissant ses paupières et le haut de son nez, ses lèvres s'ouvrant sur de petites dents aiguisées. Elle frappa dans ses mains, puis repositionna son corps nu et imberbe contre celui de Pernelle, avant de s'assoupir. Cette dernière la regarda dormir. Elle grandissait au fur et à mesure. En se délivrant de sa peau de phoque, elle venait de franchir une nouvelle étape : à partir d'aujourd'hui, elle pourrait l'enlever et la remettre à sa guise, en prenant garde de ne pas se la faire voler, sous peine de ne jamais pouvoir regagner l'eau, son élément naturel -et ce bien qu'elle puisse évoluer sur la terre, comme n'importe quelle Selkie. Pernelle étira sa gueule en un sourire satisfait. Elle avait donc mis la main sur une femelle, comme elle.

    Neige nagea le plus vite possible vers la surface, en surgit comme un boulet de canon (enfin, ce qu'elle imaginait être une vitesse surnaturelle, ce qui était loin d'être le cas, bien qu'elle ait joyeusement éclaboussé ses congénères qui se chauffaient au soleil et accueillirent sa prestation de cris indignés), et s'étala dans l'herbe, s'empressant d'enlever sa peau de phoque pour la jeter sur la berge. Elle se mit à courir. Dans un sens, puis dans l'autre, lorsqu'elle se rappela les recommandations que son espèce et Pernelle lui avaient faites : ne laisse jamais ta peau sans surveillance, quelqu'un de mal-intentionné pourrait la prendre. Neige se demandait ce que quelqu'un pourrait bien faire d'une peau de phoque, mais elle obéissait gentiment. Quand elle y pensait. Il arrivait encore fréquemment que sa protectrice la reçoive les sourcils froncés et la peau à la main. Celle-ci avait d'ailleurs fini par prendre sa couleur définitive, prenant une teinte identique à celle de ses yeux, entre le brun et le rose. Un marron rosé qui, tout en possédant ses propres spécificités, restait passe-partout, ce qui était primordial pour ses missions secrètes d'observation du monde.
    Arrivée sous le couvert des arbres, Neige laissa sa peau derrière son rocher habituel et entreprit d'escalader l'arbre qui se trouvait juste au-dessus de sa cachette. Aujourd'hui, elle avait décidé de monter d'un cran de plus que la dernière fois. Elle s'éleva lestement entre les branches, attrapant les plus hautes de ses bras malingres. Enfin, elle arriva à son but, se hissa vers lui et se retrouva assise à cheval contre le bois. De là, elle pouvait observer son environnement avec facilité : elle discernait les selkies paresseuses autour du lac. Quelques poissons sautaient au-dessus de l'eau. Au loin, un oiseau (il ressemblait à un faucon, ou du moins à l'idée qu'elle se faisait d'un faucon d'après ce que Pernelle lui avait raconté, car elle n'en avait jamais vu de ses propres yeux) tournait dans le ciel, à la recherche d'une proie. Soudain, il plongea, attrapa quelque chose qu'elle ne parvint pas à discerner et s'envola loin dans le ciel, disparaissant vers l'horizon. Elle plissa les yeux. Il était dommage que la chaine de montagnes lui bouche la vue. Elle n'arrivait pas à voir ce qu'il existait au-delà de cette frontière. Elle se pencha en avant. Elle aurait tellement voulu savoir à quoi ressemblait le paysage, les gens, derrière, là-bas. Elle se pencha encore et, déséquilibrée, bascula dans le vide.
    De loin, Pernelle la regardait s'agiter entre les feuilles. Elle soupira. Neige, malgré ses efforts, devenait une vraie sauvageonne au fur et à mesure qu'elle grandissait, n'en faisant qu'à sa tête, allant partout (surtout où on lui disait de ne pas aller), revenant crottée, montant aux arbres et courant (ou nageant) en permanence. Ce qu'elle pouvait dire n'y changeait rien. Et malheureusement, l'enfant n'était pas sans maladresse. Elle poussa un second soupir en voyant une chevelure brune dégringoler le long du tronc et s'écraser par terre avec un cri de douleur.

    On lui avait déjà parlé d'Astrid, dit que c'était elle qui l'avait créé. Mais, ne l'ayant jamais vu, elle restait un concept abstrait pour elle. Et cependant, sachant que personne ne la voyait plus depuis quelques temps, elle rêvait de la rencontrer, pour pouvoir s'en vanter. Et par curiosité aussi, cette curiosité insatiable, qui la poussait lors de la plupart de ses agissements. Puis elle voyait s'élever une fumée au loin et ses pensées se détournaient de la princesse de ce monde pour se tourner vers des éléments plus concrets : qu'est-ce qui pouvait sécréter une grisaille pareille?

    Neige suivait depuis de longues minutes un papillon qui semblait la guider vers d'étranges contrées encore inconnues. Derrière, elle entendait Pernelle l'appeler pour dormir, et l'ignora. Sa protectrice secoua la tête d'un air blasé. La petite fille avait grandi, mais restait fluette. Ses cheveux avaient poussé, à tel point que, refusant de les couper, ils se balançaient dans son dos, formant de larges boucles qui rebondissaient sur ses épaules au rythme de ses pas. Elle était petite, n'avait pas les formes d'une femme, possédait une voix aiguë, et, surtout, ne manquait pas d'énergie. Pernelle déploya ses ailes pour rattraper la selkie, tandis que celle-ci accélérait le pas, toute à l'aventure qui l'attendait, cherchant à échapper à la raison maternelle qui la pourchassait alors qu'elle était à l'aube d'une nouvelle découverte.
    Pernelle saisit Neige par le fond de sa culotte et la ramena près du lac, puis la claqua entre ses pattes avant de lui lancer un regard qui forçait à la tranquillité. Sans se faire prier, l'enfant se roula en boule sur sa peau de phoque et s'endormit, une main devant sa bouche.



Mais elles doivent prendre garde à ne pas égarer leur peau de phoque,
car elles sont alors incapables de retourner dans leur élément naturel.

L'encyclopédie du merveilleux - Edouard Brasey


    1, 2, 3, qui est derrière toi ?


    Pseudo : Vanilla
    Comment avez-vous trouvé ce forum ? Par Astrid <3
    Avez-vous des suggestions pour l’améliorer ? Noooope!
    Avez-vous des remarques à faire ? [code validé ♥] (J'espère que je me suis pas plantée D8)(J'espère qu'il y a pas de problème avec la fiche aussiiii, comme je suis un boulet y a peut-être un endroit où je me suis quichonnée/sblarf)(Mais love on youuuuu <3)
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Juliette Age : 24

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message posté le Mer 11 Juil 2012 - 19:40 dans Re: Neige - Fais un peu attention à ta tête
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Oh my oh my. Neige est trooooop mignonne *w* Et puis Pernelle a grave la classe (même si j'arrive pas à savoir ce que c'est comme créature, une sirène ?) alors voilà, je te valide !

Validée Créature d'Astrid

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Neige - Fais un peu attention à ta tête
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